‹ Les musiciens célèbresChapitre 141 sur 153 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

En respirant des fleurs, on ne pense pas à la main qui les a semées, arrosées, et qui a contribué à leur développement.

D’excellents maîtres auraient dû trouver place dans ce livre. Pour ne parler que des contemporains, ce n’est que justice de citer les noms de MM. Benoist, Elwart, Barbereau, Savart. Grâce à ces professeurs dévoués, zélés et d’une profonde instruction musicale, l’École française est encore, Dieu merci, pleine de promesses.

Plusieurs compositeurs figurent à divers titres parmi ses représentants. M.Wekerlin se distingue par une production facile et l’activité infatigable qu’il déploie pour répandre le goût des études musicales ; M. Ortolan a prouvé dernièrement dans son Tobie que le genre de l’oratorio ne lui est pas moins familier que celui de l’opéra-comique : l’auteur de Roland à Ronccvaux, M. Mcrmet, ne se contentera pas des lauriers que lui a valusson épopée intéressante. Dans une sphère militante encore, et non moins digne d'éloges, citons ici M. Charles Poisot, qui réunit l'habileté consommée du virtuose à la science du compositeur

MM. Semet, Jonas, Duprato, DelTès, de Lajarte, Nibelle, Laurent de Rillé, ont déjà fait applaudir des ouvrages charmants et ne demandent que l’occasion de s'élever à des sphères plus hautes.

MM. Vaucorbeil, Saint-Saens, Damke appartiennent à une école savante et investigatrice qui aura toujours le mérite de maintenir l’art à la hauteur d’une mission sérieuse et digne.

Quand on refera notre livre, plusieurs de ces noms auront conquis la gloire. De nouveaux chefs-d’œuvre viendront s’ajouter aux pages des maîtres immortels dont nous nous sommes efforcé d’honorer la mémoire.

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