DUNI
Duni s’est toujours maintenu dans les régions tempérées de l'art, et si de son temps on a pu le mettre au-dessus de Pergolèse, il ne faut voir là qu’un de ces caprices des contemporains que la postérité ne comprend pas. La justice, pour ces artistes trop vantés de leur vivant, c'est une diminution de leur gloire. Après tout, cela s’est vu bien souvent. La moyenne des intelligences s’accommode mieux des œuvres médiocres et simplement agréables que de celles qui demandent de l’effort pour être comprises et des dispositions d’esprit préalables.
Duni né le 9 février 1709 à Matera, dans le royaume de Naples, était le dixième enfant d'un maître de chapelle. A l'âge de neuf ans, il entra au Conservatoire dei Povcri di Gesit Crisio à Naples, dont Durante était alors directeur. Après avoir terminé ses études et acquis sous cette discipline excellente l’art d’écrire, on le voit aller à Rome et y donner l’opéra de Ncrone que le public n’eut pas honte de préférer à VO/impiade de Pergolèse. Duni reçut ensuite de la cour pontificale une mission secréte pour Vienne, ce qui lui procura l’occasion de se faire connaître en Autriche. De retour dans sa patrie, il obtint la maîtrise de Saint-Nicolas de Bari et lit représenter quelques années après au théâtre San Carlo l’opéra A'Artaserse qui réussit. A cet ouvrage succédèrent Bajasette, Ciro, Ipermnestre, Demofoonte, Alessandro, Adriano, C atone, Didone, Demelrio, 10limpiade. Les pièces de Métastase offraient des situations si touchantes et exprimées dans de si beaux vers qu’à elles seules elles captivaient un peuple admirablement organisé pour la poésie. La tâche du musicien était facile. Il lui suffisait d’écrire quelques airs et un long récitatif bien prosodié pour partager le succès et la gloire du poète. Car il faut bien le reconnaître, partout alors et même en Italie, l’action du drame et les beautés poétiques avaient sur les esprits un intérêt bien autrement puissant que la musique.
Le compositeur écrivit ces productions tandis qu’il voyageait, visitant Venise, Paris et Londres. Sa santé l’ayant obligé à consul-
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ter le médecin Boërhaave, il passa d'Angleterre en Hullande et reçut les soins de l’illustre praticien ; mais à son retour en Italie, une bande de voleurs l’assaillit près de Milan et il ne put jamais se remettre de la maladie que lui causa le trouble occasionné en lui par cette agression. Duni visita ensuite Gênes et se fixa pour quelque temps à Parme, où il fut chargé d’enseigner la musique à la fille de l’infant don Philippe. Ce prince. Français d’origine, avait autour de lui beaucoup de ses compatriotes. Pour leur complaire, le compositeur italien se hasarda à composer quelques partitions pour des opéras comiques écrits en notre langue. A 'mette à la cour, la Chercheuse d'esprit et le Peintre amoureux de son modèle obtinrent un succès qui enhardit le maître à persévérer dans cette voie. Telles sont les circonstances qui déterminèrent Duni à quitter l’Italie en 1757, et à venir habiter Paris où il resta jusqu'à sa mort (11 juin 1775).
11 abdiqua vite le caractère élevé et sévère des traditions de Durante. Homme du monde, artiste peu convaincu, il adopta le goût français, frivole et mesquin qui dominait dans les sphères bourgeoises à cette époque. En transportant dans l’opéra comique français la menuemonnaie de l’école napolitaine, Duni se faisait tort à lui-même puisqu’il pouvait obtenir du succès dansun genre plus relevé; mais il rendait un grand service aux musiciens de notre pays en les invitant par sou exemple à écrire plus purement et dans un meilleur style.
Dix-huit œuvres lyriques appartiennent à cette seconde partie de la vie de Duni, durant laquelle il fut notre hôte. Après avoir composé les partitions du Docteur Sangrado , de la Veuve indécise (1758), de la Fille mal gardée (1759) et de Nina et Lindor, il donna aux Italiens le 27 décembre 1 7 60 , 17/e des Fous, parodie de 1 ' Alcifanfano de Goldoni. On y a remarqué l’ariette chantée par l’avare : « Je suis un pauvre misérable rongé de peine et de souci. »
Rien ne témoigne mieux du mauvais goût qui régnait à cette époque dans la classe moyenne que le reproche adressé par un critique d’alors à la musique du Rendez-vous, comédie mêlée d’ariettes, jouée aux Italiens en 17ti3. Ce critique trouve le coloris de Duni « peutêtre un peu trop fort. » Cela fait sourire.
Des couplets assez agréables firent la fortune des deux Chasseurs et la Laitière, pièce représentée la môme année que le Rendez-vous.
Eu 1765 parut. l’École de la jeunesse. Ausesume en avait tiré le livret d’une tragédie anglaise de Thompson. Il n'en fallait pas plus pour dépayser le musicien dont le talent devenu léger et gracieux n’était plus à son aise dans le genre sentimental.
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Nous citerons encore de cet auteur la Clochette , opéra comique en un acte (14 juillet 17GG), les Moissonneurs en trois actes (27 janvier 17G8), pièce dont le sujet est l’histoire biblique de llooz et de Ruth, et enfin les Sabots (26 octobre 1768), jolie bagatelle qui a eu l’honneur d’étre reprise h l’Opéra-Comique en ces dernières années. Dans les Moissonneurs, l’inspiration du compositeur n’est pas restée trop audessous de la belle pastorale antique, et c’est le plus grand éloge que nous puissions faire du talent de Duni, musicien distingué, mais compositeur de second ordre. C'était un homme aimable. Comme il avait beaucoup voyagé, il était volontiers conteur. Sa bonhomie naturelle le faisait appeler communément parmi les musiciens le papa Duni.
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Pergolèse (Giovanni Battista) naquit à Jesi, dans les États Romains, le 8 janvier 1710. Pendant longtemps on resta indécis au sujet du lieu et de la date de naissance de ce grand compositeur. Les uns, prenant en cela le Pirée pour un nom d’homme, voulaient que Pergoli ou Pergola dans la Marche d’Ancône fût le lieu de sa naissance et lui donnaient Jesi comme nom de famille ; d’autres prétendaient qu'il était né à Casoria, petit village du royaume de Naples. Toutes les incertitudes ont maintenant cessé grâce aux nombreuses et intelligentes recherches de M. de Villarosa qui a publié l’acte de baptême authentique de Pergolèse dans l’ouvrage intitulé, : « Lettera biografica intomo alla palria ed alla vita di Giov. Battista Pergolèse, célébré compositore di musica. » (Naples, 1831.)
Pergolèse, à peine âgé de treize ans, entra au Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo, à Naples, oit il eut pour professeur de violon Domenico Mattéis. 11 montra tout d’abord une facilité et une intelligente musicale qui lui faisaient trouver dans son propre fonds les moyens de sortir des plus grandes difficultés. Son maître lui demanda tout d’abord où il avait appris ce qu’il jouait; le jeune virtuose répondit naïvement qu'il ne savait si c’était bon ou mauvais, qu’il avait simplement suivi son instinct. Mattéis l'engagea à fixer sur le
papier ce qu’il exécutait. Le lendemain même, Pergolèse présentait h son maître une sonate dans laquelle ses idées étaient exprimées avec clarté et par le moyen de combinaisons heureuses ; Mattéis, de plus en plus enthousiasmé, porta cette composition au premier maître du Conservatoire, Gaêtano Greco, qui prit Pergolèse en amitié et voulut diriger lui-méme ses études de composition. Francesco Durante, qui remplaça Greco, mort peu de temps après, adopta également son élève et le recommanda de même, lorsqu’il eut été appelé à Vienne, à son successeur, le grand musicien Feo, élève de Scarlatti.
Pendant l’été de 1731, Pergolèse, encore élève du Conservatoire, donna son premier grand ouvrage, un drame sacré intitulé San Guglielmo d'Aquilania qui fut exécuté avec quelques intermèdes bouffes dans le cloître de Saut’ Agnese Maggiore. Cet essai fut couronné du plus brillant succès.
Le jeune compositeur obtint d’emblée le patronage de l’élite de la société napolitaine, ayant à sa tète les princes de Stigliano Colonna, d’Avcllino Caracciolo et le duc de Maddaloni Caruffa. Toutes les difficultés qui peuvent empêcher le talent de se produire se trouvaient aplanies.
On voit une fois de plus combien l’organisation de l’ancienne société était favorable au développement des facultés artistiques chez les jeunes gens qui en étaient doués. A peine un premier ouvrage avait-il été entendu dans une petite ville de l’Italie, ou même dans un de ces petits palais où s’écoulaient des existences plus protectrices qu'oppressives, plus utiles souvent par leur indépendance et leur bienveillance que par leurs richesses, que l'artiste trouvait immédiatement un appui sympathique dans chacun des auditeurs intelligents conviés à l’audition de son œuvre. On lui fournissait les moyens de se produire et d’étudier son art dans les conditions les plus favorables. L’antagonisme à outrance et l’individualisme ont remplacé la corporation et le patronage au nom de la démocratie. La maxime Tout pour le peuple et par le peuple ne saurait s’appliquer aux beaux-arts, qui, émanant d'un petit nombre, ne s’adressent qu’à un petit nombre. Ce qu’on appelle le public, quelque nombreux qu’on le suppose, n’est jamais qu'une réunion d’hommes très-limitée et dont les aptitudes et la compétence demandent encore à être passées au crible.
L’hiver suivant, Pergolèse donna deux opéras au théâtre de San Bartolomeo, la Sallustia, qui obtint un certain succès avec Grimaldi et la Facchinelli, applaudie surtout dans le fameux air : Per questo amure , et Iticimero qui ne réussit pas, non plus que Amor
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fa l'uomo ciei », intermède bouffe, qui échoua également au théâtre des Fiorentini, ce double échec détourna Pergolèse de la musique théâtrale pendant plusieurs années. Il composa alors pour son protecteur, le prince de Stigliano-Colonna, premier écuyer du roi, trente trios pour deux violons et une basse, dont vingt-quatre ont été publiés à Londres et à Amsterdam.
Sur ces entrefaites un tremblement de terre jeta la terreur dans Naples : les magistrats de la ville voulaient conjurer le danger par une cérémonie religieuse organisée dans l’église de Santa Maria délia Stella, en l’honneur de saint Emiddio, protecteur de la ville, et chargèrent Pergolèse de composer la musique. Il écrivit alors sa magnifique messe à dix voix, à deux chœurs avec deux orchestres, des psaumes et un Magnificat pour les vêpres qui excitèrent l’admiration universelle.
Pergolèse composa bientôt après une seconde messe à deux chœurs à l'audition de laquelle il invita Feo, son maître, et que celui-ci combla d’éloges. C’est celle qu’il fit exécuter plus tard pendant les quarante heures du carnaval dans l’église des RR. PP. de l’Oratoire, en y ajoutant deux autres chœurs.
Il revint alors au genre dramatique et donna à San Bartolomeo, à la fin de 1731, son fameux intermède la Serva Padrona qui fut le plus brillant de ses succès. Cet opéra fut un des premiers ouvrages italiens représentés à Paris et qui fixèrent l’attention publique sur les productions musicales de cette nation. 11 fut d’abord entendu ù Paris sans qu’on en remarquât les beautés, le mardi 4 octobre 1716.
Le Mercure de France ( octobre 1746, p. 160-162), rapporte que la Serva Padrona avait déjà été représentée sur le théâtre de l’Académie royale de musique en 1729 par des acteurs bouffons que le prince de Carignan avait fait venir exprès d'Italie. 11 est invraisemblable que le chef-d'œuvre de Pergolèse, celui qui a établi sa réputation ait été accidentellement joué en France avant de l’être dans son pays. On entendait peu 1 italien à cette époque, et le rédacteur du Mercure aura confondu la Serva Padrona de Pergolèse avec Serpilla e Rnjocco ossia il Giocutore, opéra italien en trois actes représenté effectivement à l’Académie de musique le 7 juin 1729.
Une troupe italienne appelée à Paris inaugura ses représentations sur la scène de l'Opéra le 2 août 1732 par la Serva Padrona. Ce fut le signal d’une réaction contre la musique française dont Lulli et Rameau étaient encore les représentants. Le coin du roi soutenait l’honneur national ; le coin de la reine, c’est-à-dire le parti qui se
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groupait au théâlre sous la loge de la reine, tenait pour les Italiens. L'œuvre de Pergolèse eut un succès immense, interprétée par Anna Tonelli qui chantait le rôle de la Servante. Baurans en fit une traduction en vers qui fut représentée au Théâtre- Italien sous le titre de la Servante Maîtresse en 1754 et chantée par Rochard et M”c Favart. Elle eut cent quatre-vingt-dix représentations consécutives. C’est cette traduction qui nous a été donnée récemment à l'Opéra-Comique pour les débuts remarquables de Mm' Galli-Marié.
Quoiqu'il n’y ait dans la pièce que deux acteurs chantants et un personnage muet, c’est-à-dire un vieillard dominé par sa servante et un valet travesti en matamore, l’intérêt ne faiblit pas un instant, grâce à la vérité de l’expression musicale, à l’élégance et à la vivacité du dialogue. Un simple quatuor d’instruments accompagne ce duo qui dure plus d’une heure.
Parurent ensuite et dans la même année il Maestro di musica et il Geloso schernito qui ne furent goûtés comme ils le méritaient qu’après la mort de Pergolèse ; puis en 1732, lo Fraie innamorato, opéra bouffe en dialecte napolitain, composé pour le théâtre des Fiorentini, et il Prigionier superbo, pour le théâtre de San Bartolomeo ; en 1734, Adriano in Siria, opéra sérieux, sur des paroles de Métastase, Livietta e Tracolo, intermède, et probablement la Contadina astuta, autre intermède, dont rien ne nous fixe la date.
En cette même année, Pergolèse fut nommé maître de chapelle de l’église de Notre-Dame de Lorette. L’année suivante (1733), il composa son opéra buffu d'il Flaminio qui n’obtint de succès qu'à sa reprise au Teatro nttovo en 1749; il alla à Rome écrire, pour son malheur, Y Olimpiade, en même temps que Duni, son ancien camarade du Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo, y était invité pour composer un Nerone.
Duni, admirateur sincère de Pergolèse, n’osa (c’est lui-même qui l’a confessé) écrire une seule note de son opéra avant d’avoir entendu une répétition de YOlimpiade. Il comprit de suite que les beautés de Pergolèse ne seraient point appréciées par tout le monde, il en prévint amicalement son ami en lui disant : « Il y a trop de détails audessus de la portée du v ulgaire dans votre opéra ; ces beautés passeront inaperçues, et vous ne réussirez pas. Mon opéra ne vaudra pas le vôtre ; mais plus simple, il sera plus heureux, » et, dit M. Fétis, l’événement justifia sa prévision, car Y Olimpiade, jouée au printemps de 1735, fut mal accueillie par les Romains. »
Les envieux sifflèrent Pergolèse et d’aucuns prétendent même qu’on
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lui jeta une orange sur la tête pendant qu’il était au clavecin. Quant n Duni, il fut autrementcouronné ; mais pour la postérité son plus bel éloge est dans l'hommage rendu par lui à son infortuné compétiteur.
Pergolèse fut vivement affecté de cet échec ; il retourna à la musique religieuse qui ne l’avait jamais trahi et composa à Lorette, son magnifique Salve Reginak une voix avec deux violons {viola Ji gamba) et orgue. La même année, il composait sa célèbre cantate d 'Orphée. Il travaillait déjà depuis quelque temps, même avant son voyage à Home, à son Stabal mater que la confrérie de San Luigi del I'alazzo lui avait demandé pour remplacer celui d’Alexandre Scarlalti qui se chantait depuis plusieurs années tous les vendredis de Carême et dont il avait reçu le prix d’avance, dix ducats, environ quarante francs.
Malheureusement Pergolèse se mourait : sa passion pour les femmes l’avait tué. Devenu poitrinaire, il alla résider à Pouzzoles, sur le bord de la mer. Ce fut là qu’il composa son chant du cygne. Miné par la fièvre et par la phthisie, il travaillait avec une ardeur incroyable que tâchait de tempérer son maitre et ami Feo qui était venu le visiter; mais Pergolèse ne voulait rien entendre. « Oh! cher maître, répondit-il, je n’ai pas de temps à perdre pour achever cet ouvrage qui m’a été payé dix ducats et qui ne vaut pas dix baïoques. » A une dernière visite de Feo, le Stabal était terminé et envoyé, mais l'artiste était au bout de ses forces. Il mourut le 10 mars 1736, à l’âge de vingt-six ans. Quelques jours après on l’enterra sans pompe dans l’église de Pouzzoles.
A peine eut-il fermé les yeux, que ses contemporains s'aperçurent qu’ils avaient perdu un grand artiste dont ils avaient à faire la réputation. Elle commença par la légende qui crut rendre ses derniers moments plus intéressants en faisant courir des bruits d’empoisonnement qui ne tardèrent pas à être reconnus faux. Ou représenta ses opéras sur tous les théâtres ; Rome redemanda son Olimpiade et l’applaudit avec frénésie ; le pauvre défunt était devenu l'homme du jour. Les églises ne retentirent pendant plusieurs années que de ses compositions, et en 1749, comme nous l’avons dit plus haut, treize ans après la mort du maestro, une troupe médiocre de chanteurs italiens étant venue en France y apporter avec son nom jusque-là inconnu, la Serva Padrona, et il Maestro di musica, son talent y excita la plus profonde admiration. Des traductions françaises furent faites de se ouvrages et jusque sur les théâtres de la foire, elles obtinrent un immense succès. Il en fut naturellement de même du Stabal exécuté dans les concerts spirituels et dont on fit plusieurs éditions. Enfin
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plus récemment, le marquis de Villarosa, qui a fait tant de recherches pour dissiper les incertitudes et les erreurs qui planaient sur sa \ie, se concerta avec le chevalier Domenico Corigliano, pour élever un monument à sa mémoire dans la cathédrale de Pouzzoles.
On y fit graver cette inscription :
, IOANNI BAKTI5TJE PERGOLESIO,
DOMO IESI,