‹ Les musiciens célèbresChapitre 4 sur 153 · NÉ VERS 15 «O, MORT VERS H OS · texte numérisé non relu

NÉ VERS 15 «O, MORT VERS H OS

La vie de Victoria ou, comme on dit en Italie, Vittoria, est fort peu connue. La curiosité biographique, inséparable de l'admiration, ne sait à quoi se prendre dans cette existence comprise entre deux dates qui ne sont pas môme certaines. Thomas-Louis de Victoria ou Vittoria serait né, suivant l’opinion la plus probable, vers 1340, à Avila en Espagne. Dans sa jeunesse, il alla à Home et suivit les leçons de deux de ses compatriotes, Escobedo et Morales, qui étaient attachés à la chapelle pontificale. L’élude des compositions de Palestrinri exerça aussi une heureuse influence sur son développement musical. En 1573, il fut nommé maître de chapelle du collège Germanique h Home, et deux ans après, maître de chapelle de l’église Saint-Apollinaire. A son retour dans sa patrie, il obtint le titre de chapelain du roi Philippe IL En IG03, Vittoria publia à Madrid un office des morts, à six voix ( Officium defunctorum sex voettm), composé pour les obsèques de l’Impératrice. On croit qu’il mourut en 1C08.

Ce maître ne s’est exercé que dans la musique religieuse. A l’ouvrage que nous venons de citer, il faut joindre les Ihjmni totius anni, dédiées au pape Grégoire XIII, Y Officium hebdomadœ snnctœ, les ,1 Intecta festorum totius anni, des messes à quatre, cinq et six voix, etc.

Le genre de musique dans lequel Vittoria a écrit scs motets et ses chœurs de la Passion, est bien différent de celui que Pergolèse inaugura et qui servit d’intermédiaire entre la musique scholastique et les compositions religieuses de Marcello, de Haydn, de Gossec, de Zingarelli, de Mozart et de Cherubini. Ce genre scholastique est représenté dans notre livre par quatre compositeurs : Roland de Lattre, Palestrina, Vittoria et Allegri. Quoiqu’on ait cru fortifier l’effet de la musique sacrée en la rendant dramatique, on ne saurait nier que l’impression produite par ces anciennes symphonies vocales ne soit saisissante et même plus profonde. Il semble que chaque partie a un réle, une volonté, un intérêt dans l’ensemble. Ces voix, toutes humaines, parlant et se taisant tour à tour, s’imitant l’une l’autre,

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