‹ Les musiciens célèbresChapitre 48 sur 153 · WINTER · texte numérisé non relu

WINTER

Cet hymne a été chanté, d'après le titre gravé sur l’édition originale, avant le 10 août 1792, par les patriotes qui conspiraient pour la république, pendant que le comité autrichienconspirait au château des Tuileries pour le despotisme. Le musicien n'a jamais été un farouche républicain, et n’a jamais conspiré que pour le succès de sa musique. Quelques années plus tard, il reçut de l’empereur et roi, la croix de la Légion d’honneur, lors de l’institution de cet ordre.

Compositeur facile, Dalayrac n’avait pas le génie de Grétry ; mais ses mélodies, agréables et bien tournées, avaient de quoi faire fortune dans un pays qui n’estimait alors rien tant que la chansonnette. Ce qu'on ne peut non plus refuser à Dalayrac, c’est l’entente de la scène et une grande habileté pour adapter ses inspirations musicales au cadre des livrets. Quant à son orchestration, elle est telle qu’on la pouvait attendre d’un prédécesseur de Méhul et de Cherubini. Avant ces maîtres de l’harmonie, l’instrumentation en France laissait beaucoup à désirer, et le défaut de Dalayrac n’est que celui de son temps.

Il existe deux portraits principaux du compositeur : l’un a été dessiné par M“" Césarine de C. et gravé par linotte ; l’autre a été fait par Quenedey, au moyen du physionotrace. Un s’est servi de ce dernier à cause de son exactitude.

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