‹ Les musiciens célèbresChapitre 84 sur 153 · JEAN · texte numérisé non relu

JEAN

XÊ EX 1796

Pacini (Giovanni) naquità Catane, le 17 février 1796. On le désigne néanmoins généralement sous le nom de Pacini di Roma, probablc-

LES MUSICIENS CÉLÈBRES, ment parce qu’il vint tout jeune h Home pour y commencer ses études musicales, et aussi pour le distinguer de son père, Luig. Pacin. le célèbre chanteur bouffe. De Rome il alla à Bologne étudier le chant sous Tommaso Marchesi, puis l’harmonie et le contre-point à 1 école du père Stanislas Mattéi, et de lit à Venise où le vieux maître de chapelle de Saint-Marc, Furlettano, compléta son instruc ion Selon le vœu de son père qui voulait en faire un maître de chapel e, des 1 âge de quinze ans il composa d’abord de la musique d Eglise; le médiocre succc« qu’il y obtint le détermina à y renoncer. 11 s adonna exclusivement ù la musique théâtrale. A dix-huit ans, il fit représenter à Venise un petit opéra buffa : Armetla e Lucindo , qui eut assez de succès et fui applaudi plus pour ce qu’il promettait que pour ce qu >1 valait L’année suivante (1813), ü donna à Milan A de a. Je e Commgio, a Venise la Sposa fidele, à Dise /’ Evacua zione del Tcsoro et à Florence Itosina En 1811, quatre opéras bouffes se succédèrent au théâtre lie de Milan : Il matrimonio per procura, qui ouvrit la saison du carnaval , i J/rt Mfa il disinganno, Il Carnavale di Milano où se trouvaient reproduits plusieurs passages du précédent, et Ptglta il monda corne \iene. Pendant les vingt années qui suivent, les événements de la vie de Pacini ne sont en quelque sorte qu’un catalogue d opéras repri- ^entés dans des villes diverses où ils réussirent généralement. De Milan il va h Venise écrire X'Inganna, revient à Milan donner au carnaval de 1818, au théâtre Ré son Adelaide e Comtngto qui obtient un -nmd et légitime succès, et en automne, à la Sala, Il barone di Dohheim. Suivent coup sur coup, ici et la: L Ambizione delusa,Ui Snonsi dei silfi , Il Falegnamo di Livoma, Ser Marc Antonio, La Gio-

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libella ed Enrico. Une fécondité souvent heureuse en eut fait bien ilôt un dis compositeurs les plus populaires de l’Italie. En 1822, .1 collabora avec Rossini pour l’opéra de Corradino dont il composa six morceaux Cet opéra, fabriqué h la hâte, fut mal accueilli par le public de Rome \ ce propos, M. Arthur Pougin raconte que Rossini, se promenant avec quelques amis le lendemain de la première représention vit de loin Pacini qui traversait le Corso, et 1 appela à haute voix , et que Rossini dit alors : « Vous saurez, messieurs, qu hier on n a pas «ifflô seulement Rossini, mais aussi Pacini, car mon Corradino n a e e achevé que grâce à son aide. » Le trop obligeant Pacini prit bien la chose- « Et c’est un grand honneur pour moi, rép.iqua-t-il, d avnir été le compagnon d infortune du maître des maîtres. » En 182 i. il alla pour la première fois s’essayer à Naples et fit représenter au

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