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« côté de l’orifice d’entrée un éclatement étoilé sur « D centimètres environ, avec bref noircissement de « la pointe des lambeaux, tandis que sur la face dor- « sale existe un long éclatement cutané, parallèle à « l'axe du membre, de 10 centimètres d’étendue, au « centre duquel apparaissent les tendons complè- « tement disséqués. L'expansion gazeuse a été, en « quelque sorte, canalisée par le squelette de l’avant- € bras. »
Bras ou segments larges. — C'est une mutilation . exceptionnelle. Elle intéresse un segment du membre très musclé ou une partie molle tronc. La lésion caractéristique se trouvera tout entière à l’orifice d’entrée. Ce sera une plaie béante de 10 à 12 millimètres de diamètre avec une perte de substance circulaire. Sous . l’action de l’éclatement, le tissu cellulaire sous-cutané sera -décollé en forme de cratère. Le tatouage sera constitué par le liséré noir habituel sur les bords de l’orifice d'entrée. À l’orifice de sortie, rien de particulier, simple trace du passage de la balle ou, s’il y a eu fracture comminutive, délabrements habituels par les esquilles osseuses. Toute la force d’expansion gazeuse a été arrêtée par la masse musculaire réduite | en bouillie.
b) ZLésions observées sur les téguments protégés. — La présence de vêtements : drap, linge, cuir, modifie radicalement les caractères de la blessure observée sur les téguments. Les effets d’éclatement persistent, mais le tatouage manque, retenu par les vêtements. « Dans ces conditions, écrit le méde-
LOTS cin principal Chavigny, il est indispensable d’additionner en quelque sorte les constatations faites sur les vêtements avec celle qu’on relève sur le membre atteint. » Les expériences du médecin principal Chavieny, pour reproduire les effets d’explosifs sur Îles vêtements ont été ainsi résumés par lui: « Un eoup « de fusil de guerre sur du drap de capote ou de veste « à bout touchant, produit un éclatement, qui, lors- « qu’on en fait l’expérience pour la première fois, « surprend par ses dimensions énormes : c’est un « éclatement crucial de 7 centimètres de dimensions ; « au centre, le tissu est longuement effiloché et la « portion exactement centrale a disparu sur une « étendue de 2 centimètres. La doublure sous-jacente « présente un éclatement de dimensions et de forme
« exactement équivalentes, avec cette particularité :
« toutefois, que la face externe des lambeaux est, « vers leur pointe, temtée de tatouage noir sur -« 1:centimètre de hauteur environ. »
Sur du linge, par coup de feu au contact, l'explosion
se fait sur une largeur de 8 centimètres, avec un effi-
lochage très étiré, avec un léger liséré sur la face antérieure des pointes de lambeaux. e
Le cuir de la chaussure présente: un éclatement étoilé de 9 centimètres, éclatement qui ne se produit qu’à bout touchant. L’orifice de sortie est simplement formé par le passage de la balle ; c’est un orifice de 6 millimètres à bords légèrement éversés en dehors. |
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B. Revolver modèle 1874 (poudre notre).— À bout touchant, la lésion observée est presque semblable à celle produite par le fusil : éclatement des téguments avec une zone de tatouage de 5 millimètres de largeur. Avec le revolver modèle 1892, lésions .tout à fait comparables aux précédentes.
Sur des téguments protégés, le tatouage est modifié dans les mêmes conditions que celles observées à propos du fusil modèle 1886.
C. Fusil allemand. — Les lésions observées par coup de feu à bout portant, avec le fusil allemand. sont en tous points identiques à celles que nous avons décrites pour les différents segments de membre, protégés ou non par des vêtements et produites par la cartouche française,