Voir A. Cury. Thèse, Paris
riches, en s’associant mutuellement, c’est-à-dire en créant ce qu'on a appelé des Mutualités maternelles Jacultatives et libres, ne peuvent-elles pas se protéger entre elles, et veiller par cela même sur le développement de leur enfant ? Il ne s’agirait plus alors d'œuvres de bienfaisance privée ou officielle, d’un secours alloué à la mère miséreuse, mais d’un droit acquis par la solidarité des femmes. « Je ne saurais trop insister sur le caractère mutualiste de notre œuvre, dit M. Poussineau ; elle va au-devant de la souffrance au lieu d’attendre que celle-ci frappe à sa porte ; elle attire même, et elle le fait avec un geste quiencourage l'effort, qui solidarise et qui élève. »
Ainsi la Mutualité maternelle, cette association des mères, va chercher à protéger l’accouchée, à donner à l’enfant le lait de sa mère, et à guider la femme dans l'élevage de son enfant. C’est à l'étude du fonctionnement de cette œuvre et des résultats obtenus
que ce travail est consacré.