Emile Macquart. Grande Revue, 1°* août r9o
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tile. Certains hygiénistes, il est vrai, tel que M. Ber-.
tillon, ont également peu de confiance dans l’efficacité de cette lutte contre la mortalité infantile. Ils disent qu'une réduction de la mortalité serait suivie d’un nouveau recul de la natalité. M. le Sénateur Strauss (1) a répondu victorieusement à cette objection en montrant qu'en Allemagne la natalité s'élève en même temps que la mortalité décroît.
Les causes de Ia mortalité infantile sont innombrables. En tête vient la débilité congénitale. Celle-ci est sous la dépendance de trois grandes tares pathologiques des ascendants, syphilis, alcoolisme et tuberculose ; elle résulte aussi de l'influence du travail et, de la gestation (2). « Protéger l'accouchement, c’est du même coup sauver le rejeton. » (Franck) (3).
L’accouchée manque de soins assidus pendant les premières semaines. Quelques-unes se lèvent dès les premières heures; la plupart des accouchées quittent l'hôpital ou la sage-femme du neuvième au douzième jour. Dans certaines villes, rapporte Franck (4), Dijon, Rouen, Reims, le nombre des sorties avant le
huitième jour jusqu’à ces dernières années était con-
1. Strauss. « Assistance et assurance maternelles ». Revue scientifique, février 1904. |
2. Voir sur ce sujet, la thèse récente de Bar he Perruc. Paris, juillet 1905.