‹ Les Mutualités MaternellesChapitre 8 sur 62 · Franck, Keiffer, Maingie. Loco citato · texte numérisé non relu

Franck, Keiffer, Maingie. Loco citato

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sidérable. À Lyon, dans les services d'accouchement où l’on reçoit les femmes mariées de la ville, plus de la moitié des accouchées sortent après le douzième jour, tandis qu’à l’hôpital de la Charité où sont exclusivement admises les filles-mères, les sorties prématurées sont la règle. Il faut donc que la femme nouvellement accouchée soit conseillée et assistée : « L'accouchée même normale est une blessée, une convalescente ; ellea souvent besoin d’un traitement, toujours de soins attentifs et d’un appui matériel et moral. » (Napias) (1). | Pour pouvoir travailler, les femmes de la classe ouvrière doivent placer leur enfant en nourrice, c’est-à-dire le confier à une voisine indifférente ou l'envoyer à la campagne. Là, beaucoup d'enfants meurent parce qu'ils sont mal alimentés. Les maladies des voies digestives, les gastro-entérites sont en effet celles qui emportent le plus souvent tous ces petits êtres. Ainsi, du fait que la mère, de par sa situation, ne peut s'occuper elle-même du nouveau-né, et qu’elle ne peut lui donner le lait auquel son enfant a droit, voici la plupart de ces enfants qui vont succomber dans des proportions inquiétantes. C’est là le facteur primordial qui doit attirer l'attention de ceux qui luttent contre la mortalité infantile et c’est contre lui surtout que sont dirigées ces admirables

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