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Symptomatologie.
Nous commencerons l'étude de ce chapitre par l'exposé des troubles divers dont souftre le malade atteint d’otomycose et pour lesquels il vient le plus souvent consulter. | à
Puis nous aborderons l’analyse des signes physiques constatés au niveau du conduit auditif, pour terminer par un rapide examen des réactions géné-
rales que l’on constate parfois chez les parasités, *
Signes fonctionnels.
L’aflection débute d'ordinaire par un léger prurit et une simple sensation de plénitude dans l'oreille.
Les malades déclarent avoir besoin de gratter cons-
tamment une oreille « qui les chatouille ».
Cette bénignité subjective initiale subsiste tant que le parasite demeure dans la couche superficielle de l’épiderme. Mais il n’en est plus de même lorsque le champignon a pénétré plus avant et est arrivé à la couche de Malpighi. Au prurit très supportable du
sv: AP
début succèdent des démangeaisons vives et continues. Elles revêtent parfois un caractère intolérable et sont dans ce cas accompagnées de douleurs lancinantes, sourdes, profondes, qui cèdent à peine aux analgésiques habituels, empêchant tout sommeil. On voit alors les victimes de cette forme sévère arriver en geignant, à la consultation, la tête enveloppée d’ouate et penchée du côté malade. L'examen est rendu difficile par la défense et la crainte du patient dont les douleurs s’irradientau cou et à l'hémicrâne correspondant à l'oreille atteinte.
Fort heureusement une telle acuité ne se rencontre pas de facon habituelle.
Les masses épidermiques et mycéliennes accumulées dans le conduit en plus ou moins grande quantité déterminent en second lieu, une diminution constante de l’acuité auditive. Il est évident que cette hypoacousie est variable suivant le degré d’obstruction du canal.
A l’examen de l'audition, la voix haute peut n'être entendue qu'à quelques centimètres du pavillon, et à plus forte raison, la voix chuchotée.
Le tic-tac de la montre permet dans les cas ordinaires de préciser le degré de surdité de l'oreille malade.
Coexistant avec ce phénomène des bourdonnements, des bruissements agacent les malades qui comparent les bruits perçus à une chute d’eau, à un souffle doux, à la chanson d’un moteur lointain.
L’autophonie a été également observée.
La compression qu’exerce le bouchon parasitaire et épithélial sur le tympan explique l'apparition fréquente de symptômes névralgiques.
On a noté parfois de l’aphonie, de la tendance au vertige, de la toux. Ici interviennent des actions réflexes variables.
Dans un certain nombre de cas, l’otite parasitaire ne se révèle par aucun signe subjectif et c’est l’examen fortuit de l'oreille qui permet de reconnaître la maladie aux troubles objectifs que nous allons
maintenant passer en revue.
Signes physiques.
Aussitôt le speculum introduit, on remarque que le conduit auditif est tapissé de lamelles épidermiques de coloration très variable et dont le nombre varie de quelques squames à une quantité telle qu’elles obstruent la lumière totale du canal.
Ces lamelles sont le plus souvent disposées suivant une couche unique, mais parfois elles sont formées de lits successifs de mycélium, formant une série de membranes emboîtées les unes dans les autres, qui rétrécissent concentriquement le conduit et égarent fréquemment le diagnostic, comme nous le verrons bientôt.
Les pseudo-membranes épidermiques offrent un aspect velouté « comme du gazon » ou une fleur d’edelweiss. Geci est dû à la saillie des rameaux