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ANT NE

Cette extraction banale a suffi, paraît il, à amener dans quelques cas la guérison ; mais comme elle laissait dans l'oreille un nombre considérable de spores intactes, la repullulation ne tardait pas à se produire. C'est à ce procédé que Mayer et Pacini avaient recours, en y joignant l’instillation de liquides variables, comme l’eau-de-vie ou des solutions salines.

Plus tard, Wreden, Hassentein, Politzer essayèrent sans trop de succès des médicaments très divers, comme l’acide phénique et la naphtaline.

Au fur et à mesure que l'affection était mieux connue, d'innombrables liquides ou poudres étaient essayés.

Rappelons les principaux que l’on a utilisé et que l’on utilise à l'heure actuelle en adoptant la classification de Lermoyez, Hautant et Boulay, qui distinguent : insufflations, badigeonnages et instillations.

Insuñfflation.

Troeltsch, le premier, utilisa les insufllations d’alun et de magnésie calcinée. D’autres essayèrent par le même procédé l'acide borique.

Ce genre de thérapeuti que est aujourd’hui à peu

près complètement abandonné.

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Badigeonnages.

Loewenberg, Siebmann ont préconisé les badigeonnages quotidiens à la teinture d'iode dédoublée, après ablation à la pince des masses épider miques.

La plupart des auteurs ont employé le nitrate d'argent à des dilutions variées : ce médicament jouit encore d’une grande vogue, à juste titre d’ailleurs. Et dans le cas rapporté par notre maître le Dr Ramadier, le nitrate d’argent au 1/10 à fait merveille, puisqu’en une seule séance l’évolution et la multiplication du sterigmatocystis nigra fut jugulée. |

Miot et Baratoux, dans leurs cas rebelles, avaient déjà employé ce remède avec succès, et à la même concentration.

Instillations.

C'est évidemment le procédé le plus utilisé par tous lés auristes.

C'est le plus ancien aussi.

Glanons parmi les mille et un liquides signalés :

la liqueur de van Swieten {Lannois) :

le bicarbonate de soude à 4 %, (Bar) :

la liqueur de Labarraque (Bar) ;

le tannin en solution alcoolique à 1/50 (Weber) ; l'extrait de saturne ;

De

l'huile de cade (Thévenard) ;

la glycérine phéniquée (Escat) ;

le permanganate de potassium à 1% ou % est particulièrement vanté par le professeur Escat, de Toulouse, qui lui doit ses plus

beaux succès(quenousrapportons plusloin).

Son élève Maurin considère cet antiseptique comme le remède idéal des otomycoses et tente d'expliquer le processus de guérison : « Les para- « sites végétaux de l'oreille, tous formés de matières « organiques, c'est-à-dire composés de carbone, « d'azote, d'oxygène et d'hydrogène subissent faci- « lement l’action oxydante du permanganate qui va « ainsi, en modifiant et en décomposant leur état « moléculaire, les détruire. »

Cependant, en remarquant qu’on trouve déjà ici une ébauche d’explication physico-chimique, les quelques échecs rapportés ne permettent pas de voir en cetantiseptique le parfait remède de l’aspergillose.

Dans un cas de Liébault, dont nous consignons

l'observation, la guérison fut obteñue par instilla-

tions biquotidiennes d’iode métalloïque associé à l’iodure de potassium,

Bar signalait, il y a peu de temps, les effets bienfaisants de l’hypochlorite de chaux, qui a, dit-il, « un véritable eflet de. dissolution sur les conidies : celles-ci, munies d'une coque extrêmement coriace, résistent à peu près à tout, mais l’hypochlorite de

J.-P. Maillard i

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