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chaux les dissocie. La difficulté est de faire accepter longuement ce médicament, qui altèreen même temps et peut ulcérer les tissus ambiants ». Ce dernier inconvénient suflit à expliquer l'abandon actuel du liquide.
Enfin l'alcool a eu et tient encore la première place du classement. Employé à l’état absolu, comme le faisait Lermoyez, ou en solution salicylée à 2 % (Hautant, Laurens, Collet), on lui est rede-
vable de brillantes guérisons — d’insuccès aussi, hélas ! — qui nous empêchent de lui conférer l'in faillibilité !
On voit ainsi combien sont nombreux les difiérents modes de traitement.
La radiothérapie, qui donne de si beaux résultats dans certaines mycoses, n’a pas été employée jusqu'ici dans l’aspergillose otitique.
Comment expliquer leur efficacité si inconstante dans des cas en apparence identiques ? Ici les notions de spécificité du champignon en cause, de terrain, de défense individuelle, de constance des soins, doivent intervenir.
Koenig a essayé d'engager cette discussion dans une voie nouvelle, qui paraît féconde, et au bout de laquelle pourrait bien se trouver, enfin, l'unique solution.
Pour lui, les substances chimiques employées servent le plus souvent de truchement aux moyens physiques. En effet, la réussite de tant de produits divers montre que les mycoses offrent une très
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faible résistance à des substances incompatibles avec leur existence ou leur reproduction. On a signalé l’action décisive du nitrate d’argent à la dilution de 1/1.600.000 ! Or il est impossible d’admettre que l’action de ce caustique, à cette concentration, puisse être antiseptique, dans le sens où nous l'entendons généralement, c’est-à-dire destructeur chimique ou toxique. Bien mieux l’aspergillus ne se développe plus et ne se reproduit plus dans le liquide de Raulin, milieu qui lui est cependant extrêmement favorable, si ce liquide est contenu dans un vase d’argent. La stérilisation doit donc s’expliquer par des troubles de l’état colloïdal et dela perméabilité de la cellule vivante.
D’Arsonval et Henri ont constaté l'effet antiseptique de l'électricité et des rayons ultra-violets. D’après Abrams, les organes atteints de maladies émettent des vibrations qui leur sont propres et relèvent de leur constitution cellulaire ou microbienne : pour les combattre, il faut se servir de moyens électriques ou de drogues qui émettent la même vibration. Les expériences récentes de d’Arsonval sur l’action des ondes ultra-courtes sur les phénomènes vitaux, et celles de Kopaczenski sur l’extraordinaire activité physique de l’ion Fe, démontrent que, comme presque tout le champignon est à l’état colloïdal, la présence en quantité infime de certains électrolytes (sels, acides ou bases) produisent de petites modifications dans l’état colloidal, si instable.