‹ Les Mycoses Du Conduit Auditif ExterneChapitre 19 sur 23 · SO O · texte numérisé non relu

SO O

La tension superficielle du liquide, la pression osmotique, la tension de vapeur, la pH exercent également un rôle.

Regardons l’alcool : ne peut-on admettre qu'il agit par déshydratation des canalicules du bloc colloïdal instable que constitue la coque de la conidie parasitaire ? Et c’est cette déshydratation qui produirait le trouble du métabolisme aqueux de la cellule et la floculation micellaire. De même la teinture d'iode dont à l’effet déshydratant s’ajouterait l’action atomique de l'iode.

On voit quels larges problèmes posent ces données, ét quels horizons ouvrent leur séduisante logique.

Actuellement nous devons encore nous en tenir, en face d’une otomycose, aux remèdes depuis longtemps proposés, et les utiliser sans autre discernement que notre mémorial et notre empirisme,

Voici comment on peut conseiller l'application du traitement, dès que, bien entendu, la réponse du laboratoire a fourni la preuve de la parasitose,

Par un lavage soigneux et patient, à l’aide d’une solution d'eau tiède, on enlève les amas de mycélium.

Le plus souvent les lamelles sont adhérentes et on doit les détacher au porte-coton, surtout lorsqu'on constate la présence de plusieurs couches imbriquées. Puis l’oreille est séchée. Ces manipulations doivent être douces, réalisées avec patience,

pour ne pas faire saigner le conduit et le tympan,

et ne pas augmenter la douleur ressentie par le malade, déjà si vive dans certains cas.

Mais le nettoyage est insuffisant à lui seul, cela se conçoit aisément, car les spores restées dans la couche de Malpighi donnent, au bout de 6 à 8 jours, des lamelles néoformées.

Il faut détruire le parasite. C’est ici qu’en premier lieu on doit essayer les badigeonnages au nitrate d'argent au 1/10, répétés quotidiennement et sans défaillance.

L’insuccès, en effet, est dû souvent à l'inconstance du traitement et à son arrêt intempestif.

On doit toujours se rappeler le caractère rebelle de l'otomycose, la résistance des spores du parasite qui peuvent, après une période de pseudo-guérison, provoquer une réinfection brutale.

Le malade devra, dans certains cas où la sécrétion est importante, pratiquer lui-même, dans de rigoureuses conditions d’asepsie, de grands lavages à la seringue ou au bock.

Si au bout de quelques jours, laffection ne semble pas évoluer vers la guérison, on doit sans hésiter avoir recours aux instillations d’alcool salicylé à 2 #0 répétées deux fois par jour. Il n’est pas rare de voir une inflammation plus ou moins vive succéder à ces applications ; dans ce cas, il faut diminuer le titre de l’alcool, ou même faire précédér l’instillation d'une application de cocaïne ou de liquide de Bonain.

Nous n'avons pas vu signaler d’otomycose qui

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et longtemps employés. Fi

S'il existe une affection associée, il faut éd je ment la traiter en parallèle :otite moyenne chronique, furonculose du conduit, ou otite eczémateuse. | On sait l'influence néfaste de ces deux dermites sur l’évolution du mycosis. |

Enfin le malade s’astreindra à de rigoureux soins : de propreté ; n ‘introduire aucun instrument suspect dans son oreille et ne pas se gratter. À ce prix seulement, il obtiendrala guérison définitive, quand le traitement opiniâtre continué bien après la disparition des symptômes aura eu raison de l’infection parasitaire et aura prévenu les récidives.

Etre plus tenace que le mal, es est le secret de

la réussite.

Observations.

Nous avons vu, à l’étude du diagnostic différen— tiel des otomycoses quelles formes cliniques pouvait revêtir l'affection. Pour chacune de ces formes, nous avons classé, parmi les observations d'auteurs différents, celles qui nous semblaient les plus typiques. On remarquera, à leur lecture, l'extrême variabilité des traitements employés, avec ‘succès,

comme nous le constations au chapitre précédent.

Otomycoses se présentant sous la forme :

1° Pseudo-membraneuse.

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