‹ Les Myéloses Agranulocytaires par le StovarsolChapitre 17 sur 28 · ST · texte numérisé non relu

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le Pian, le Typhus récurrent, les associations fuso-spirillaires, le Paludisme. On l’a même prescrit comme tonique général. Le Stovarsol sodique se donne dans la Paralysie générale.

Comme contre-indications : les affections graves du foie, les troubles de la perméabilité rénale et surtout les maladies du nerf optique et de la rétine, la névrite optique comptant comme un des accidents les plus à cräindre.

Mais, dans l’ensemble, on s'accorde pour attribuer au Stovarsol une toxicité réduite, très inférieure en tout cas à celle des arsenicaux trivalents. e

Les doses habituellement prescrites sont de l’ordre de 25 à 50 centigrammes par jour, à raison de À à 2 comprimés de 0 gr. 25, pendant 4 Jours, suivis de 3 à 4 jours de repos. Ce traitement est poursuivi plusieurs semaines mais sans dépasser en général une dose totale de 10 grammes.

Si on en juge par les observations citées, les accidents agranulocytaires apparurent pour des doses variables, allant de 2 à 3 grammes jusqu’à 15 grammes, mais, le plus souvent, de l’ordre de 4 à 5 grammes. Ces doses, qui semblent minimes, sont donc trop fortes et il y aurait intérêt à s’en tenir à des doses bien inférieures qui, d’ailleurs, semblent avoir le même effet thérapeutique.

Cependant un fait est troublant et appelle quelques éclaircissements :

— le traitement par le Stovarsol buccal comporte des doses totales de 5 à 10 grammes,

— avec le Stovarsol sodique le malade reçoit des injections de Î gramme, soit 21 grammes par série... et pourtant, d’après les observations publiées, l’agranulocytose au

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cours du traitement par le Stovarsol sodique ne représente qu'une proportion de 7,5 % de l’ensemble des cas dus au Stovarsol. Peut-être moins répandu que le Stovarsol buccal, le traitement par le Stovarsol sodique n’en a pas moins été utilisé dans plusieurs milliers de cas de Paralysie générale et, comme, d’autre part, il utilise des doses beaucoup plus importantes, cette proportion reste inexplicable si on s’en tient au seul argument de toxicité.

D'autre part, le fait que ces accidents surviennent souvent au cours d’une deuxième ou troisième série de Stovarsol buecal ne peut jouer pour expliquer cette moindre toxicité du Stovarsol sodique, puisqu’une des caractéristique mêmes de la thérapeutique de la Paralysie générale est de comporter plusieurs séries à raison de 3 par an environ.

Il est possible qu’il faille en chercher l'explication dans la voie d'absorption du médicament :

— la voie parentérale favorisant sa dispersion rapide dans toute l’économie ;

— la voie digestive concentrant la totalité du produit dans le système porte et de là dans le foie, où 1l est possible qu’un trouble du métabolisme intervienne (dédoublement, réduction enlevant 2 valences, défaut de sulfo-conjugaison) et libère un composé plus toxique.

Il s’agit là de suppositions que seule une investigation chimique approfondie pourrait démontrer.

Peut-être aussi la qualité du malade peut-elle apporter un élément et cela conduit à compléter l'enquête étiologique par l’étude du terrain.

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