‹ Les Myomes Diffus de l'UtérusChapitre 13 sur 40 · F0 DE · texte numérisé non relu

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A noter également l'hyperplasie des fibres musculaires des arlères el des arlérioles. Autour des pelits vaisseaux, on rencontre de petites cellules pas encore musculaires, des fibres cellules et des cellules fusiformes un peu en dehors, et enfin, de vraies cellules musculaires à la périphérie de ces petits nodules mydmateux. Les fibres jeunes naissant autour du vaisseau, repoussent à la périphérie les plus anciennes.

D'après Doléris (1), il est difficile de distinguer à l’examen microscopique le tissu musculaire lisse, de l'utérus hypertrophié, des tissus conjonctifs jeunes qui lenvironnent et s'entremêlent avec lui. Le diagnostic n’est précis que lorsque le tissu conjonctif a formé des faisceaux de fibrilles, mais la différenciation n'est pas possible sur les éléments fibroplastiques à noyaux allongés qui caractérisent le tissu conjonctif jeune. Or, la technique histologique actuelle, avec les procédés au picro-

. bleu de Dubreuilh, au picro-ponceau de Curtis, permet de ne pas hésiter sur l'interprétation des éléments Jeunes conjonchfs ou musculaires. Dans plusieurs de nos observations nous avons employé la dernière de ces méthodes et les résultats obtenus ont été en faveur de la néoformation musculaire.

Le lissu conjonclhif, au contraire de ce qu'ont avancé les auteurs qui se sont occupés des pseudométrites, nous a paru dans tous les cas que nous avons examinés, être normal au point de vue de son abondance et de ses éléments constituants. On le “retrouve disposé sous forme de fibres conjonctives min-

(1) DoLéris. — La Gynécologie, 1901, p. 100,

Lao ces, allongées, séparant les uns des autres les fascicules musculaires. Au niveau du myôme et surtout près de la muqueuse, à l'endroit où nous avons vu les néoformations musculaires être plus abondantes (myôme sous muqueux), les éléments conjonctifs sont également plus développés : ce sont surtout des cellules étoilées ou fusiformes qui s’interposent entre les faisceaux du myôme et qui sont comprises dans une substance ankyste fondamentale. Leur nombre, comparativement aux éléments du myôme, paraît minime. Cependant, on peut les considérer, comme formant à chaque fascicule une sorte de gaine conjonctive qui lui sert de charpente et favorise les échanges à son niveau.

Au cours de notre description, nous avons déjà parlé des altérations vasculaires siégeant au niveau des artères et des artérioles. Nous avons décrit déjà l'hyperplasie musculaire de la tunique de ces vaisseaux. SCHOI.Mo- GOROFF (1) ayant examiné {rois utérus alteints de pseudo-métrite hémorragique a trouvé des lésions des tuniques artérielles consistant surtout en hypertrophie et épaississement de la tunique moyenne et de l’adventice. Il s’agit Ià, d'après lui, d'une artériosclérose primitive et non d'un processus inflamamtoire. Notre description diffère de la sienne par le rôle important que nous attribuons à l’hyperplasie musculaire des vaisseaux et non pas à leur sclérose.

L'examen microscopique permet de se rendre compte des altérations considérables dont est le siège la muqueuse de l'utérus. La couche glandulaire est considé-

(D Scuozmoconorr.— Monts. für Geburts und Gyn., Mars 1900.

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