Plotin, I
154 DEGRÉS d'initiations
puis trois degrés essentiels pour les dignitaires capables d'initier, de diriger et de commander :
initiation holoclère ou de la couronne;
initiation sacerdotale;
initiation hiérophantique ou royale;
-et enfin tout au sommet :
initiation suprême qui identifie à l'Un.
Théon de Smyrne ^, comparant la philosophie, et notamment la philosophie de Platon, aux Mystères, trouve cinq parties dans la philosophie et cinq parties dans les Mystères:
« La philosophie est, pourrait-on dire, une initiation à la vériîtable iélété ^ et une transmission des véritables Mystères. Il y a >cinq parties dans l'initiation. La première est la purification : en efïet, tous les hommes ne peuvent pas indistinctement participer aux Mystères, mais il en est à qui l'on ordonne de s'en écarter, comme ceux qui n'ont pas les mains pures, qui n'ont pas une parole compréhensible; pour ceux même qu'on n'écarte pas, ils doivent obtenir auparavant une purification. Après la purification, vient la transmission de la Iélété. En troisième lieu, est ce qu'on appelle Vépoptie ^. En quatrième lieu, vient ce qui est la perfection de l'époptie, Vanadèse * et la prise de couronne, de sorte que l'on puisse transmettre à d'autres les télétés que l'on a reçues, quand on a obtenu la dadouquie ^ ou la hiérophanîie ® ou quelque autre prêtrise. La cinquième est la félicité survenant à la suite 4e tout cela par l'amitié des dieux et la vie avec les dieux. »
Ainsi Théon de Smyrne distingue :
1® purification;
2^ réception de la tel été, ou myésis''; 3° époptie;
40 couronnement, prêtrise, dadouquie, hiérophantie; 50 félicité suprême.
S'il avait distingué les degrés divers qu'il a englobés dans la quatrième partie : première accession aux dignités supé-
1. Mathém., Prooem., p. 20-23, édition J. Dupuis, p. 14-15, édition Hiller.
2. Le mot grec îélélé signifie proprement « Achèvement », « Perfection ».