Voir I. Lévy, La légende de Pythagore, p
qualité chez les hommes, personne n'en saurait douter» (Jamblique, Vie de Pythagore, 8)»
C'est d'une façon analogue qu'on explique le caractère (( divin et apolloniaque » de Platon : il s'appelait lui-même compagnon de servitude du cygne... il fut engendré le sept du mois Thargélion, jour où les Délieiis célèbrent la fête d'Apollon; il eut une vie pure comme Apollon dont le nom signifie « celui qui est à part de la multiplicité ^ ».
Ceci n'empêche pas du reste, la nécessité de l'éducation :
« Par les lettres, il perfectionnait la partie raisonnable de son âme, par la musique il apprivoisait la partie Ihumique, de même que, par la gymnastique, il fortifiait la partie épilhumélique » [Ibidem, p. 6).
Or l'idée d'une naissance divine et d'une éducation divine apparaît dans les mythes d'Eleusis.
Il est question, dans V Hymne homérique à Démêler^ d'un jeune enfant, fils du roi et de la reine d'Eleusis : la déesse Déméter s'occupe de l'élever; elle le nourrit d'ambroisie, elle lui souffle dans la poitrine son souffle divin; elle le plonge dans le feu pour ôter de lui tout ce qui est mortel, et cependant n'achève pas entièrement sa tâche ^. A Sicyone, d'après le récit de Pausanias 3, Déméter a élevé Orthopolis, fils de Plemnaios.
Une forme plus secrète du mythe raconte comment un fils est né de Déméter et du roi *.
A Eleusis on honore un enfant appelé « initié de par Hestia » ou « initié d'Hestia » (ijluyjôsiç à(p' ^Eatiaç).
A certains enfants, initiés de par Hestia, les familles, aidées parfois du Conseil des Cinq Cents ou de l'Aréopage, ont élevé des statues, dont l'archéologie moderne a retrouvé les bases ^. ^
1. Vie anonyme de Platon, dans l'édition Didot de Platon, p. 5-6.
2. Même mythe chez ApoUodore, I, 5, 1; forme analogue chez Hygin, Fables, 147; Servius, Sur les Géorgiques, I, 163.