Callimaque, édition Cahen, p
3. « Callimaque : il apprenait les lettres à Eleusis, bourgade d'Alexandrie » (Suidas).
4. W. Schubart et E. Kuhn, Papyri und Osiraka der Ptolemâerzeit, p. 9, » dans les Mgyplischen Urkunden, 6. Voir là-dessus, par exemple, Gernet et Boulanger, Le génie grec dans la Religion, p. 413; R. Reitzenstein, Die hellenislischen Mgsierienreligionen..., 3« éd., 1927, p. 103.
5. Foucart, Mémoires de V Académie des Jnscr. et Belles-Lettres, 37, p. 46. J. Garcopino, La Basilique pythagoricienne..., p. 67.
nommée Calcitana, ou, comme d'autres le disent, Calliphéna, de crainte que la déesse n'eût pas une représentante (aniistes) instruite des rites anciens. Comme ils avaient dans leur ville un très beau temple de cette déesse, avertis par les livres sibyllins pendant le tumulte des Gracches qu'ils devaient apaiser la plus ancienne Gérés, ils envoyèrent à Enna, parce qu'ils croyaient que ses cérémonies (sacra) étaient venues de là, des décemviis pour se la rendre propice. De même, à l'égard de la Mère des Dieux, il arriva souvent que nos imperatores, après avoir remporté leurs victoires, allèrent à Pessinonte pour accomplir les vœux qu'ils lui avaient faits » (Valère Maxime, I, 1, 1).
(( Et que personne n'initie, si ce n'est, comme on le fait pour Gérés, avec des cérémonies grecques » (texte de loi ancienne cité par Gicéron, des Lois, II, 24).
« Les mystères (sacra) de Gérés et ses cérémonies, nos ancêtres voulurent qu'ils JÈussent toujours accomplis avec le plus grand scrupule religieux (summa religione); comme ils avaient été empruntés à la Grèce, ils furent toujours cultivés (curaia) par des prêtresses grecques et tout y fut nommé de noms grecs » (Gicéron Pour Balbus, 55).
« Même il (Claude) s'efforça de transporter d'Attique à Rome les mystères éleusiniens. Sacra Eleusinia eiiam iransferre ex Aitica Bomam conaius est » (Suétx)ne, Claude , 25).
Voir encore Festus, p. 154; Arnobe, V, 16; TertuUien, De monog., 17; De paU.,4] Servius, Sur les Géorg., 1, 344; Ephem. epigr., IV, 866; C. I. L., 6, 1779.
Quand les auteurs nous représentent Triptolème parcourant la Grèce ^, allant en Sicile, en Italie et même en Ligurie ^, en Scythie ^, ils veulent signifier les endroits où se répandit venant d'Eleusis, non seulement la culture du blé, mais la religion mystérieuse.
Ainsi les Mystères d'Eleusis, c'est-à-dire les Mystères célébrés par les Athéniens, l'ont-ils emporté sur tous les autres Mystères de la Grèce :
« Illustre Athènes, appui de l'Hellade », dit Pindare *.
Les vallées de Déméter TÉleusinienne sont « communes à tous », dit un chœur de Sophocle ^