‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 221 sur 290 · Enchaînement dans la caverne · texte numérisé non relu

Enchaînement dans la caverne

Les initiés sont amenés dans une caverne — ou ce qui simule une caverne — ; ils sont enchaînés; il faut que l'un d'entre eux se lève et aille vers la lumière.

Platon, au VII^ livre de la République, développe la fameuse allégorie de la caverne :

Au fond d'un autre souterrain, ouvert dans sa profondeur à la clarté du jour, des hommes sont retenus, depuis l'enfance, par des chaînes qui leur étreignent les jambes et le cou; ils ne peuvent se mouvoir, ni tourner la tête; derrière eux et au loin brille un feu, auquel conduit un chemin escarpé. Ainsi ils ne peuvent voir que des ombres. L'un des captifs se lève, tourne la tête, avance. On l'arrache de la caverne, on le traîne par le sentier dur et escarpé jusqu'à la lumière...

Or cet antre représente le monde visible; les liens signifient le corps, le captif libéré représente l'âme qui s'élève jusqu'à la sphère intelligible.

Il ne sera pas permis au philosophe de rester là-haut; il lui faudra redescendre chez les prisonniers et prendre part à leurs travaux ^; les philosophes devront prendre en mains la conduite et la garde des autres 2.

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