‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 90 sur 290 · Timée, 41 d · texte numérisé non relu

Timée, 41 d

l'ame humaine 105

Des témoignages rapportent formellement la théorie à Orphée :

a Le père des hommes et des dieux nous a constitués Pensée dans l'Ame, Ame dans le corps inactif » (Vers orphiques cités par Proclus dans son Commentaire sur le Timée, p. 124 6).

« Il dit que l'âme entre, venant du tout, apportée par les vents, ceux-ci soufflant » {logos orphique cité par Aristote, De Vâme, 1, 5) .

C'est la théorie de Platon dans le Phédon :

« Si l'âme existe auparavant, et s'il est nécessaire que cette âme allant vers la vie et entrant dans le devenir n'ait pas d'autre point de départ que la mort et l'état de mort, il est de la même façon tout aussi nécessaire que l'âme soit après la mort... » (Platon, P/zérfon, 77 c).

C'est la théorie de Platon dans le Timée ^. C'est aussi la théorie impliquée par l'expression « l'âme qui se repaît de la terre ^ » et d'autres, ou par le mot d'Aristote « le corps, élytron (ou gaîne) de l'âme ^. »

On peut dire encore, et les Grecs ont souvent dit, que l'âme humaine est une partie de l'âme universelle et que les êtres vivants sont tous parents :

Pythagore l'affirmait : « Tous les êtres vivants qui viennent à la naissance sont de même race : icavTa -zoi "^wyLevoL ziiàuycc 6[JL0Y£V^ SeC eivai » (Porphyre, Vie de Pyihag., 19 fin).

Empédocle de même (Diels-Kranz, Fragm. der VoTsokraliker, 117, I, p. 358).

Et Plutarqae : « L'âme de l'homme, qui est une partie ou une coupure du tout... » [De la Vertu morale, 3).

La distinction entre Nous et Psyché^ c'est-à-dire Intellect et Ame est fréquente chez les Grecs ^.

Elle est dans le Pseudo-Archytas, De la Sagesse, I (Mullach, I, p. 559). dans Plutarque, Sur la face qui apparaît dans la lune, Nouménios cité dans Stobée, Anth., I, 49, 25, etc.

Elle est chez Anaxagore (suivant Aristote, De VAme, I, 1,2) :

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