‹ Les mysteres de l'ecritureChapitre 109 sur 168 · M. ROUHER · texte numérisé non relu

M. ROUHER

Oh! le diplomate, oh! le rusé; voyez la première ligne. Quelle charmante sinuosité serpentine! Premier prix : M. Rouher.

Ces petites pattes de mouches, ces lettres microscopiques disent les plus fins parmi les fins, un dissimulé parmi les dissimulés, les impénétrables.

Il s’enveloppe de son parafe comme l’escargot de son hélice.

DE L’ÉCRITURE

Il est anguleux d’écriture. Donc mauvais coucheur.

Les finales s’élèvent : il est généreux.

Il les recourbe par un petit crochet dur; il est personnel et égoïste. Il veut que ses générosités lui rapportent, c’est le génie de sa nation : il est de l’Auvergne; rien pour rien.

Il ne perd pas une goutte de son encre. Il ne met pas de majuscules, si ce n’est à son nom. Il a une volonté despotique obstinée (voyez le t du mot coûteuse) .

Tout cela dans trois lignes.

Cet homme si habile n’a donc pas échappé à l’analyse psychologique de la graphologie. Nous déclarons beaucoup connaître M. Rouher, le connaître comme si nous vivions depuis dix ans dans son intimité; et nous aflîrmons le connaître par ces trois lignes; et nous ne pouvons nous tromper. Talleyrand pressentait la science de la graphologie quand il disait « qu’il ne faut jamais écrire. »

Nous ne pouvons passer sous silence l’écriture de M. Ollivier, qui a dirigé les destinées nouvelles de l’Empire parlementaire. Voici ce que portait notre manuscrit plus d’un an avant l'arrivée de M. Ollivier au pouvoir.

QUATORZIEME SPECIMEN

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