LOUIS XVIII
Nous avons déjà étudié ce personnage ( chapitre des souverains) ; nous n’examinerons ici son écriture qu’au point de vue de l’aptitude diplomatique.
Sa ligne serpentine est des plus remarquables : et certes Talleyrand trouve là un véritable émule.
Comme celle de Talleyrand , c’est une
écriture type.
Ici l’écriture est plus magistrale, moins tourmentée. Comme le prince est né moins sensible que Talleyrand, la tête chez lui n’a pas de précautions à prendre contre le cœur; il est régulier dans ses lettres angu-
leuses, à demi verticales; et il s’étale ce
qu’il est : calculateur (les mots serrés), défiant (il ne laisse pas de blancs), ne perdant pas un avantage et marchant à son but avec le sentiment de sa force.
Comme il n’est pas ladre à la façon de Talleyrand, sa grande économie ne lui donne pas autant à rougir. Il la montre loyalement et sans vergogne.
DEUXIEME SPECIMEN
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