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FIN DE LA LETTRE PRÉCÉDENTE

Beaucoup de mots sont gladiolés (en forme de glaive). Voyez le mot monsieur; c’est un véritable fer de lance ou une lame d’épée. C’est la grande finesse de cet esprit hors ligne.

Les d minuscules ont des fioritures extrava-

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gantes; 'signe malheureux d’une prétention vaniteuse extrême.

Le M majuscule de Monsieur forme un crochet de personnalité effrayante. Les V et les J majuscules disent nettement un brisement dans l’équilibre intellectuel.

Cet homme si remarquable, mais si personnel , qui de plus v avait le malheur de s’oublier dans l’usage des boissons alcooliques, est mort fou dans une maison de santé.

DEUXIEME SPECIMEN

Cette tête est tellement froissée, tellement en ébullition, que, par- (Jà lant de « réponses espacées » ^

qui lui sont faites, il sépare toutes \\ les lettres du mot espacées pour représenter aux yeux le sentiment sur lequel il s’exalte. ^

Nous avons, dans ce spécimen, ^ une nature très-exaltée, très-ner- ^ veuse, taquine, critique et agacée. C’est l’écriture

d’an homme du monde né avec des goûts d’artiste, mais d’une prétention vaniteuse extrême.

L’adresse seule, quoique évidemment très-appliquée, dit pourtant cette nature irritable, dominée par les sens, et livrée à une personnalité sans bornes.

Le M majuscule est un type de lettre écrite sous

l’impression du mouvement nerveux. C’est anguleux, disgracieux, bizarre. Chaque trait du M est terminé par des points durs et épais, et le sommet du dernier jambage qui représente une liaison dans la loi normale de cette lettre forme un crochet dur et aigu qui dit ce • qu’on appelle, dans le langage vulgaire, « un mauvais coucheur. »

Le L majuscule est gracieux et dit les goûts artistiques.

DE I,’ ÉCRITURE

Le d minuscule est terminé par une fioriture dont le crochet concentrique dit l’extrême personnalité et la prétention.

L’exaltation, que la raison ne peut dominer, a son signe visible dans les trois finales qui s’élèvent et se perdent dans le blanc de la lettre, en formant un immense crochet. C’est l’imagination courant les champs.

Le même ’ mouvement déréglé a fait terminer le P majuscule de Paris par une double queue qui se perd, et le s final revient de la même façon par un crochet qui va baissant au-dessous du mot de la manière la moins harmonique. Ce type est très-bon pour l’étude de ce genre d’exaltation nerveuse et concentrée.

Au dessous de Paris est un petit trait sec et dur qui semble d’une grande insignifiance , mais qui dit l’obstination de cette intelligence déréglée.

Voyons ensuite le corps de la lettre. Nous y remarquons des mots plus petits mélangés à des mots plus grands et des lettres plus petites dans les mêmes mots. C’est un signe de finesse et de dissimulation.

Peu d’hommes ont été plus despotes dans la famille que celui-ci. Aussi regardez les barres des t minuscules dans les mots : déterminée , affec-

tion, compter. Elles ne font qu’effleurer les sommets des lettres.

Cet homme fut en effet un tyran domestique. Exigeant, soupçonneux, toujours mécontent, et faisant à sa femme des scènes terribles.

Quant aux mouvements désordonnés de l’imagination, nous avons les grandes finales, étudiées déjà, dans l’adresse : prie, l'avenir , l’affection, et les longues queues des g.

Les longs crochets concentriques des d semblent s’étaler avec affectation pour mieux accentuer la personnalité, la vanité, la prétention.

Cet homme qui avait tout pour lui : fortune, distinction d’esprit, carrière paisible, était tellement emporté par l’irritabilité et l’imagination, que, n’ayant aucune cause sérieuse d’un chagrin, il se créait des malheurs imaginaires, qu’il faisait d’une discussion dans le ménage une affaire terrible, et se déclarait, pour ces petites contradictions, le plus malheureux des hommes. Il était malheureux, en effet, par suite d’une exaltation qu’il n’avait pas su vaincre.

Et ce fut à la suite de quelque petite querelle domestique où ce pauvre cerveau s’était excité outre mesure, que, perdant toute raison, oubliant des principes religieux qui étaient dans ses convictions,

DE L’ÉCRITUJtE.

il sortit, à la campagne, à quelques pas de sa maison, et se tua d’un coup de pistolet.

Emportement.

ÉCRITURE TYPE

PREMIER SPÉCIMEN

La vivacité naturelle s’échappe de tous les traits de cette écriture. Elle est ascendante. Tous les traits montent (les finales du mol instant, lie ligne ; suite,

2e ligne; précision, 3e ligne).

L’emportement a surtout pour signe type les * barres basses et prolongées des T, allant quelquefois jusqu’à toucher les lettres placées au-dessous. . Voyez les mots tout, point, 5e ligne; exactement,

6e ligne ; motifs, importants, 7e ligne.

Cet homme a en même temps la despotivité domestique très-prononcée. Jusque-là son écriture a été un peu soignée. Il y règne une espèce de calme apparent qui déguise les agitations intérieures. Mais voici un post-scriptum où le caractère se montre avec plus d’expansion. Le J majuscule est complètement inharmonique; le B majuscule est aigu. L’écriture, qui était droite quand elle était appliquée, devient tortueuse et diplomatique quand elle est naturelle et

DE L’ÉCRITTTRE.

vraie. Les mois de forment un mouvement disgracieux.

Voyez les barres des t aux mots retour, connaître : elles sont au sommet des hampes, ce qui est le signe type de la despotivité domestique.

Remarquons aussi le trait dur terminé brusquement qui remplace le r minuscule à la fin du mot retour. Les mêmes traits sont dans le reste de la lettre.

Les premières lignes, dont les mots sont autant que possible ouverts et de hauteur égale , s’amincissent quelquefois et présentent le signe type de la finesse et de la ruse.

Cet homme, qui ne

■Oîgitized

manquait ni d’esprit ni de sensibilité naturelle, a fini par être un avare, un égoïste et un despote dans sa maison.

DEUXIEME SPECIMEN

'UtH+à faadt

fiA 2t*'

Mots ascendants. Vivacité. Le signe spécial des barres montantes et allongées est partout.

Tous les mots sont aigus.

Les finales sont anguleuses. Il y a un mélange perpétuel de lettres basses et hautes. Nature qui n’a pas un calme habituel.

Ce monsieur qui met chevalier au-dessous deson nom s’enveloppe du parafe bourgeois et fait un enchevêtrement de lignes courbes terminées par un trait aigu. Écriture bien inclinée.

Cet homme, terrible dans sa colère, a un cœur de femme.

DE L’ÉCRITURE

L’entêtement est une obstination à ne pas revenir d’idées arrêtées. Les écritures anguleuses, en raison de la volonté énergique qu’elles constatent, sont un signe type de l’entêtement. D’autres fois l’entêtement se manifeste par des barres petites, basses, mais très-rudes, très-épaisses, très-renflées au milieu.

Voici un spécimen d’écriture anguleuse où les barres sont petites et rudes.

PREMIER SPÉCIMEN

Un homme fort entêté.

Cet homme ne manque pas absolument de cœur. Malgré ces lettres si rigides, qui disent l'entêtement, l’écriture inclinée dit une sensibilité qui atténue la dureté de l’instinct volontaire.

DE L’ÉCRITURE

Femme d’esprit.

De la finesse, de la bizarrerie, de l’esprit mordant, de la malice, de la brusquerie, de l’imagination, de la loyauté , du cœur, de la simplicité.

Mais un entêtement immense.

TROISIÈME SPÉCIMEN

Un esprit ardent, élevé, bizarre, tout d’une pièce, noble, pur, désintéressé, simple, d’une logique trèsserrée.

Mais quel entêtement!

Enthousiasme.

ÉCRITURE TYPE

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