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DE L’ÉCRITURE
Ici, il y a prétention. Voyez les fioritures horribles. Quel M stupide !
Franchise, volonté faible, vulgarité.
TROISIÈME SPÉCIMEN
Un instituteur :
Sensibilité, simplicité, impuissance intellectuelle, absence de volonté. (Voyez les barres molles , presque imperceptibles des t minuscules.)
QUATRIÈME SPÉCIMEN
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Une femme du peuple du faubourg Saint-Antoine. Petitesse de pensée.
Dans toutes ces écritures, ce qui frappe, c’est l’absence du signe type de la volonté énergique. Le cerveau, sous l’influence d’une volonté molle, ne s’est pas développé. L’intelligence est restée inculte. Ce qui frappe encore, c’est l’absence de toute notion de la forme, de tout sentiment de l’idéal. Il semble que les lettres soient tracées disgracieusement à plaisir. Il importe d’étudier ces types comme contraste avec les belles et nobles écritures qui disent la vie intellectuelle et le sentiment du vrai et du beau.
Imagination.
ÉCRITURE TYP.E
PREMIER SPÉCIMEN
Tout le mouvement désordonné de la plume annonce le mouvement désordonné de l’esprit.
Jeune intelligence qui a des goûts littéraires trèsprononcés, qui se sent de l’attraction pour écrire des romans, qui a fait des essais inédits, mais à laquelle des amis prudents ont conseillé des études plus sérieuses avant d’affronter la publicité.
Caractère typique. Les grands mouvements des lettres en haut et en bas dépassent considérablement
DE L’ÉCRITURE
les mots. Les grands d minuscules se jettent en l’air ;
les / minuscules font en bas de longues queues qui vont inharmoniquement se mêler aux mots de la ligne inférieure.
Dans cette écriture, la sensibilité étant extrême (écriture très-inclinée) , la vivacité, la ténacité se montrent à leurs signes naturels. On peut dire que cette écriture indique l'imagination indispensable pour écrire des romans.
Mais l’imagination ne suffit pas ; et c’est avec raison qu’on a donné à la jeune personne le conseil de se mûrir par des travaux d’é'tudes sérieuses.
Cette écriture a de plus le signe de la fatalité, les lignes descendantes ; quelquefois c’est défiance excessive de soi, mélancolie.
Mais ces dispositions pré-
parent souvent des insuccès. La défiance arrête les
efforts que demandent les conditions difficiles de la célébrité ; le génie concentré doute de soi, n’ose rien entreprendre; souvent par un noble orgueil, il, repousse les longues démarches nécessaires auprès des organes de l’opinion; et une défiance naturelle conduit de telles âmes au découragement qu’elles ne veulent plus combattre.
DEUXIÈME SPÉCIMEN
Spécimen dans l’ordre des natures les plus vulgaires.
Tête légère, esprit sans consistance, qui va de l’avant sans calculer.
Le mouvement des lettres est le même que dans
DE L’ÉCRITURE
la lettre précédente, mais ici il y a moins de ténacité dans la volonté qui s’évapore.
Écriture d’un jeune artiste musicien, après une première déception d’amour.
C’est un bon type d’esprit léger. Nature trèsmolle et très-douce, que l’imagination fait agir et qui n’écoute que sa tête. Un véritable étourneau.
TROISIÈME SPÉCIMEN
Femme d’esprit, nature poétique, imagination ardente, presque exaltée.
Toujours même signe type.
Il est rare que ces natures n’aient pas simultanément le signe type de la prodigalité.
QUATRIÈME SPÉCIMEN
Ici l'imagination s’associe à dés idées religieuses très-exaltées. Même méli-mélo de lettres extravagantes.
C’est encore un excellent type qui se complique d’une prétention vaniteuse d’autant plus inguérissable que la personne qui s’y abandonne ne la soupçonne même pas.
Esprit sans règle, que l’imagination avec ses rêves les plus bizarres, surtout en matière religieuse, entraîne et domine.
CINQUIÈME SPÉCIMEN
Jugez de cette cervelle par les d minuscules qui
DE L’ÉCRITURE
* voyagent dans les airs. C’est un type splendide d’imagination qui eût pu franchir toutes les règles.
Femme d’intelligence vulgaire, arrivée par son imagination au voisinage de l’exaltation qui conduit à la folie. (Voyez les d excentriques.) Lettres enchevêtrées dans la ligne inférieure : désordre dans le cerveau i mots aigus : de la finesse; écriture inclinée : nature très-bonne et très-généreuse.
SEPTIÈME SPÉCIMEN
Jeune personne ;
Voyez le mot Adieu. Il promet, si la raison ne vient pas heureusement faire contre -poids, de conduire.... à une maison de santé. L’extrême longueur des hampes des lettres dit le mouvement mal réglé de l’imagination. Un cerveau qui sort des règles et se perd dans les nuages.
HUITIÈME SPÉCIMEN
DE L’ÉCRITURE
Quel fou ! quel écervelé ! quelle imagination complètement sortie hors des gonds! Voyez le B majuscule du deuxième mot de la première ligne. Voyez le P majuscule de Paris : tout annonce une intelligence dévoyée. Les s qui terminent les trois mots : des Petits Champs forment une simple sinuosité descendante, une espèce de serpent qui se cache.
Un des plus mauvais types que nous puissions faire passer sous les yeux de nos lecteurs. C’est une nature qui va par sauts et par bonds. Qu’on prenne garde à la folie!
Minutie.
ÉCRITURE TYPE
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Remarquez la ligne ondulée, mesquine, qui souligne les mots Paris et Seine.
L’excès de la méfiance fait mettre le département Seine , comme si la poste pouvait se tromper et envoyer dans les Bouches-du-Rhône une lettre adressée à Paris !
Quoique celui qui écrit soit une nature trèsdroite, très-honnête (c’est indiqué par la belle ligne aux mots si nets, si lisibles, si ouverts, aux lettres égales), il y a un peu de finesse ( Monsieur , Valois).
Pour éviter toute erreur possible et toute confusion avec un frère, on a mis le mot jeune. La prudence a suggéré cela.
L’économie se voit aux initiales sèches, arrêtées brièvement. On a peur de dépenser de l’encre.
Cependant le mot jeune a un trait allongé. Il y a des moments où cette nature est généreuse : c’est par religion, par vertu. L’instinct était l’économie.
Le J majuscule de Jeune a une petite fioriture un peu prétentieuse, et le P majuscule un crochet terminé par un point dur qui accentue la personnalité.
Très-bonne écriture type qu’il faut étudier nonseulement sur l’adresse qui contient des traits caractéristiques, mais encore dans la lettre elle-même.
Ces -mots si serrés, où pas une lettre n’est négli-
DE L’ÉCRITURE
gée, disent l’homme de détails. Le mot empressement,, terminé en pointe, dit la finesse acquise par l’expérience.
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La rigidité des lignes dit la probité rigoureuse, la droiture d’âme, l’absence de toute dissimulation. L’aptitude diplomatique n’a pas dans cette lettre le moindre indice.
L’horlime s’incline rapidement vers la terre. L’écriture est descendante. Dans d’autres lettres du même individu, l’écriture est ascendante d’abord. La vieille ardeur, la ténacité à la vie ont produit le mouvement énergique et ascendant; mais la loi fatale l’emporte, et les lignes descendantes apparaissent.
Obstination.
ÉCRITURE TYPE
Le signe type, outre l’écriture anguleuse (et
celle-ci en est un spécimen curieux) , est la barre terminée par un point dur, épais.
PREMIER SPÉCIMEN
Voyez les barres des t.
C’est l’obstination, l’entêtement absolu. Ce personnage — c’était un prêtre — voyageait en terre sainte par les grandes chaleurs. En vain on lui parlait de partir le matin pour éviter les insolations pendant le milieu du jour. Il s’obstinait à dire sa messe chaque matin ; il ne supprimait pas une minute de ses exercices spirituels ordinaires. Il partait tard. Il fut pris de fièvres violentes et mourut à Jérusalem.
Ce n’est pas de l’écriture, c’est l’application sur le papier d’une barre de fer.
Cet homme est photographié dans son écriture.
DE L’ÉCRITURE
DEUXIÈME SPÉCIMEN
Une femme du grand monde, nature d’élite, un cœur d’or, mais extrêmement volontaire.
Grande sensibilité (écriture inclinée). Imagination vivement surexcitée (les grandes évolutions des d minuscules dans le vide).
Personnalité. Le moi domine trop ( crochets des d minuscules).
Obstination (les barres des t sont terminées par un trait dur, épais, s’arrêtant brusquement).
Il est inutile de multiplier ces exemples.
Ceux-ci suffiront pour donner une notion suffisante de cette nuance de la volonté.
Dans cette écriture.
les finales se prolongent et se terminent par des traits durs. Quelquefois les barres sont au sommet des hampes des t. Despotivité.
Au premier aspect, cette écriture dit une volonté très-accentuée.
Observation.
ÉCRITURE TYPE
C’est d’ordinaire l’écriture des penseurs, des philosophes, des critiques de littérature et d’art.
Elle désigne, en général, les intelligences qui ont plus de pénétration que d’esprit logique.
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PREMIER SPÉCIMEN
DE L’ÉCRITURE
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