‹ Les mystères de l'Égypte dévoilésChapitre 3 sur 28 · ST · texte numérisé non relu

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dont les raines ont été retrouvées par l’Allemand Lepsius, et dont il ne reste plus grand’ chose. La pyramide Howara en marque remplacement. Cette pyramide est en fort mauvais état , parce qu’on s’est servi de ses pierres pour bâtir Médineh.

Elle recouvre un rocher qui s’élève environ à 40 pieds dans l’intérieur de la pyramide. Le reste du labyrinthe consiste en quelques fragments de colonnes de granit rouge, en blocs de calcaire compacte ; sur l’un de ces blocs, près de l’angle occidental de la pyramide, Lepsius a découvert une partie d’inscription qu’il a ainsi rétablie : « A la reine Cléopâtre,. déesse Philométor, sœur et femme de roi. »

Ce fameux labyrinthe subsistait encore dans le temps où Hérodote a visité l’Égypte.

Voici ce qu’il en dit :

« J’ai vu ce monument, que j’ai trouvé supérieur à sa grande réputation ; je crois même qu’en réunissant tous les bâtiments construits par les Grecs, on resterait au-dessous de cet édifice et pour le travail et pour la dépense, quoique le temple d’Éphèse et celui de Samos soient justement célèbres... On y voit dans l’intérieur douze aulœ recouvertes d’un toit, et dont les portes sont opposées alternativement les unes aux autres ; six de ces aulœ sont exposées au nord et six au midi ; elles sont contiguës et renfermées dans une enceinte formée par un mur extérieur. Les chambres qui .composent le labyrinthe sont toutes doubles, les unes souterraines, les autres

élevées sur ces premières \ elles sont au nombre de t trois mille* quinze cents à chaque étage.

« Les chambres du dessous*con tiennent les tombeaux des rois qui ont fait construire le labyrinthe et les momies des crocodiles sacrés. Celles du dessus ont été visitées par nous, et nous n’avons jamais vu rien de si grand parmi les ouvrages sortis de la main des hommes ; la variété infinie des communications et des galeries rentrant les unes dans les autres, que l’on traverse pour arriver aux aulœ, cause mille surprises à ceux qui visitent ces lieux, en passant tantôt de ces .chambres qui les environnent dans les portiques, tantôt de ces portiques dans d’autres aulœ. Les plafonds sont partout en pierre comme les murailles, et chargés d’une foule de figures sculptées en creux. Chacune de ces aulœ est ornée d’un péristyle en pierres blanches parfaitement assemblées ; à l’angle qui termine le labyrinthe on voit une pyramide de quarante orgyes de haut, décorée de grandes figures sculptées en relief ; on communique à cetie pyramide par un chemin souterrain. a

Voilà ce que dit Hérodote de ce fameux labyrinthe, une des sept merveilles du monde.

On sait que le labyrinthe servait de lieu de réunion pour les grandes assemblées politiques de l’Égypte ; le roi convoquait là les députés de chaque nome (province).

On le voit, les Égyptiens avaient inventé avant

nous un Corps législatif, et leur palais était autrement splendide et grandiose que le nôtre.

C’est aussi dans le Fayoum qu’était le lac Mœris , cette œuvre gigantesque du roi de ce nom , qui , pour la prospérité de son pays, n’avait pas reculé devant le travail colossal de faire creuser à main d’homme un lac sur une hauteur...

Ce lac, on le sait, était destiné ù contenir le trop plein du Nil qu’un canal y conduisait. Ces eaux, retenues là, suppléaient aux inondations qui n’étaient point assez fortes. •

Le Delta offre par moments l'aspect d’une grande prairie ; dans d’autres, c’est une grande plaine unie à la terre grisâtre; quelques bouquets de palmiers, disséminés de çà et de là, en brisent seuls la triste et maussade uniformité.

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