LES OUVRIERS DE LA MER
La circulation de l'Océan , sa phosphorescence et la coloration de certaines mers ne font connaître qu'imparfaitement ce que peuvent le nombre incalculable, la fécondité prodigieuse et l'activité dévorante des petits animaux, à peine perceptibles individuellement et d'organisation si élémentaire, dont il est peuplé. Ce sont eux, la géologie le démontre, qui ont commencé la vie animale dans cet immense berceau, dans cette inépuisable nourricerie (nursery, mot expressif de Maury) ; ce sont eux qui maintiennent toujours identique la composition de ses eaux, en absorbant, en élaborant les principes minéraux et organiques dont elles se chargent incessamment. Les uns servent d'aliment aux espèces plus fortes et déjà supérieures, aux mollusques, aux rayonnes dont se nourrissent les poissons et les crustacés, qui eux-mêmes sont dévorés, soit par des poissons de plus grande taille, soit par les cétacés et les amphibies. Les autres, architectes infatigables , construisent ces édifices aux formes capricieuses qui du fond des mers montent à la surface, s'étendent, se ramifient et finissent par devenir des récifs et des îles. M. Michelet les appelle des faiseurs de mondes. D'autres enfin, en mourant, ont entassé sur certains points leurs dépouilles calcaires ou siliceuses, et
formé, eux aussi, des bancs, des hauts-fonds, des couches entières de terrain, où le géologue peut, à l'heure qu'il est, étudier ces premiers-nés de la création. Ces infusoires, ces polypes furent précédés , dans la mer primitive, dans l'Océan universel, par des végétaux proprement dits, algues et fucoïdes , analogues à ceux qu'on retrouve aujourd'hui sous la zone torride. Ces espèces végétales sont donc restées à peu près stationnaires : leur nombre s'est maintenu dans des limites relativement étroites, et Ton ne voit rien dans cette flore neptunienne qui approche de l'étonnante variété de la flore terrestre. Ce qui compose vraiment la flore de l'Océan, ce sont ces zoophytes (animaux -plantes), ces lithophytes (plantes- pierres) qui couvrent ses montagnes et ses vallées de forêts de coraux et madrépores, aux gigantesques et inextricables rameaux; ce sont ces anémones, ces actinies, ces merveilleux coquillages qui, grâce à leurs formes élégantes et à leurs brillantes couleurs, ne sont pas, pour les prairies sous-marines, des ornements moins riches et moins curieux que ne sont pour nos campagnes les fleurs écloses aux rayons du soleil et sous la rosée du matin. Ces être mixtes, à vie végétative , pourvus cependant d'organes propres au règne animal et doués d'instincts et de facultés rudimentaires, il est vrai, mais manifestes, sont un des traits les plus caractéristiques de la création neptunienne. 11 n'est même nullement certain que cette création ait produit des plantes proprement dites, et que les algues, les fucus qu'on a si longtemps et sans hésitation classés dans le règne végétal, ne soient aussi des polypiers bâtis, comme les coraux et les lithophytes, par des polypes qui s'y logent , s'y développent et s'y reproduisent à l'infini. L'organisation singulière et surtout le mode de repro-
duction de ces algues ou hydrophytes donnent à cette vue hardie el nouvelle un haut degré de probabilité. En effet, les plantes marines sont entièrement formées d'un tissu composé d'une multitude de poches ou cellules, dont chacune parait vivre de sa vie propre, indépendamment de toutes les autres, en absorbant les substances dissoutes
Dasyphlaea Tasmanica.
dans l'eau. « Les algues marines, dit M. E. Margollé, peuvent être flottantes ou cramponnées aux rochers par des
attaches organiques. Leur tissu homogène est plus ou moins consistant, suivant les régions où elles se trouvent. Dans les mers agitées, elles sont coriaces et ligneuses, tandis qu'elles n'ont qu'une consistance molle dans les mers tranquilles. Elles varient aussi de grandeur, depuis les espèces microscopiques jusqu'aux laminaires et aux macrocystes, qui atteignent 40 et 50 pieds de longueur, et dont la tige a la grosseur de nos arbres moyens. Le capitaine Cook et Georges Forster citent une espèce de fucus gigantesque, vu depuis par d'autres navigateurs, et qui aurait jusqu'à 300 pieds de tige. Un mucilage abondant transsude à travers le tissu des algues, et doit contribuer, ainsi que l'enduit gélatineux qui couvre tous les animaux marins et dont un grand nombre sont entièrement formés, à donner à la mer son apparence luisante et ses propriétés
nourricières
« Les algues, dont plusieurs espèces sont remarquables par la beauté de leurs formes et la vivacité de leurs couleurs, sont aussi intéressantes par leur mode de reproduction. Les corpuscules qui représentent la graine et auxquels on a donné le nom de zoosphores, à cause de leur mobilité singulière, se forment dans certaines cellules, d'où ils paraissent sortir, suivant les remarquables observations du célèbre botaniste Unger, « par un acte de leur propre volonté. » Ils se dirigent toujours vers la lumière, et leurs mouvements spontanés, qui durent quelquefois plusieurs heures, ne cessent qu'au moment où, fixés sur un corps étranger, ils commencent à germer pour reproduire une algue semblable à celle qui leur a donné naissance. On retrouve le même phénomène sur les petites algues qui croissent quelquefois sur la neige et la colorent
en rose. Ces algues, au moment de leur propagation, se transforment aussi en animalcules qui redeviennent ensuite des algues du même genre.
Nemastoma g-elinarioïde.
« L'étude attentive de ces transformations , rapprochée d'études analogues sur le mode de développement des végétaux qui croissent sous nos yeux, pourrait conduire à d'importantes découvertes. Il y a quelques années, M. Payen, en faisant hommage à l'Académie des sciences d'un volume contenant l'ensemble de ses recherches sur la vie végétale, faisait entrevoir que les tissus végétaux pourraient n'être que l'enveloppe protectrice de corps animés travaillant à la formation des diverses parties de la plante l. »
1 E. Margelle. Les Phénomènes de la Mer, ch. I.
Déjà , quelques années auparavant, M. de Mirbel avait été conduit à des idées semblables. En examinant avec un fort microscope, dans le dracœna, la couche utriculaire délicate située entre l'écorce et la région intermédiaire et qu'il nommait tissu générateur, il avait vu se produire et s'accumuler des granules d'une extrême petitesse. « A cette espèce
Halymenia Floresia.
de chaos succèdent bientôt, dit-il, l'ordre et la symétrie: les granules se meuvent, se rencontrent comme s'ils étaient animés, et, j'ose le dire, bâtissent des utricules. » Plus récemment encore, M. Paul Laurent, s'appuyant sur les travaux de MM. de Mirbel et Payen et d'autres physiologistes, a émis à son tour l'opinion que les varechs, les fucus, et même les végétaux terrestres, pouvaient être assimilés aux polypiers sous-marins, et remplissaient comme
ceux-ci la fonction d'épurer le milieu au sein duquel vivent les animaux d'ordre supérieur. Cette opinion, si elle était confirmée, amènerait dans la science une révolution profonde, en effaçant la démarcation jusqu'ici admise entre le règne animal et le règne végétal, et en donnant une éclatante consécration à l'idée si longtemps hypothétique, soutenue par quelques philosophes, de l'unité de plan dans la création.
Un autre fait important, quoique d'une moindre portée, ressort de l'examen des animaux et des végétaux primitifs. C'est qu'ils étaient tous non-seulement aquatiques, mais essentiellement marins; qu'ils n'ont pu naître et se développer que dans un milieu riche en matières salines, et qu'ils diffèrent complètement des êtres lacustres et flnviatiles dont les débris se montrent dans les formations beaucoup moins acniennes, appartenant aux époques où les continents avaient émergé au-dessus des mers, où les eaux douces s'étaient séparées des eaux salées. C'est là une preuve décisive de la salure originelle de l'Océan, démontrée d'ailleurs par d'autres considérations qui ont été indiquées dans la première partie de ce livre *.
Revenons maintenant aux infusoires, aux faiseurs de mondes, dont les débris se retrouvent en quantités prodigieuses parmi les restes de la création primitive. On leur a donné le nom d'infusoires, parce qu'ils ont été d'abord observés dans des liquides tenant en dissolution ou en infusion des matières animales. Les dépouilles amoncelées de ces infiniment petits constituent une partie notable de la croûte solide du globe, et nous assistons
1 Voy. ch. m do la I« partie.
encore aux phénomènes de reproduction et de destruction continues par lesquels ils ont préparé, à l'époque des anciennes formations géologiques, la demeure de l'homme. Selon Ehrenberg, un pouce cube du tripoli qui se forme encore aux environs de Bilin, en Bohême, contient 41 millions de carapaces provenant des infusoires qui produisent cette substance friable. D'après le même naturaliste, leur puissance de reproduction est telle, qu'un million de ces animalcules peut naître en dix jours d'un seul individu. « On comprend quel immense amas de matière ont dû déposer les innombrables générations qui se sont succédé pendant les longues périodes des époques primitives, et qui ont couvert de couches accumulées , mêlées aux terrains de sédiment, les roches d'origine ignée, première écorce de la terre. Les débris fossiles de coquilles telles que les ammonites, les nautiles, les nummulites, se trouvent aussi en vastes amas , qui indiquent assez l'infinie multiplication de la vie dans les eaux épaisses et tièdes des mers primitives l. » D'après le géologue anglais Buckland, les nummulites forment une partie considérable de la masse entière de plusieurs montagnes ; témoin les terrains calcaires tertiaires de Vérone et du Monte -Bolca, et les terrains stratifiés secondaires des formations crétacées dans les Alpes, les monts Carpathes et les Pyrénées. Le fameux Sphinx gigantesque et la plus grande des Pyramides d'Egypte sont construits avec un calcaire entièrement composé de ces foraminifères 2 , très -répandus par-
1 E. Margollé. Les Phénomènes de la Mer.
2 Du latin foramen, trou, pore, et fero , je porte; parce que ces animaux sont pourvus d'une coquille lenticulaire à l'extérieur, sans ouverture apparente, mais qui présente à l'intérieur une spirale divisée par des
tout, et qui, par leur quantité innombrable, semblent, dit le docteur Chenu, vouloir racheter leur extrême petitesse.
a Le sable de tout le littoral des mers, dit le même auteur, est tellement rempli de foraminifères, qu'on peut dire
Foraminifères.
1 Gaudryina pupoïdes.
2 Dentalina multicostatu.
3 Marginulina gradata.
4 Textulaire pygmée.
o Frondicularia radiata.
6 Adélosine striée.
7 Bulimina variabilis.
8 Cristellaria rotulata.
9 Rosalina clementiana.
10 Orbuline universelle.
qu'il en est à moitié composé. Dans une once de sable des Antilles, on en a compté près de quatre millions d'individus. Les bancs formés par les restes de ces êtres de-
cloisons en une infinité de petites chambres ou cellules. On les rangeait autrefois parmi les mollusques testacés; mais M. Dujardin a démontré que leur organisation les rattachait plutôt à l'embranchement des zoophytes, où ils forment la deuxième classe du sous-embranchement des radiaires ou rayonnes.
viennent de véritables obstacles qui gênent la navigation , obstruent les golfes, comblent les ports, et forment avec les madrépores des îles qui surgissent de temps à autre dans les régions chaudes du grand Océan; et ce rôle, joué actuellement par les espèces vivantes, Ta été également autrefois par celles qu'on ne retrouve plus aujourd'hui qu'à l'état fossile. A l'époque des terrains carbonifères anciens , une seule espèce du genre Fusuline a formé en Russie des bancs énormes de calcaire. Les terrains crétacés en montrent une immense quantité clans la craie blanche, depuis la Champagne jusqu'en Angleterre; enfin dans les terrains tertiaires de nombreuses localités, et principalement de nos environs, les calcaires grossiers en renferment une quantité infinie , et l'on a calculé qu'un mètre cube de cette pierre , extraite des carrières de Gentilly, en contenait plus de trois milliards d'individus. Paris, de même que plusieurs villes environnantes et de nombreux villages, est presque entièrement bâti avec des foraminifères... Ainsi ces animaux, à peine saisissables à la vue simple, changent aujourd'hui la profondeur des eaux , et ont , aux diverses époques géologiques, comblé des bassins d'une étendue considérable. Cela nous démontre que chaque animal a son rôle marqué, et qu'avec le temps (le temps que la nature ne mesure point) des animaux qui nous paraissent méprisables par leur petitesse peuvent changer l'aspect du globe *. »
Ce n'est point là le seul exemple, ni même le plus curieux qu'on puisse citer de la part immense qui revient aux zoophytes dans la constitution de la croûte terrestre et du lit de l'Océan. Les foraminifères n'ont eu dans ce grand
1 Chenu. Encyclopédie d'histoire naturelle: crustacés, mollusques et zoophytes.
phénomène qu'un rôle passif, consistant uniquement dans l'accumulation de leurs coquilles sur les lieux longtemps couverts par les eaux. Il n'en est pas ainsi des anthozoaires ou polypes, dont j'ai déjà mentionné l'étonnant travail. Ceux-là ne sont pas seulement remarquables par leur fécondité : ce sont des ouvriers, des ingénieurs, qui édifient dans les profondeurs de la mer, avec les matériaux qu'elle tient en suspension , des monuments auprès desquels les plus gigantesques constructions des peuples anciens et modernes ne sont que des œuvres de pygmées.
« Dans la zone torride, où les lithophytes sont nombreux en espèces et se propagent avec une grande force, dit Cuvier, leurs troncs pierreux s'entrelacent en rochers, en récifs, et, s'élevant jusqu'à fleur d'eau, ferment l'entrée des ports, tendent des pièges terribles aux navigateurs. La mer, jetant des sables et du limon sur le haut de ces écueils, en élève quelquefois la surface au-dessus de son propre niveau, et en forme des îles plates, qu'une riche végétation vient bientôt vivifier l.
J'emprunte au commentateur de Cuvier, le docteur Hœfer, les détails suivants sur ces récifs et ces îles de lithophytes.
Parmi les nombreuses espèces de zoophytes qui concourent à leur formation, les plus communs appartiennent aux genres astrée, méandrine, caryophyllie, etc. Ces polypiers sont exclusivement propres aux régions chaudes et dépassent rarement 27° de latitude nord et sud, si ce n'est en quelques endroits placés dans des conditions spéciales, comme ceux où l'Atlantique est échauffé par le Gulf-
1 Discours sur les révolutions de la surface du globe.
Stream. On en trouve aussi aux îles Bermudes, par 32° de latitude nord. L'océan Pacifique offre sous les tropiques des quantités prodigieuses de coraux On sait que
Caryophyllia ramea.
ces lithophytes ont donné leur nom à la mer de Corail comprise entre la côte nord -est de la Nouvelle -Hollande, la côte sud-est de la Nouvelle- Guinée, les îles Salomon, les Nouvelles -Hébrides et la Nouvelle-Calédonie. On en trouve aussi beaucoup dans les golfes Arabique et Per-
sique, ainsi que dans la partie de l'océan Indien comprise entre la côte du Malabar et File de Madagascar. Flinders donne à un récif de polypiers situé sur la côte orientale de la Nouvelle -Hollande une longueur de 362 lieues, et il le décrit comme ne présentant aucune solution de continuité dans une étendue de 127 lieues. Il existe dans le Pacifique d'autres groupes de coraux ayant de 390 à 434 lieues de longueur sur 109 à 145 de largeur : tels sont Y archipel Dangereux et celui que le navigateur russe Kotzebue a nommé Radack.
Les bancs de lithophytes ne se développent en général qu'avec une extrême lenteur. Ehrenberg accorde à certains polypiers isolés du golfe Arabique, ayant seulement de deux à trois mètres de diamètre, une antiquité de plusieurs milliers d'années. Les récifs de coraux affectent des formes très-variées; toutefois, le plus ordinairement ils consistent, au moins dans le Pacifique, en une bande de terre sèche, circulaire ou ovale, entourant une lagune d'eau dormante peu profonde où abondent les zoophytes et les mollusques. Ces îles annulaires dépassent à peine le niveau de la mer, et l'eau qui les environne est souvent d'une profondeur dont les sondes ne peuvent atteindre la limite. Sur les trentedeux îles de corail visitées par Beechey dans son voyage à la mer Pacifique, vingt-neuf avaient des lagunes en leur centre. Le diamètre de la plus grande était de trente milles (environ onze lieues) ; celui de la plus petite était à peine d'un mille. L'aspect de ces îles avec leurs lagunes au centre n'est pas moins remarquable par sa beauté que par sa singularité. Qu'on se figure une bande de terre de quelques centaines de mètres de large, couverte de cocotiers trèsélevés, au-dessus desquels s'étend la voûte azurée du ciel.
Cette ceinture verdoyante est limitée à l'intérieur par un banc de sable d'une blancheur éclatante. L'extérieur est entouré d'un anneau de brisants qu'on dirait de neige, et au delà duquel on voit osciller les flots noirâtres de l'Océan. L'eau claire et tranquille de la lagune paraît d'un vert très-vif, malgré son lit de sable blanc, lorsqu'elle est éclairée verticalement par les rayons du soleil.
Le naturaliste Chamisso, qui accompagnait Kotzebue dans ses voyages, nous apprend comment ces polypiers font des îles. « Quand le récif, dit- il, est d'une hauteur telle qu'il se trouve presque à sec au moment de la basse mer, les zoophytes abandonnent leurs travaux. Au-dessus de la ligne qu'ils ont tracée, on aperçoit une masse pierreuse continue, composée de coquilles, de mollusques et d'échinides avec leurs pointes brisées, et des fragments de coraux cimentés par un sable calcaire provenant de la pulvérisation des coquilles. Il arrive souvent que la chaleur du soleil pénètre cette masse calcaire quand elle est sèche, et occasionne des pertes en plusieurs endroits; alors les vagues ont assez de force pour diviser des blocs de coraux qui ont jusqu'à 2 mètres de long sur 1 mètre ou lm,30 d'épaisseur, et pour les lancer sur les récifs;' ce qui finit par en élever tellement la crête, que la haute mer ne la recouvre qu'à certains moments de l'année. Le sable calcaire n'éprouve ensuite aucun changement, et offre aux graines de plantes que les vagues y amènent, un sol sur lequel ces végétaux croissent assez rapidement pour ombrager bientôt sa surface éblouissante de blancheur. Les troncs d'arbres entiers qui y sont transportés par les rivières d'autres pays et d'autres îles, y trouvent enfin un point d'arrêt après une longue course. Quelques petits ani-
maux, tels que des insectes ou des lézards, sont transportés avec eux et deviennent d'ordinaire les premiers habitants de ces récifs. Même avant que les arbres soient assez touffus pour former un bois, les oiseaux de mer y construisent leurs nids; les oiseaux de terre égarés viennent y chercher un refuge dans les buissons; et plus tard enfin, lorsque le travail des polypiers est depuis longtemps achevé, l'homme paraît et bâtit sa hutte sur le sol devenu fertile f. »