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CHAPITRE III

r,ES JARDINS DE L'OCÉAN — LES AQUARIA

La connaissance du monde marin, de son histoire, de ses phénomènes, de sa configuration , de sa flore et de sa faune passées et présentes, cette connaissance, — encore que restreinte jusqu'ici dans des limites que jamais peutêtre on ne pourra dépasser, — est sans contredit une des plus belles et des plus glorieuses conquêtes du génie de l'homme. Toutes les sciences, ainsi qu'on en a pu juger par ce qui précède et qu'on le verra encore par la suite, ont concouru à cette œuvre difficile, qui sans elles ne pouvait même être tentée : l'astronomie et la physique ont expliqué les mouvements et la circulation de l'Océan; la

I Voyages de Kotzebue (1815-1818), t. III.

chimie a fait connaître la composition de ses eaux; la géologie nous raconte son histoire, qui n'est, si l'on nous permet cette expression , qu'un chapitre de l'histoire de la terre; enfin toutes les sciences naturelles : la minéralogie, la botanique, la zoologie, la paléontologie, la physiologie, s'appliquent pour une part considérable à l'étude des êtres innombrables qui depuis l'origine du monde ont peuplé tour à tour ce monde mystérieux.

Mais une chose nous fait défaut pour l'achèvement de cette vaste étude ; ce sont les moyens d'observation. En effet, nos regards ne peuvent pénétrer dans la masse liquide qu'à une faible profondeur, au delà de laquelle il n'y a plus que ténèbres, et que les plus vigoureux plongeurs ne pourraient atteindre sans être étouffés, écrasés. Nous possédons sans doute un instrument précieux, et qui a reçu depuis peu d'admirables perfectionnements : la sonde. Celle qu'a imaginée l'aspirant américain Brooke a déjà rendu à la science d'inappréciables services. A l'aide de cet instrument, d'une grande simplicité, on a pu relever avec une justesse suffisante toute l'orographie de l'Atlantique ; on a pu explorer jusqu'à des profondeurs de huit kilomètres le lit de l'Océan, et en ramener des spécimens parfaitement intacts des débris de coquillages et de zoophytes dont il est tapissé. D'autre part, il n'est peut-être pas une des espèces animales ou végétales que nourrit l'Océan , dont les naturalistes n'aient étudié l'organisation , qu'ils n'aient décrite et classée avec autant de certitude qu'ils ont pu faire des espèces terrestres.

Et pourtant leurs investigations laissent toujours un desideratum. Nous connaissons dans ses moindres détails le monde marin; mais l'ensemble nous échappe. La mer

recèle dans ses profondeurs des arcanes qu'aucun regard ne saurait entrevoir, que notre esprit ne peut se représenter qu'imparfaitement en imagination. Dans le monde terrestre et aérien, et jusque dans les espaces célestes, la nature déroule libéralement à nos yeux ses merveilleux tableaux ; nous pouvons d'un pôle à l'autre explorer toutes les parties de notre domaine ; nous pouvons fouiller les entrailles de la terre , ou , élevant nos regards vers le firmament, contempler l'immense panorama des mondes, mesurer les dimensions et les distances des astres, suivre leurs cours, calculer leurs orbites et jusqu'à leurs densités. Et de cet Océan, mince couche d'eau de quelques mille mètres d'épaisseur étendue sur notre petite planète, nous ne connaissons de visu que la surface et les bords. Là seulement l'homme peut prendre sur le fait la nature neptunienne; et ce qu'il lui est donné d'en embrasser, le caractère étrange et grandiose et la variété — plus grande qu'on ne croit — des scènes que présente l'Océan dans certaines régions et dans des circonstances favorables, augmentent nos regrets de nous voir réduits à des aperçus si restreints et si fugitifs, en nous faisant présumer, d'après le peu que nous voyons, la magnificence de ce que nous ne voyons pas. « Un marin placé au milieu de l'Océan, dit Maury, éprouve, en contemplant sa surface, des sentiments analogues à ceux de l'astronome lorsqu'il observe les astres et interroge la nuit les profondeurs des cieux. » Qu'on juge, en effet, de ces sentiments par la description suivante, qu'un savant professeur et voyageur allemand, M. Schleiden, a donnée, dans son livre la Plante et la Vie, du spectacle qui s'offre aux navigateurs dans les plaines sans limites de la mer des Tropiques.

(( Si nous plongeons nos regards dans le liquide cristal de l'océan Indien , nous y voyons réalisées les plus merveilleuses apparitions des contes féeriques de notre enfance : des buissons fantastiques portent des fleurs vivantes; des méandrines et des astrées massives contrastent

Meandrina cerebriformis.

avec les explanarias touffus qui s'épanouissent en forme de coupes, avec les madrépores à la structure élégante, aux ramifications variées. Partout brillent les plus vives couleurs; les verts glauques alternent avec le brun et le jaune; de riches teintes pourprées passent du rouge vif au bleu le plus foncé. Des nullipores roses, jaunes ou nuancées comme la pêche, couvrent les plantes flétries, et sont elles-mêmes enveloppées du tissu noir des rétipores, qui ressemblent

aux plus délicates découpures d'ivoire. A côté se balancent les éventails jaunes et lilas des gorgones, travaillés comme des bijoux de filigrane. Le sable du sol est jonché de milliers de hérissons et d'étoiles de mer, aux formes

Astrea cavernosa, Astrea argus.

bizarres, aux couleurs variées. Les flustres, les escares s'attachent aux branches de corail comme des mousses et des lichens, et les patelles striées de jaune et de pourpre s'y fixent comme de grandes cochenilles. Semblables à de gigantesques fleurs de cactus, brillantes des plus ardentes couleurs, les anémones marines ornent les anfractuosités des rochers de leurs couronnes de tentacules, ou s'étendent au fond comme un parterre de renoncules variées. Autour des buissons de corail jouent les colibris de l'O-

céan, petits poissons étincelants, tantôt d'un éclat métallique rouge ou bleu, tantôt d'un vert doré ou du plus éblouissant reflet d'argent.

« Légères comme les esprits de l'abîme, flottent les clochettes blanches ou bleuâtres des méduses, à travers ce monde enchanté. Ici se poursuivent l'isabelle violette et vert d'or et la coquette jaune de feu, noire et striée de vermillon. Là serpentent à travers les massifs les bandes marines, comme de longs rubans d'argent aux reflets roses et azurés, la némerte, la sépia resplendissante des couleurs de l'arc-en-ciel, qui tour à tour s'entre -croisent, brillent ou s'effacent.

« Et toute cette vie merveilleuse nous apparaît au milieu des plus limpides alternatives de lumière et d'ombre, qu'amènent chaque souffle, chaque ondulation qui rident la surface de l'Océan. Lorsque le jour décline et que les ombres de la nuit descendent dans les profondeurs, ce jardin radieux s'illumine de splendeurs nouvelles. Des méduses et des crustacés microscopiques semblables à des lucioles font étinceler les ténèbres. La pennatule, qui le jour est d'un rouge de cinabre, flotte dans une lumière phosphorescente. Chaque coin rayonne. Tout ce qui, brun et terne, disparaissait peut-être pendant le jour au milieu du rayonnement universel des couleurs, brille maintenant de la plus charmante lumière verte, jaune ou rouge, et, pour compléter les merveilles de cette nuit enchantée, le large disque d'argent de la lune de mer (orthagoriscas mola, vulgairement appelé poisson lune à cause de sa forme arrondie) s'avance doucement à travers le tourbillon des petites étoiles.

« La végétation la plus luxuriante des contrées tropi-

cales ne peut développer une plus grande richesse de formes, et, pour la variété et l'éclat des couleurs, elle reste bien en arrière des jardins magnifiques de TOcéan, composés presque entièrement d'animaux. Cette faune marine n'est pas moins remarquable par son développement extraordinaire que l'abondante végétation du lit de la mer dans les zones tempérées. Tout ce qui est beau, merveilleux ou extraordinaire dans les grandes classes des poissons et des échinodermes, des méduses, des polypes et des mollusques à coquilles, pullule dans les eaux tièdes et limpides de l'Océan tropical , y repose sur les sables blancs, ou y couvre les roches abruptes, et, lorsque la place est déjà prise, se fixe en parasite, ou nage à la surface et dans les profondeurs, au milieu d'une végétation relativement rare. Il est d'ailleurs remarquable que la loi d'après laquelle le règne animal, qui se plie plus facilement aux circonstances extérieures, a un développement plus étendu que le règne végétal, s'applique à l'Océan aussi bien qu'à la terre. Ainsi les mers polaires abondent en baleines, phoques, poissons, en oiseaux aquatiques, et sont peuplées d'une multitude innombrable d'animaux inférieurs, lorsque depuis longtemps toute trace de végétation a disparu au milieu des glaces. Cette même loi s'observe également si l'on considère la direction verticale de l'Océan; car, à mesure qu'on descend dans ses profondeurs, la vie végétale disparaît beaucoup plus rapidement que la vie animale, et même dans les abîmes où ne pénètre plus aucun rayon de lumière, la sonde découvre encore des infusoires vivants. »

Qu'il y a loin de ce féerique spectacle au peu que nous apercevons du monde marin, nous au 1res gens de

terre! Ceux qui habitent les côtes ou qui les visitent en curieux voient la mer du rivage; quelques-uns s'embarquent pour quelque petite promenade, vont en bateau à vapeur du Havre à Trouville ou à Honfleur, ou traversent la Manche de Boulogne ou de Calais à Folkestone, à Douvres ou à Ramsgate. Hélas! le mal de mer ne leur permet de rien voir, et aussi bien l'eau opaque, sombre et froide, resserrée entre ces côtes, n'offrirait à leur curiosité qu'un maigre aliment. Tout au plus verraient-ils çà et là quelques poissons sautillant à la surface, quelques méduses aux reflets irisés nageant près du navire, quelques mouettes rasant de leurs longues ailes aiguës la crête immense des lames.

La plage, mise à nu par le reflux des grandes marées, donne mieux que la mer elle-même la notion de ce que doit être le fond de l'abîme. Là sur le sable, dans les flaques d'eau, parmi les galets ou sur les bancs de rochers, se déploie l'étonnante variété des produits de l'Océan. Le sable est émaillé d'une multitude de coquillages; des astéries (étoiles de mer), des oursins, des méduses gisent ou rampent sur la plage ; des chevrettes sautent dans les lagunes où nagent en tout sens de petits poissons aux brillantes écailles ; des crabes courent de toute la vitesse de leurs pattes se cacher dans les crevasses des rochers au flanc desquels sont fixés des moules , des huîtres et d'autres mollusques testacés. Les bancs de roches tabulaires disparaissent sous les longues franges entrelacées des algues aux teintes sombres et des mousses vertes, sous les bruyères nacrées, les corallines, les spirorbes, et forment ainsi comme de vastes tapis où s'épanouissent en fleurs vivantes, en arbustes déliés, les actinies et les polypiers nains. On a donc devant soi, sur une étendue de quelques

centaines de mètres carrés, facile à parcourir dans l'intervalle de deux marées, un aperçu assez complet de la flore et de la faune de l'Océan. Malheureusement , il y manque le milieu vivifiant de tous ces êtres; et aussi sontils en proie à une agitation, à un malaise visibles. Plusieurs périssent avant le retour de la mer.

Mais voici que la science moderne, non moins ingénieuse dans ses procédés de vulgarisation que patiente et hardie dans sa recherche des secrets de la nature, a trouvé un moyen de nous faire assister aux scènes du monde sousmarin. Elle a créé de petits océans en miniature, de petites mers d'appartement, où l'on peut voir à travers des murs de cristal les poissons, les crustacés, les mollusques et les zoophytes vivre de leur vie normale au sein de « l'onde amère, » parmi les rochers, les coraux et les fucus. Je veux parler des aquaria qui ont été établis depuis peu d'années dans quelques musées d'histoire naturelle, notamment au Zoological garden de Londres, et au Jardin iï acclimatation de Paris.

L'aquarium de Londres est le plus ancien. Il a été inauguré en 1852. C'est un bâtiment dont les murs et la toiture sont presque entièrement construits en fer et en vitrage, de telle sorte que la lumière y pénètre de toutes parts. Dans l'intérieur sont disposés un grand nombre de bassins ou bacs quadrangulaircs, à parois de verre, renfermant les uns de l'eau douce, les autres de l'eau de mer, qui se renouvelle incessamment. Ces bacs, garnis de coquillages, de galets, de fragments de rocher, servent de demeure à une grande variété d'animaux aquatiques qui, sauf l'espace et la liberté, retrouvent à peu près, dans leur prison transparente, les conditions d'existence pour lesquelles la nature

les a formés. Le voisinage de la mer, qui permet de fournir toujours à ces exilés de l'eau fraîche et vive, est, pour l'aquarium de Régent' s Park, une circonstance singulièrement favorable. La ménagerie marine peut aussi , grâce à cette proximité , être maintenue au complet , et les vides qui s'y produisent « par suite de décès » sont aussitôt comblés.

Mais ce qu'on peut appeler la mise en scène de cette exhibition n'approche pas de l'arrangement artistique et des heureuses dispositions que présente l'aquarium de Paris , œuvre pourtant d'un ingénieur anglais , M. W. Alford Lloyd, qui s'est occupé spécialement, pendant plusieurs années, de ce genre de travaux. Le bâtiment, au lieu d'être une sorte de palais de cristal, comme celui de Londres, est, au contraire, en maçonnerie de briques, avec des soubassements et des corniches en pierres de taille. Il n'a point de fenêtres, et n'offre à l'intérieur qu'une longue galerie éclairée seulement par les deux portes situées à chacune des extrémités, et par la lumière qui pénètre à travers les viviers. Ceux-ci sont construits dans l'épaisseur du mur et disposés sur une seule rangée. La paroi qui donne du côté de la galerie et celle qui sert de couvercle sont en verre bien blanc, soigneusement poli; les quatre autres parois sont en ardoise.

On voit d'après cela que la lumière qui pénètre dans les viviers vient exclusivement du dehors, tandis qu'une demiobscurité règne dans la galerie. Ce système d'éclairage est d'un effet saisissant, et produit une illusion singulière. Le regard n'étant point distrait par les objets environnants, l'attention se concentre tout entière sur le polyorama vivant qu'on a devant soi; et, comme l'idée de grandeur n'est

que relative , les tableaux prennent bientôt aux yeux des spectateurs des dimensions de plus en plus grandes, ou plutôt leurs dimensions réelles disparaissent pour faire place, dans la perception de chacun, à celles que l'imagination veut bien leur prêter. La décoration de ces théâtres d'un nouveau genre, où se joue au sérieux le drame de la vie sous-marine, est d'ailleurs des mieux entendues. Ce sont des grottes de rocailles, des voûtes de coquilles, des rochers de diverses natures , ayant les formes les plus bizarres et les plus variées, au milieu desquels végètent les plantes marines et les anthozoaires. Inutile d'ajouter qu'une balustrade, qui règne d'un bout à l'autre de la galerie, tient les visiteurs à distance respectueuse des vitrines.

Les viviers sont au nombre de quatorze, sur lesquels quatre seulement contiennent des animaux d'eau douce ; les dix autres sont réservés aux habitants de la mer. La capacité de chacun est de mille litres ou un mètre cube. Ils sont alimentés d'eau de mer par un appareil particulier, qui établit dans tous les bassins un courant continu. L'eau est fournie par trois réservoirs souterrains, dont le plus grand a une capacité de 22,000 litres, et les deux autres peuvent contenir 5,400 et 3,600 litres. L'appareil qui la fait circuler est une machine hydraulique et pneumatique qui peut fonctionner environ vingt- trois heures sur vingtquatre, et permet de se servir pendant assez longtemps de la même eau, toujours filtrée et aérée. Il est seulement nécessaire d'entretenir constamment les fdtres en bon état, et de compenser par une petite quantité d'eau de pluie celle qui se serait perdue par l'évaporation dans les viviers.

Comme beaucoup d'animaux marins ont besoin d'alter-

natives d'immersion dans l'eau et d'exposition à l'air, on s'est ménagé le moyen de produire un flux et un reflux artificiels : ce qu'on fait la nuit, afin de ne pas nuire à la beauté du coup d'œil pendant le jour. Notons aussi qu'un système d'écrans est adapté aux ouvertures qui éclairent les viviers, afin de n'y laisser entrer que la quantité de lumière qui convient aux animaux, et en même temps d'éviter la formation d'une quantité trop considérable de conferves ; cette végétation a été longtemps un des plus sérieux obstacles à la réussite des aquaria. Du reste , les glaces sont nettoyées tous les jours avec soin des dépôts qui s'y produisent, et qui ne tarderaient pas à les obscurcir.

Ce qu'on peut reprocher à l'aquarium du jardin d'acclimatation de Paris, — et ce reproche s'applique également à celui de Londres, — c'est d'être établi sur une trop petite échelle. Malgré l'illusion fort habilement préparée qui résulte de la disposition des viviers, l'effet obtenu est loin de ce qu'il serait si l'on avait pu y affecter des capitaux suffisants pour donner aux réservoirs et aux bassins de plus grandes dimensions l. Car toute la question est là : Les

1 Qu'on veuille bien se rappeler ici ce que je disais quelques pages plus haut de la facilité avec laquelle l'eau de mer meurt et se corrompt lorsqu'elle est en petite quantité et séparée de la masse. Il est certain que les animaux marins trouveraient des conditions beaucoup plus favorables, qu'ils seraient plus vivaces et mieux portants, dans de vastes bassins où l'eau de mer serait amenée de réservoirs beaucoup plus spacieux encore, et fréquemment renouvelée. L'aquarium du Jardin d'acclimatation de Paris a fait, depuis son installation, des pertes nombreuses. La mortalité qui y règne doit être attribuée sans aucun doute à la parcimonie qui préside à l'approvisionnement des réservoirs en eau de mer fraîche. On s'est probablement trompé aussi en admettant que l'eau de mer se conserverait mieux sous terre qu'exposée à l'action de la

difficultés d'exécution sont secondaires, et toutes se résoudraient aisément si l'argent ne manquait point. On pourrait alors exposer aux regards du public non plus seulement quelques douzaines de petits animaux étroitement emprisonnés, quelques chétifs échantillons de végétaux marins, mais un choix plus varié et plus abondant des principaux représentants de la faune et de la flore océaniennes. Et ce n'est pas à une société de particuliers, animés sans doute d'un zèle sincère pour la vulgarisation des sciences, mais dont les intentions libérales sont nécessairement limitées par l'état de leur fortune , c'est à notre Muséum d'histoire naturelle, pourvu de ressources mieux en rapport avec sa haute mission, qu'il appartiendrait d'élever à la science un semblable monument. Alors ce bel établissement, qui déjà dans son étroite enceinte, avec ses collections écourtées et mal entretenues, et ses maigres revenus, excite l'admiration des étrangers, deviendrait enfin ce que, dans la pensée de ses fondateurs, il devait être un jour, à savoir : un abrégé de la création, une exposition universelle et permanente des œuvres de la nature.

lumière. On a oublié cet aphorisme d'Hippocrate , confirmé par la science contemporaine : « Sol aquas illustrât et castiyat. Le soleil clarifie ei purifie les eaux. »

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