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LES CÉTACÉS

Le poisson est le type le plus élevé des êtres marins proprement dits. Aux échelons supérieurs , on rencontre encore des animaux vivant dans l'Océan; mais une démarcation bien nette sépare ces derniers des précédents. Leur conformation extérieure, leurs mœurs les rapprochent plus ou moins des poissons; mais ils en diffèrent par leur organisation, qui est celle des animaux terrestres. L'Océan n'est point leur élément : c'est leur demeure. Ils y trouvent leur nourriture ; mais pour l'accomplissement de la fonction la plus importante de la vie, la respiration, il leur faut l'air libre; ceux d'entre eux qui sont ovipares se rapprochent de la terre au moment de la ponte, et vont confier leurs œufs au sable du rivage. En un mot, si l'on veut me permettre cette distinction figurée un peu subtile, ils sont plutôt les hôtes que les citoyens de l'Océan. Ils établissent

la transition entre la création neptunienne et la création terrestre.

Plusieurs trompent d'abord, et ont longtemps trompé les observateurs superficiels et le vulgaire, qui confond indistinctement sous le nom de poisson tout ce qui vit dans l'eau. En fait, ce sont les plus marins, les cétacés, créés exclusivement pour la nage, et en conséquence présentant exactement les mêmes formes que les poissons : le corps tout d'une venue, s'amincissant à la partie postérieure en une queue bifurquée, et de vraies nageoires pectorales; rien enfin qui rappelle les quadrupèdes terrestres même les plus pesants, — si ce n'est après un examen attentif. — En y regardant de plus près , on remarque que la peau des cétacés est sans écailles, souvent même parsemée de quelques poils gros et roides. Les nageoires sont charnues; leur charpente est formée d'os articulés comme ceux des pieds et des mains de mammifères terrestres, et se rattachant par un cubitus et un radius soudés ensemble à un humérus très-court, il est vrai, mais néanmoins distinct. On retrouve en outre clans leur squelette toutes les pièces principales du squelette des grands animaux terrestres. Les membres postérieurs seuls manquent, et l'on n'aperçoit que des vestiges du bassin.

Si Ton pénètre plus profondément dans l'examen de leur organisme , on voit les liens qui rattachent les cétacés aux quadrupèdes supérieurs se multiplier et devenir de plus en plus manifestes. Leur sang est rouge et chaud, et de deux espèces : artériel et veineux ; leur respiration s'effectue à l'aide de poumons par l'absorption directe de l'air; leurs systèmes circulatoire, nerveux et digestif sont aussi complets que chez les carnassiers et les herbivores

qui nous sont familiers. Enfin, ils sont tous vivipares; les femelles allaitent leurs petits, et un observateur, qui a plusieurs fois goûté du lait de baleine, affirme qu'il ne diffère pas sensiblement de celui de la vache.

L'ordre des cétacés renferme les animaux les plus grands, non - seulement parmi les habitants de la mer, mais parmi tous les êtres actuellement existants. La baleine franche peut atteindre jusqu'à A^ingt-trois mètres de longueur; mais on en a rarement rencontré qui eussent plus de vingt mètres. Cette dernière dimension est déjà colossale; elle suppose un poids d'environ 70,000 kilogrammes, et une baleine de cette longueur n'a pas moins de douze à treize mètres de circonférence , mesurée un peu en arrière des nageoires pectorales. Celles-ci sont longues de deux et demi à trois mètres; la caudale, qui est à peu près triangulaire , a une largeur de six à sept mètres. On attribue à quelques espèces de baleinopteres des dimensions encore plus gigantesques. Ainsi on dit que la jubarte dépasse quelquefois vingt-sept mètres; et les deux espèces qui habitent les parages des îles Aléoutiennes , le culammak et l'umgullik de Pallas atteindraient, au dire de quelques auteurs, la longueur prodigieuse de cinquante-six mètres. Le cachalot est à peu près de la taille de la baleine franche; cependant on en a, dit-on, rencontré qui, comme la jubarte, mesuraient vingt- six et vingt- sept mètres de longueur.

Les cétacés sont répandus à peu près clans toutes les parties de l'Océan; mais parmi les cinquante espèces environ qui composent cet ordre, quelques-unes ont des habitats assez restreints. Les herbivores (lamantins, dugongs, stellères) , qui vivent de fucus, se tiennent dans les

parties peu profondes et favorables à la végétation sousmarine, principalement près des îles et dans les détroits qu'elles forment entre elles. Ainsi les stellères se trouvent parmi les îles Aléou tiennes, et les dugongs parmi les Moluques; mais les lamantins habitent les uns les côtes de l'Afrique, les autres celles de l'Amérique. « Les mêmes

1 Le Narval. 2 La Baleinoptère.

raisons ne peuvent être applicables aux souffleurs, qui vivent dans les grandes mers; cependant ils ont des demeures circonscrites, dont l'étendue paraît proportionnée à la grandeur et à la puissance de chaque espèce. Les souffleurs fluviatiles ne s'avancent pas dans la mer; la baleine franche est confinée dans les mers boréales, comme la baleine du cap dans l'hémisphère austral; les rorquals semblent habiter des mers circonscrites; le cachalot seul

se trouverait indistinctement clans toutes les mers, s'il n'existe réellement qu'une seule espèce de ce genre. Les dauphins et les groupes qui en sont voisins ont chacun un habitat distinct, soit dans l'Atlantique, au nord ou au sud, soit dans la Méditerranée, dans le grand Océan, ou dans les mers qui baignent l'Amérique, ou TOcéanie, etc. 1 »

On a partagé les cétacés en deux sous-ordres : le premier comprend ceux qui se rapprochent le plus des amphibies. Ce sont les cétacés herbivores de Frédéric Cuvier, ou les Siréniens des naturalistes contemporains. Le second est formé des mammifères pisciformes que Cuvier appelait les cétacés ordinaires, et qu'on appelle aussi cétacés souffleurs, à cause de l'appareil singulier dont ils sont pourvus et qui leur permet de prendre leur nourriture au sein de l'eau , sans avaler en même temps le liquide qu'ils sont forcés d'engloutir. Ce liquide passe au travers des narines au moyen d'une disposition particulière du voile du palais, et s'amasse dans un sac placé à l'orifice extérieur de la cavité nasale. De là, comprimée par des muscles puissants, l'eau est expulsée avec violence par un ou deux conduits (selon l'espèce) percés à la partie supérieure de la tête. C'est ainsi que les souffleurs produisent ces jets d'eau qui de loin signalent leur présence aux navigateurs. L'évent existe aussi chez les herbivores; seulement il se trouve à l'extrémité antérieure ou à la partie moyenne supérieure du muffle. Placés, comme on le voit, bien au-dessus des poissons par leur organisation complexe, qui correspond à une activité vitale et à une sensibilité incomparablement supérieures, les cétacés ne s'en distinguent pas

I Dr Chenu. Encyclopédie d'histoire naturelle.

moins par le développement de leur intelligence. Un profond instinct de sociabilité semble être un des traits caractéristiques de leur nature, et cet instinct se manifeste, dans quelques espèces, par la puissante et réciproque affection des mères et de leurs petits. Le même attachement existe entre les mâles et les femelles, et, comme le sentiment maternel, revêt un caractère touchant, puisqu'il l'emporte presque toujours sur l'instinct qui prime tous les autres chez la plupart des animaux — et trop souvent chez l'homme même : — l'instinct de conservation.

Les mœurs des cétacés diffèrent, du reste, beaucoup, selon les groupes. Celles des cétacés herbivores sont trèsdouces, et l'instinct de la famille est aussi chez eux trèsdéveloppé. On en peut dire autant de la gigantesque baleine, qui, malgré son apparence formidable, est un animai très-inoffensif et ordinairement très-craintif, prêt à fuir devant toute apparence de danger. Un courage intrépide s'allume dans ce colosse lorsqu'il voit un des siens attaqué ou blessé; mais c'est seulement pour le soustraire au danger, pour s'exposer à sa place aux coups qu'on veut lui porter, et, s'il meurt, pour mourir avec lui, que la pauvre bête ne le quitte point. Sans armes, elle ne peut autrement le défendre et ne l'essaie même pas : l'instinct de la lutte, du combat semble lui manquer totalement. Les baleines, comme les lamantins et les dugongs, vivent en famille plutôt qu'en troupes. Leur nourriture est exclusivement animale. Elles mangent des poissons, des vers, des mollusques, de petits animaux articulés qui s'engloutissent en immense quantité dans leur énorme gueule, et, après les avoir fait entrer dans leur gosier, elles rejettent par leurs évents l'eau qu'elles ont avalée. On sait que les dents

sont remplacées , chez ces cétacés, par de longues et minces lames d'une matière fibreuse et cornée extrêmement flexibles, effilées à leur bord et implantées dans la mâchoire supérieure , et qui remplissent l'office d'un crible pour re-

La Baleine franche.

tenir dans la gueule de l'animal les petits animaux dont il fait sa nourriture. Ces lames, longues d'environ trois mètres, sont au nombre de sept à huit cents. Les naturalistes les appellent fanons ; mais elles sont connues yuI-

gairement sous le nom de baleines, et employées dans l'industrie à divers usages, en raison de leur flexibilité et de leur ténacité.

Des organes et des appétits différents correspondent, chez les autres cétacés pisciformes, à des mœurs plus sau-

Le Cachalot.

vages et à des instincts féroces. Les dents du cachalot, nulles ou rudimentaires à la mâchoire supérieure, sont longues et fortes à la mâchoire inférieure, et, lorsque la gueule de ranimai est fermée, elles s'emboîtent dans les cavités osseuses qui bordent le palais. Un tel arsenal indique un animal carnassier, et en effet le cachalot n'est pas

moins que le requin lui-même le fléau des mers qu'il habite. Il fait, dit-on, la guerre à son vorace concurrent, et, non content de dévorer des poissons, attaque aussi les cétacés plus faibles que lui , notamment la baleine. On assure même qu'il éventre les femelles pleines pour dévorer leur petit. Enfin un observateur digne de foi, Beale, dit avoir vu des cachalots se battre entre eux avec fureur, en cherchant à se saisir par la mâchoire inférieure. Ces animaux parcourent ordinairement les mers en troupes nombreuses. Beale en a rencontré qui se composaient de deux à trois cents individus. On dit que ces troupes reconnaissaient pour chef un maie qui nage en avant, et donne le signal du combat ou de la fuite en poussant une sorte de mugissement comparable au son d'une grosse cloche. D'après le même auteur, un cachalot peut demeurer sous l'eau sans respirer pendant plus d'une heure et quart, et faire de quinze à seize kilomètres à l'heure. Lorsqu'il nage le plus vite, il élève et abaisse rapidement son immense queue; le corps, suivant ce mouvement, se découvre et se plonge alternativement dans la mer. A chaque impulsion , il s'élève ainsi de huit à neuf mètres hors de l'eau, et parfois même il se montre tout entier audessus des flots. On rencontre des cachalots dans toutes les mers, bien qu'ils soient surtout communs dans les mers australes. On en a pris jusque dans l'Adriatique.

Les delphinidés se rapprochent des cachalots par leurs appétits carnassiers, mais ils n'atteignent pas les proportions de ces gigantesques cétacés. Les plus grands ne dépassent pas huit mètres de longueur. Dans cette famille sont compris, outre les dauphins proprements dits, les marsouins, qu'on rencontre en troupes nombreuses sur les

côtes de l'Atlantique. Quelques espèces habitent de préférence les mers polaires : tels sont Yépaulard ou dauphin gladiateur, ainsi nommé à cause de sa nageoire dorsale, haute de plus d'un mètre, pointue et recourbée en arrière; — et le narval ou monodon, remarquable par la longue dent implantée dans sa mâchoire supérieure et dirigée en avant, suivant Taxe de son corps. A côté de cette défense

1 Le Marsouin. 12 Le Dauphin vulgaire.

et dans le même os maxillaire, il s'en trouve une autre semblable, mais toujours moins développée, et, le plus ordinairement, à peine apparente, en sorte que ranimai qui, théoriquement, aurait deux défenses parallèles, n'en possède réellement qu'une seule : celle du côté gauche. Cette dent, dont la matière est pareille à celle de l'ivoire et susceptible des mêmes usages, est moins pour l'animal une arme de combat qu'un instrument de travail. « Elle serl à cette espèce, qui est par excellence le cétacé des

mers polaires, disent MM. Paul Gervais et van Beneden, à percer la glace de manière à pouvoir arriver jusqu'à la surface pour y respirer; et comme les narvals vivent en troupes, ce sont les mâles adultes qui sont spécialement chargés de ce soin !. »

On sait de quelle réputation d'intelligence et de philanthropie jouissaient dans l'antiquité les dauphins, et combien de traits de sagacité, d'amabilité, de dévouement les auteurs anciens ont racontés, en les attribuant à ces animaux. Malheureusement, les observateurs modernes n'ont jamais rien vu qui pût justifier ces histoires merveilleuses, et Ton cherche en vain parmi les habitants de l'Océan une espèce qui réponde au signalement des dauphins classiques. Les cétacés qu'on désigne aujourd'hui sous ce nom sont, au contraire, d'après Frédéric Cuvier, les plus carnassiers, et, proportionnellement à leur taille, les plus cruels de l'ordre des cétacés. — « Les dauphins actuels, dit d'autre part M. Boitard, sont des animaux stupides, brutaux, voraces, n'ayant d'intelligence que juste ce qu'il en faut pour dévorer leur proie et reproduire leur espèce. Toutefois, en étudiant les véritables mœurs de ces cétacés, peut-être arriverons- nous à deviner l'origine de ces contes puérils. Lorsqu'un navire est à la voile , il est constamment escorté par des troupes de poissons, attirés par les débris de cuisine, les balayures et les vidanges qui leur fournissent une nourriture abondante. Les dauphins , attirés à leur tour par ces légions de poissons dont ils ont l'habitude de faire leur nourriture, se rassemblent autour des navires et les suivent pour avoir continuellement une proie à leur portée;

1 Zoologie médicale, t. I.

et en cela ils sont imités par les requins. Des matelots auront remarqué que ces derniers attaquaient et dévoraient les hommes qui tombaient à la mer, tandis que les dauphins ne leur faisaient aucun mal. Et, au lieu d'attribuer simplement ce fait à une différence d'organisation, ils l'auront mis sur le compte d'une prétendue amitié que le dauphin aurait pour l'homme. » Il est vrai que, parmi les auteurs des récits merveilleux dont j'ai parlé, il en est un (Pausanias) qui affirme, avec l'accent de la vérité, avoir été témoin du fait étonnant qu'il rapporte. « J'ai vu moimême, dit-il, à Proséléné, un dauphin qui, blessé par des pêcheurs et guéri par un enfant, lui témoignait sa reconnaissance; je l'ai vu venir à la voix de l'enfant, et, quand celui-ci le désirait, lui servir de monture pour aller où il voulait. » Il est évident que, si ce fait est vrai , il se rapporte à un animal autre que le dauphin, probablement à un phoque. « Si Pausanias, dit Boitard, a pris un phoque pour un dauphin, son histoire s'explique parfaitement, et peut être vraie de tout point. » Elle serait possible aussi, s'il s'agissait d'un cétacé herbivore, tel que le lamantin ou le dugong. En effet, ces animaux sont de beaucoup les plus intelligents des cétacés, dont quelques naturalistes les ont, du reste, séparés, pour en former un ordre à part, voisin des phoques, avec lesquels ils ont plus d'un point de ressemblance.

Le nom de Siréniens qui leur a été donné rappelle ces êtres fabuleux, moitié hommes ou femmes, moitié poissons, dont il est si souvent parlé dans la mythologie. En effet, un grand nombre de naturalistes ont cru reconnaître dans les lamantins et les dugongs les tritons, les sirènes, les néréides, mis en scène parles poèmes grecs et latins.

Mais il faut pour cela, ce semble, un bien vif désir de trouver quand même une réalité au fond de toutes les créations enfantées par l'imagination humaine; et en tout cas on doit rendre aux poètes cette justice, que si tels étaient en effet les types primitifs de leurs divinités amphibies, — types qu'ils n'avaient sans doute jamais vus, — ils ont eu du moins le bon goût de les embellir et de les idéaliser de façon à les rendre tout à fait méconnaissables. Il y a loin

1 Le DiufOiicr des Indes.

2 Le Lamantin.

de ces belles femmes aux blonds cheveux flottants, aux yeux glauques, à la voix si harmonieuse qu'elle exerçait sur les plus fermes un charme irrésistible, aux très-laides créatures qu'on a bien voulu appeler Siréniens, et qui , au surplus, habitent bien loin des parages où la fable place les sirènes.

Des trois genres qui composent le sous-ordre des cétacés herbivores, le premier, celui des lamantins, habite

les côtes du Sénégal ou celles de l'Amérique méridionale; le second, celui des dugongs, ne se trouve que dans l'archipel Indien; le troisième enfin, celui des stellères, est confiné dans les baies de la côte nord de l'Amérique, aux environs des îles Kurides et Aléoutiennes, et dans la mer qui baigne la presqu'île du Kamstchatka.

Les lamantins et les dugongs ont le corps allongé en forme d'outre, la peau revêtue de poils rares et roides, la queue ovale ou triangulaire, point de nageoire dorsale, les nageoires latérales pourvues de rudiments d'ongles, le cou court et gros, la tête petite, terminée par un museau ou mufïlc court, garni de moustaches. Ils vivent en troupes composées d'un assez grand nombre de familles, et les femelles ont pour leurs petits un si vif attachement, que les nègres des îles de l'archipel Indien, frappés de cette particularité chez le dugong, ont donné à la femelle de cet animal le nom significatif de marna di Veau.

On assure que les lamantins peuvent acquérir une longueur de plus de six mètres et un poids de 3,500 à 4,000 kilogrammes; mais ceux qu'on prend communément ont en moyenne cinq mètres. Leur chair est excellente; on l'a comparée à celle du bœuf et du veau , qu'elle égale au moins en qualité. Les naturels de l'Amérique méridionale font périodiquement de grandes chasses aux lamantins, quand ces animaux , à l'époque des basses eaux , descendent les grands fleuves pour regagner la mer. Dans tous les pays habités par la race malaise, la chair du dugong est tellement estimée qu'on la réserve pour la table des princes, et Ton fait à ce cétacé une guerre d'extermination qui tend à le faire disparaître.

Les stellères sont peu connus. Tout ce qu'on en sait est

dû au naturaliste Steller, dont Cuvier leur a donne le nom. On les appelle vulgairement veaux ou bœufs marins, vaches marines, bien qu'ils n'aient aucune ressemblance avec ces ruminants, si ce n'est par leurs habitudes herbivores, leur naturel inotTensif et la saveur agréable de leur chair. Les habitants du Kamtschatka leur font la chasse pour leur chair dont ils sont très-friands, pour leur graisse solide et de bon goût, comme celle du porc, et pour leur cuir épais et propre à divers usages.

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