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LA PECHE

L'homme a vu de bonne heure dans l'Océan nn immense réservoir de substances alimentaires. Il a commence par ramasser sur le rivage les huîtres, les moules et d'autres coquillages, les crustacés que la mer laisse à découvert sur le sable. Puis avec la barque, le navire, il s'est lancé sur les flots ; il a inventé des engins, des filets pour prendre le poisson; il a créé ainsi une industrie qui a grandi au point de devenir en certains pays une des branches importantes du travail, une des sources de la richesse nationale.

Les pêcheurs forment la classe la plus intéressante du peuple, — en France, notamment, — et bien distincte de toutes les autres. Séparés du reste de la société, voués à un métier rude, qui fait subsister à peine çt souvent fait périr, ils vivent au jour le jour, la plupart du temps en mer. Ils sont bons, honnêtes, braves et simples, ignorant les choses du monde, tout à fait illettrés. Ils conservent et se transmettent, avec leur ferveur religieuse et leur foi naïve, quelques superstitions, mais inoffensives, consolantes, el toujours d'un fond religieux. C'est leur poésie, ce sont leurs légendes, qu'ils racontent autour du foyer aux petits enfants, avant la prière du soir, tandis que la mer gronde en se brisant au pied de la falaise, et que le veut si file

dans les ouvertures mal fermées de la pauvre cabane. Les mœurs sont douces et pures au village de la côte; la corruption ne vient que sur les vaisseaux, ces villes flottantes de l'Océan.

Il y a dans toute industrie des degrés. Ces degrés, dans la pêche, sont fort tranchés. On distingue la petite pêche, ou pêche côtière, qui ne pousse jamais loin au large, et que les pêcheurs exercent pour leur compte sur des barques qui leur appartiennent; souvent ces barques sont montées en famille par le père et ses fils, après lui par les frères; quelquefois par un patron assisté d'un équipage de deux ou trois hommes. La petite pêche, en général, n'a pas toujours un objet déterminé. Le pêcheur jette son filet à la grâce de Dieu, et ramène ce qu'il peut. Il en est toutefois qui ont des spécialités, et suivant les saisons, suivant le temps, se munissent d'engins pour telle ou telle pêche. Les poissons qui se pèchent le plus abondamment près des côtes de l'Europe sont le hareng et le maquereau, la sardine, l'anchois, le thon, la sole, le turbot, l'anguille de mer, et quelques espèces de squales qui ne servent guère d'aliment qu'aux pauvres habitants des côtes, et paraissent rarement sur les marchés des villes de l'intérieur. Parmi ces poissons quelques-uns sont à la fois de grande et de petite pêche. Tels sont le maquereau et le hareng; l'un et l'autre sont bien connus de tout le monde. Le premier est moins abondant que le second, mais il est plus estimé; sa chair est plus ferme et plus savoureuse. Il est remarquable par l'éclat de ses couleurs. Dans nos parages il ne fait que passer. C'est au nord -ouest de l'Europe que sa pêche est vraiment abondante et lucrative.

Les maquereaux émigrent annuellement en troupes nom-

breuses. D'après Anderson, ils passent l'hiver dans le Nord et descendent au printemps dans l'Océan Atlantique, et jusque dans la Méditerranée, pour remonter en automne dans les froides mers du Nord. Le maquereau de petite pcche, débarqué dans les ports au fur et à mesure qu'il est pris, est aussitôt expédié sur les marchés pour être vendu et mangé frais. Celui de grande pêche est en majeure partie salé et conservé dans des barils, et destiné aux approvisionnements de terre et de mer.

Le hareng est aussi un poisson voyageur, et accomplit à peu près, à ce qu'on croit, les mêmes migrations que le maquereau. Il est peu de poissons aussi abondants; sa fécondité est prodigieuse, et malgré ses nombreux ennemis, au premier rang desquels il faut placer l'homme, qui en prend chaque année des millions, l'espèce ne parait pas avoir sensiblement diminué : les pèches sont toujours en moyenne aussi productives, bien qu'elles ne le soient pas également chaque année. Le hareng habite tout l'océan Boréal, les baies du Groenland, de l'Islande, de la Laponie, des îles Feroë, de la Grande-Bretagne ; il peuple les golfes de la presqu'île Scandinave, du Danemark, la mer du Nord et la Baltique. On le trouve aussi dans la Manche et le long des côtes de France, jusqu'à la Loire; mais on ne le pèche plus dans le golfe de Gascogne, et il ne pénètre pas dans la Méditerranée. Jl ne s'engage que rarement dans les grands fleuves ; malgré cela, on ne peut mettre en doute, parce que l'expérience en a été plusieurs fois tentée avec succès, que ce poisson ne soit susceptible d'être acclimaté dans les eaux douces.

La pêche du hareng est d'origine flamande ou hollandaise. Les Pays-Bas en ont eu longtemps le monopole. Le

hareng était là véritablement un produit national, et, bien que la pêche y soit aujourd'hui fort au-dessous de son ancienne splendeur, elle joue encore un rôle considérable dans l'ensemble de la production néerlandaise. Le principal port d'armement est celui de Vlaardingen, petite \ille située sur un bras de la Meuse, que divise en cet endroit une île récemment formée. Sur une population de 7,000 habitants, on compte à Vlaardingen 2,000 pêcheurs. Aussi n'y rencontre-t-on en été que des femmes et des enfants : les hommes sont à la mer.

« C'est à Vlaardingen, dit M. A. Esquiros, un des écrivains qui ont le mieux fait connaître la Néerlande, qu'il faudrait écrire l'histoire de la pêche du hareng, au milieu de ces filets qui ont pesé dans les destinées du monde, de ces buizen (navires construits exprès pour la pêche) qui ont provoqué pendant longtemps la jalousie de l'Angleterre, de ces pauvres familles par lesquelles s'est élevée en grande partie la fortune des Pays-Bas. Quoique abondante, la pêche de ce poisson frais n'eût jamais constitué une branche importante du commerce national , sans la découverte que fit, en 1380, Guillaume Benkelszoon. Ce fut lui qui inventa l'art de préparer et de conserver le hareng dans le sel. On ne sait rien de sa vie, sinon qu'il naquit à Biervliet, petit village de la Zélande. Il est cependant peu de découvertes qui aient produit tant de richesses en ne demandant aucun sacrifice à l'humanité Charles- Quint, sachant ce que la Hollande devait au hareng caqué, voulut perpétuer le souvenir d'un si grand service rendu à la patrie. Se trouvant, en loo6, à Biervliet, il fit ériger un tombeau à Benkelszoon, qui était mort en 1397. Il y a peu d'exemples d'un monument funèbre aussi bien mérité. »

Une autre circonstance vint compléter la découverte de Benkelszoon. A Hoorn, en 1416, se fit le premier grand filet pour la pêche du hareng. Avec l'art de prendre et de conserver le hareng, cette pêche s'étendit, puis se déplaça. Vers le commencement du xve siècle, elle s'établit à Enkhuisen et à Hoorn. Puis, les guerres avec l'Espagne et ensuite avec la France étant survenues, elle passa presque tout entière dans les deux provinces de Nord-Hollande et de Sud-Hollande, où elle se maintint pendant longtemps à un degré très -élevé de prospérité. On la regardai! comme une branche si précieuse du commerce national , que dans plusieurs édits elle est appelée la mine (For de la République batave. Aussi était -elle soumise à des règlements fort sévères, et jouissait-elle, par compensation, de grands privilèges. Les pêcheurs de hareng formaient une corporation, dont chaque membre s'engageait par un serment solennel à respecter et à observer les usages établis.

« Jusqu'à ces dernières années, continue M. Esquiros, le départ des bateaux pour la grande pêche était fixé à la Saint-Jean (24 juin). Ce départ était précédé de fêtes. Il existe un livre de vieilles chansons hollandaises, que chantaient les pêcheurs avant de se mettre en mer. On portait des toasts au succès de la pêche , et l'on priait Dieu de bénir les filets. Enfin on hissait les voiles, et la flottille pacifique allait à la conquête du hareng. Aujourd'hui les doggeïs parlent dans les premiers jours de juin, et peuvent dès lors ouvrir la pêche; mais, fidèles aux traditions, ou si Ton veut aux préjugés, les pêcheurs ne profitent qu'à contre-cœur de cette liberté toute nouvelle. « Le hareng, u disent -ils dans leur langage naïf, n'aime point à être « pris avaul la Saint-Jean. » En 1755, le nombre des buizen

partant pour la grande pêche était de 234. En 1820, il était encore de 122; il est aujourd'hui de 90. Ce groupe de voiles se dirige vers les côtes d'Ecosse. Deux navires de guerre les accompagnent pour les protéger et les surveiller. Il est interdit aux pêcheurs de toucher terre. Ils ne doivent pas non plus vendre de poissons à bord. La flottille se maintient à la hauteur des Shetlands, d'Edimbourg, et sur les côtes d'Angleterre. La réputation du hareng hollandais tient surtout à la puissance des doggers, excellents bâtiments de merj dont la constitution nautique permet de jeter les filets dans des eaux très-profondes. Là seulement se trouvent les harengs de grande taille et d'une qualité supérieure. Treize à quatorze cents hommes environ prennent part à ce travail de mer. A peine saisi par les mains du pêcheur, le hareng est caqué, c'est-à-dire ouvert avec la lame d'un couteau, et mis dans des barils; on y ajoute du sel, qui fond et dans lequel le poisson se conserve. Depuis une douzaine d'années, une corvette accompagne la flottille. Les cent premiers barils sont chargés sur cette corvette, qui les transporte à toute vitesse dans le port de Ylaardiugen. »

Les Hollandais distinguent trois espèces de harengs : le hareng pec ou caqué, qu'ils nomment gekaakte-haring , et qui se pêche pendant l'été au nord de l'Ecosse; — le steurharirig, qu'on prend en automne sur les côtes de Yarmouth, qu'on sale d'abord pour le fumer plus tard, et qui, fumé, prend le nom de bokking ; — et le pan-haring , qu'on prend dans le Zuyderzée, et qui se mange frais. Ce dernier sert de nourriture aux classes pauvres.

La décadence de la pêche hollandaise est due à des causes économiques que nous n'avons point à examiner.

Cette décadence est-elle définitive on seulement passagère? La question est fort controversée. Quoi qu'il en soit, le monopole du hareng a passé , depuis le commencement de ce siècle, aux mains de la Grande-Bretagne. Tandis que l'ensemble de la pêche néerlandaise occupe à peine aujourd'hui une centaine de navires et produit de trente à trentecinq mille barils de hareng caqué, l'Angleterre a sur les mers environ quinze mille bateaux pêcheurs montés par plus de cent mille hommes, et remplit près de huit cent mille barils de hareng caqué. Quant à la pêche française, elle emploie annuellement de cinq cents à cinq cent cinquante bateaux jaugeant ensemble de quatorze à quinze mille tonneaux, et montés par sept mille cinq cents hommes environ. Ses produits, non compris le hareng consommé à l'état frais, sont de cent quarante à cent cinquante mille barils, du poids de 127 à 128 kilogrammes. La France n'exporte pas de harengs; le marché intérieur suffît pour absorber tous les produits de notre pêche.

La pêche de la morue est beaucoup plus importante que celle du hareng; elle exige des navires d'un plus fort tonnage, munis d'engins et d'approvisionnements considérables, en un mot, armés pour une navigation lointaine et pour de longues opérations. Cette pêche est actuellement celle qui mérite le mieux le nom de grande pêche. C'est une excellente école de navigation ; elle peut presque instantanément fournir à l'Etat une foule de marins aguerris; aussi a-t-elle toujours été l'objet de la sollicitude particulière des gouvernements, qui lui ont accordé des encouragements sous les noms de primes d'armements et primes de produits. On estime à cinq ou six mille le nombre des navires anglais, américains, français, russes, norwégicns, danois, qui se

livrent tous les ans à cette pêche, et qui rapportent dans le monde entier trente -six millions de morues préparées et conservées de différentes manières. La France seule envoie annuellement à cette pêche environ cinq cent soixante-dix navires, jaugeant ensemble soixante-dix-sept mille tonneaux, et montés par quinze mille marins. Le produit de la pêche française dépasse trente-cinq millions de kilogrammes de poisson, dont une moitié se consomme dans l'intérieur de l'empire, tandis que l'autre est exportée à l'étranger ou dans nos colonies, et contribue ainsi pour une part importante à enrichir notre commerce et à entretenir notre mouvement maritime. La pêche de la morue, comme celle du hareng, est d'origine hollandaise; mais elle a suivi dans les Pavs-Bas la même marche descendante, tandis qu'elle s'est, au contraire, rapidement développée en France, en Angleterre, en Russie et aux Etats-Unis.

On pêche la morue dans les mers qui baignent le nord de l'Europe, principalement au Dogger's-Bank l, en Islande, au cap Nord , et sur d'autres points épars des mêmes mers ; mais on la pêche en bien plus grande quantité sur les côtes septentrionales de l'Amérique, particulièrement sur le grand banc de Terre-Neuve, aux atterrages de Saint-Pierre et Miquelon, et dans le voisinage du continent, depuis le Canada jusqu'au golfe Saint-Laurent.

Possédant autrefois les côtes de l'Acadie, du cap Breton , du golfe Saint- Laurent et de Terre-Neuve , la France a eu pendant longtemps les pêcheries les plus florissantes du monde. Mais pendant le xvme siècle elle perdit successivement ces colonies, qui toutes tombèrent au pouvoir des

1 Grand banc situé dans la mer du Nord, entre la Grande-Bretagne, la Hollande et le Danemark.

Anglais ; et il ne lui reste plus aujourd'hui de ces vastes et riches possessions, que les petites îles de Saint -Pierre et Miquelon, avec le droit de pêche et de sécherie sur une partie des rivages de Terre-Neuve. C'est donc surtout clans ces parages que les Français font la pêche de la morue. Un certain nombre de navires vont aussi chercher ce poisson au Dogger's-Bank et dans les mers d'Islande. L'éloignement de nos ports, le manque d'établissements fixes et permanents sur les lieux de pêche, et aussi le moindre développement de notre marine commerciale nous mettent hors d'état de soutenir la concurrence de nos rivaux plus favorisés, les Anglais et les Américains. Ceux-ci, notamment, grâce à leur position géographique, peuvent économiser une grande partie des frais d'armement. Ils emploient à la pêche, comme les Miquelonnais , de très-petits bâtiments, qui font trois ou quatre voyages par saison, et rapportent sans beaucoup de peine et de dépense d'énormes quantités de poisson frais ou salé.

La morue, qui porte des noms différents selon les pays où on la prend, reçoit aussi, dans le commerce, diverses dénominations qui indiquent les préparations qu'elle a reçues. Ainsi la morue fraîche est appelée généralement cabelliau ou cabillaud. Lorsqu'elle a été salée sans être séchée, on la nomme morue verte; si elle a été salée et séchée, on l'appelle morue sèche; elle prend le nom de stock- fish lorsqu'elle a été séchée sans être salée. On distingue enfin dans le commerce la morue grenier, en barils, en boueauts, etc. La pèche du cabillaud est très -productive ; c'est à l'entrée de la Manche, sur les côtes de la Belgique et des Pays-Bas et dans la mer d'Allemagne, qu'elle a le plus d'activité; mais la grande pêche est plutôt celle qui

a pour objet la morue destinée à être conservée. Il n'est personne qui n'ait vu la morue telle qu'on la trouve dans le commerce, c'est-à-dire divisée suivant sa longueur, étalée et coupée en longs morceaux ; mais ce poisson est peu connu dans son état naturel des personnes qui n'ont point habité les ports de mer. Il n'est donc pas tout à fait inutile d'en donner une courte description.

La morue (gadus morrhua) est le genre type de la famille des gadoïdes, ordre des malacoptérygiens subrachicns. Sa forme est à peu près celle d'un merlan gigantesque. Elle atteint souvent uue longueur de un mètre vingt à un mètre trente cinq centimètres, et une largeur de trente à trentecinq centimètres. Son corps, très-charnu, est couvert de grandes écailles grises sur le dos, et blanches avec des taches dorées sous le ventre. Elle a deux nageoires dorsales, trois ventrales, et un barbillon ou appendice filiforme à la mâchoire inférieure. Sa tête est volumineuse et comprimée, sa bouche énorme, ses yeux gros, ronds, à fleur de tête, et voilés par une membrane transparente. Ses dents sont simplement implantées dans la peau, et mobiles comme celles du brochet. Comme ce dernier, la morue est d'une gloutonnerie aveugle et insatiable. Elle se nourrit de toutes sortes d'animaux, principalement de harengs, de capelans et même de crabes, dont elle digère sans peine en quelques heures les carapaces. Elle avale d'ailleurs indistinctement tout ce qu'elle voit remuer autour d'elle, même des corps absolument indigestes. Aussi peuton la prendre en lui présentant pour appât des morceaux de drap rouge.

Les morues sont si abondantes au banc de Terre-Neuve, qu'un seul bateau peut en prendre en un jour plusieurs

centaines. Cette pêche se fait au moyen de longues lignes, auxquelles on met pour amorce des entrailles de morues qu'on a vidées, des morceaux de viande ou de poisson, etc. La pêche a lieu, sur le grand banc de Terre-Neuve, au mois de mai. Les navires sont, en général, de cent vingt à cent trente tonneaux, avec quinze à vingt hommes d'équipage. Ils ont au moins deux fortes chaloupes. Ils déposent à terre les passagers pêcheurs , les mousses et les novices , qui doivent s'occuper du séchage et de la salaison; puis ils se dirigent vers le banc, où ils vont mouiller par soixantedix ou quatre-vingts mètres de fond. Les deux chaloupes sont mises à la mer, et chaque soir elles vont, montées chacune par cinq hommes, tendre les lignes, qui sont armées de quatre à cinq cents hameçons. La partie de l'équipage restée à bord du navire s'occupe aussi de la pêche avec des lignes de fond. Chaque pêcheur ne prend qu'une seule morue à la fois. Néanmoins ce travail est rendu fatigant et pénible par la longueur des lignes et le poids du poisson , et par le grand froid qu'il fait dans ces parages.

Une fois les morues prises, on les sale ou bien on les fait sécher. Dans les deux cas, on les éventre, on les vide et on leur coupe la tête. Outre leur chair, ces poissons donnent des produits accessoires qui ne sont pas sans importance : leurs langues, qui sont salées et conservées à part, et qui passent pour un mets très-délicat; leurs œufs, qui, sous le nom de rognes, sont apportés en Europe et servent d'appal pour la pêche de la sardine; enfin les foies, d'où l'on extrait en grande quantité une huile dès longtemps connue et employée dans l'industrie, et qui , depuis un certain nombre d'années, a été appliquée au traitement des scrofules, du rachitisme et des maladies de poitrine.

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