Héracure : Fragm
ho LE MYSTÈRE DES TROIS
nn qui est la Révélation du Fils, Seconde Personne ‘a a Trinité. Mais de la Trinité elle-même pas un mot. Nos èvres sont i bi closes par le mutisme comme les portes del’Abîme par des verrous de fer.
Depuis le commencement du monde les hommes savaient cette vérité, s’en souvenaient ici 1 | ; souyenaient, et voici que subit ils l À à ement ils 1 oubliée. ; v Oui, subitement : cela n’est arrivé que pendant les trois : : 5h derniers siècles, ou, avec plus de rapidité et am ' np eur encore, pendant les trente ou quarante dernières années, ou même, pendant ces toutes dernières années, les plus terribles de la vie de l'humanité À ". dirait que les hommes, ayant soudain oublié la loi ondamentale de la logique — la loi d'identité — sont devenus fous.
L'homme mé 1 i ème qui ne 5: D * 'rinité vi er 1 e sait pas ce qu'est la Trinité vit Elle comme le poisson dans l’eau et l'oiseau dans l’air Il a beau briser ri 1 i i Fu sa ei la logique, il lui reste soumis tant qu'il ; est pas tout à fait fou. Tant qu'il pense, il pense selon la CO » . Ù ; f ; Hdi car les catégories fondamentales de la pensée >ens : TN — l'espace et le temps — sont ternaires. Trois imensions dans l'esp Ë 19 Nr pace : la ligne, le plan, le volume :
: Vin dans le temps : le présent, le passé, l'avenir ous les postulats re expéri 6 a postule de notre expérience sont également ter- : es. Depuis Démocrite et Lucrèce, l’idée de la substance " pe a À ÿAn, renferme en elle l’idée des atomes avec leur attraction à à Ë LA (+ jet sg répulsion (— a) réciproques, ces deux principes opposés s’unissant en un troisième (Æ a) qui est ce que nous appelons précisément la « matière ».
La loi de polarité physique est ternaire elle aussi. Deux pôles, anode et cathode, sont enclos dans le courant électrique. Selon la parole d'Héraclite : « c’est l'Éclair qui dirige tout, Tà àà ndvra otuxlter XEPHUVOS D — l'éclair unifiant des Trois.
La loi de la réaction chimique que Gæthe appelait l’affinité d'élection des corps, Wahl-verwandschaft, est ternaire : deux corps « contrairement concordants » s'unissent en un troisième.
Ternaire aussi la loi de la vie organique : la symétrie extérieure (deux oreilles, deux yeux, deux hémisphères cérébraux) et l’unité intérieure de la fonction biologique. Ou plus profondément encore, deux sexes, deux pôles, et, entre eux, l’éternelle étincelle de la vie — l'éclair d'Héraclite.
Enfin l’évolution du mondeest ternaire : deux phénomènes opposés, l'intégration et la différenciation, s'unissent dans le
processus unique de l’évolution.
Ainsi l'éclat aveuglant de la lumière « trois fois ardente » brûle les veux de l’homme, mais celui-ci les ferme et refuse y ; de voir. Tout le pousse vers la Trinité comme le conducteur F .
pousse l'âne avec l’aiguillon. Mais l'homme se bute, regimbe
contre l’aiguillon.
Il veut rester sec dans l’eau, étouffer en plein air. Le
poisson à oublié l’eau, l'oiseau a oublié l'air. Comment les
leur rappeler ?
ù XVIII
Rappeler la raison dans une maison de fous est dangereux. Tous les fous crieront d’une seule voix : Monisme! Monisme!
Mais qu'est-ce que le monisme, l’unité sans la Trinité, la partie sans le tout? On commence par le monisme et l’on finit par le nihilisme, parce que, par la Trinité, s’affirment l'Esprit et la matière, et par l’unité la matière seulement : tout est un, tout n'est qu'’inertie, mort, néant. Notre tendance
vers le monisme est la tendance cachée — à peine cachée aujourd’hui — vers le néant.
Durant vingt-cinq siècles de philosophie, d'Héraclite à nos jours, il ne s’est trouvé personne, sinon quelques « fous », pour réfléchir à ce dont je parle en ce moment. N'est-ce pas le plus miraculeux des miracles diaboliques ? D’innombrables systèmes philosophiques et pas un qui soit ternaire. Monisme, dualisme, pluralisme, tout ce que l’on voudra, sauf cela. Notre raison semble avoir pour la Trinité une horreur aussi insurmontable que celle de la géométrie euclidienne pour la quatrième dimension, et de notre corps pour la mort.
Trois est un nombre ensorcelé. Celui qui le prononce, le murmure, soulève contre lui toutes les forces de l'Enfer, et des blocs de pierre l’ensevelissent pour étoufler sa voix.
Sous la « Lumière trois fois ardente », Méphistophélès, l'antique Chien, gronde, montre les dents, se contorsionne : il se souvient qu’une fois déjà cette Lumière l’a brûlé et il sait qu’elle le brülera de nouveau.
Et nous tous, enfants de Méphistophélès, nous nous contor-
sionnons comme lui : nous savons, nous aussi, que l'éclair des Trois nous réduira en cendres.
UNIL D'EUX 1 ŒUT TROIS hi
émoi iel : le Père dent témoignage au ciel : le À
; trois qui rer in tie ces trois ne font qu un. Et il
le Verbe et le Saint-Esprit. Et Lt i ï émoignage sur la terre : L'esprit, yen a trois qui rendent témoignag dun rois témoignages sont unanimes ‘.
l'eau et le sang, et ces trois témoignages ER ignifi il y a au ciel la Trinité divi Ces paroles signifient quil y
i i comprendre terre la trinité humaine. Mais on ne peut ee [ mois l’on n’a compris
LL 'RoUE RE ce qu'est la Trinité, ce que sont les Trois, ce qu'est l'Un.
ÿS ÿ* (ar sui e m stèr de 1 n e ère . € Je 115 L ère U st le mystèr du mot divin
it Di image de Dieu, répète :
Celui qui est », dit Dieu, et l’homme, image ; TÉF
« Je suis ».
Dieu est un et personnel, EDR rien de pareil et n’en aura jamais. L'unité es 8 eu de pareil e
ité humaine. TE de la personnalité ht me PU Et RAR Celui qui l’ignore ignore tout de Dieu.
1 ira ] is : « Dieu est ».
dit: « Je suis », ne dira jamais
et l'homme aussi. IL n'a jamais
ITL
è ma vie Si Dieu n'existe pas, le problème de la valeur de Eu. n. Je n'ai même pas de raison
disparaît : je ne suis plus rie