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DIS AXIV, 12.
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viendra-t-elle encore renverser l'édifice sur ses constructeurs insensés ?
Bien des peuples d'Asie, d'Europe et d'Amérique ont gardé un souvenir très vif d’un cataclysme universel, de ce que nous aspelons : le déluge. Babylone s'en souvient plus vivement que tous. Ce n’est pas en vain dun je déluge est le centre de Gilgamès, la grande épopée babylonienne.
Connaître, c’est se souvenir, a dit Platon. On peut connaître, se rappeler l’avenir comme le passé. La première, Babylone se rappela la fin du monde qui fut, et connut celle qui sera.
On a découvert parmi les ruines des palais de Ninive, dans la bibliothèque d’Assourbanipal, les douze tablettes cunéiformes de Gilgamès. La onzième contient la légende du déluge.
On trouve dans la Genèse la même légende. Mais la Genèse ne fut écrite qu’au vné siècle av. J.-C., alors que le Gilgamès sumérien date au plus tard du xxv°; peutêtre même cette épopée n'est-elle que la reproduction d’un ‘original plus ancien’.
Il semble que ces tablettes d'argile couvertes des