Cuneiform Texts, ibid
l'homme sur la terre et il fut affligé en son cœur. Et l'Éternel dit : j’exterminerai de la face de la terre les hommes que j'ai créés ».
Alors, les Ælohim — les dieux d’Israël et les dieux de Babylone — décidèrent le déluge. Mais le clément [ahvé- Ea avertit Noé-Atrachasis. Pour ne pas trahir le secret des dieux il lui parle, non point face à face, mais dans une vision prophétique; comme l'ouragan précurseur du déluge, il souffle à travers les fentes de la hutte de roseau, primitive habitation des hommes de Sennaar :
Hutte, hutte! Muraille, muraille!
Écoute, hutte! Entends, muraille !
Homme de Sourippak, fils d'Oubara-Toutou, Détruis ta maison, construis une arche, Méprise la richesse, cherche la vie,
Perds tout et sauve ton âme‘!
Et dans les deux récits, le biblique et le babylonien, la description de l’arche est identique jusqu’en ses plus petits détails — jusqu’à l’asphalte, le chemar, dont les deux arches sont calfatées *.
Mais la description du déluge même est plus vivante, plus exacte dans le texte cunéiforme que dans la Genèse : ici le narrateur raconte ce qu’il a appris, et là ce qu’il a vu.
Aux premières lueurs du jour Un nuage noir monta du fond du ciel.
Adad rugit dans son sein;