‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 135 sur 198 · Ibid, 66-70. — Gen., VI · texte numérisé non relu

Ibid, 66-70. — Gen., VI

Les hérauts divins marchent devant lui

Par les monts et par les vallées ;

Irragal arrache les pieux,

Nimourt le furieux rompt les écluses,

Les Announakis brandissent leurs torches

Éclairant la terre de terribles lueurs.

La fureur d'Adad se cabrant jusqu'au ciel Transforme en ténèbres la lumière du jour

Et brise la terre comme un vase de potier.

Tout le jour le vent du midi ne cesse de souffler, Hurlant, grondant, chassant les eaux sur les montagnes, Les vagues sur les hommes croulent en bataillons, Les hommes ne se voient plus dans les ténèbres, Le ciel ne voit pas la terre périssante.

Les dieux épouvantés par la trombe diluvienne S’élancent au ciel chez leur père Anou,

Et se serrent contre le mur, accroupis comme des chiens. Iétar crie comme une femme en gésine,

La Reine des cieux hurle :

« Tout le genre humain retournera au limon.

« Dans le conseil des Dieux j'ai ordonné le mal,

« L'extermination des vivants.

« Et moi, leur Mère unique qui les ai enfantés,

« Je les vois aujourd’hui remplir les eaux

« Aussi nombreux que les œufs de poissons | »

Et tous les dieux et les démons pleurent avec IStar, Et hurlent, accroupis comme des chiens...

« La tempête diluvienne dura six jours et le septième elle se calma », relate Atrachasis.

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