‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 141 sur 198 · Maru., XXIV · texte numérisé non relu

Maru., XXIV

RS 0 t l'écho des siècles dans l'éternité, comme le croassemen

sinistre du corbeau.

LIT

Dans la vie de chaque homme il arrive un pas où

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son âme voit soudain la mort. Si dans la vie de I és , i 1 Û st-1 aui

nité cet instant doit arriver, peut-être est-il aujour ue jamais.

plus proche q 5 Mais tous les siècles tendaient vers lui. Mi Rs À , ë

l'avait déjà prédit : son âme vit la mort comme la bHonn

blessée de Ninive.

Il a vu tout jusqu'aux bornes du monde,

Tout éprouvé et tout connu.

Pénétrant du regard les plus profonds mystères, De la suprême sagesse il a levé le voile.

Il a révélé ce qui fut avant le Déluge.…

Dans l'effort et dans la douleur

Il parcourut une longue route

Et en traça le récit sur les tables de pierre, Dieu aux deux tiers, homme pour un tiers !.

C’est là le début de Gilgamès : on dirait le début de Faust. Là commence la tragédie de la connaissance, notre tragédie par excellence. Faust et Gilgamès possèdent la science et cherchent la vie.

« Tu cherches la vie et tu ne la trouveras pas », est-il dit de Gilgamès, et la même chose presque est dite de Faust :

Grau, lieber Freund, sind alle Theorien

Dock ewig grün das goldne Baum des Lebens.

Toutes les spéculations sont grises, mon ami, Mais éternellement vert est l’Arbre d’or de la vie.

L’Arbre de Science n’est pas l’Arbre de Vie:

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