‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 165 sur 198 · Dosroiïevskx · texte numérisé non relu

Dosroiïevskx

qui tombent de la table de leur maître. — © femme, grande est ta foi; qu’il soit fait selon ton désir!. »

« Il faut immoler Dieu », lit-on sur une tablette sumérienne, relique d’une antiquité insondable. Immoler, tuer Dieu, n’est-ce pas effroyable? Non : nous nous y sommes habitués. Pas tout de suite cependant; d’abord nous étions surpris et effrayés selon la parole du prophète : « Tu fus pour beaucoup un sujet d’effroi, tant ton visage était défiguré, tant ton aspect différait de celui des fils de l’homme?®. »

Défiguré à tel point que les disciples, lorsqu'ils détachèrent Son corps de la croix, ne le reconnurent pas et, frappés d’effroi, s’enfuirent en silence : qui était-ce?

Et le plus terrible est que cet effroi terrestre n’est que le reflet de l’effroi céleste : l’Agneau immolé dès le commencement du monde est le fondement de l’univers et de tous les sacrements, ou plus exactement de l'unique sacrement, car ils se ramènent tous à un seul qui est précisément l’Immolation de Dieu.

L'Égypte le sait bien, et l’on peut dire qu’elle ne pense qu’à cela, mais elle se tait comme le Sphinx, muette d’effroi. Babylone balbutie comme dans le délire de la folie.

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