‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 172 sur 198 · Ps., CII · texte numérisé non relu

Ps., CII

Quand, langoureux et languissant l'out ce qui fleurit et vécut Souril pour la dernière fois! !

Les flûtes de Tammouz unissent dans leurs accents le suprème sourire de l'humanité périssante au premier sourire de la nouvelle humanité.

KNN

Sur le Fils bien-aimé s'élèvent les pleurs...

Pleurs sur les champs sans épis,

Pleurs sur les mères et les enfants mourants,

Pleurs sur les torrents desséchés,

Pleurs sur les élangs où le poisson dépérit,

Pleurs sur les marais aux roscaux immobiles,

Pleurs sur les forêts où le tamarin ne fleurit plus,

Pleurs sur les plaines où la bruyère ne pousse plus,

Pleurs sur les vergers où miel et vin ne coulent plus...

Les paroles se répètent dans ce chant comme les sons

de la voix dans les sanglots. Ces répétitions nous fatiguent, mais il s’y accumule peut-être pour les pleureurs euxmêmes une force semblable à la puissance magique des incantations.

O mon époux, mon enfant !

Ainsi la déesse [star pleure Tammouz. [l est à la fois son lils et son époux, comme Osiris est le fils et l'époux d’Isis. O ma mère, mon épouse !

dit à Solveig, sa bien-aimée, Peer Gynt mourant.

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