OSIRIS, L°OMBRE DU GRUCIFIÉ
nous attestent qu’à l’âge de pierre existaient en Égypte des sacrifices humains : les prisonniers de race étrangère étaient poignardés ou étranglés. Plus tard, l’homme fut remplacé par un animal — gazelle, veau, agneau. On Jui attachait un sceau d’argile ou de pierre, représentant l’homme sacrifié. Enfin, la victime s’identifie avec Dieu lui-même. Ce n’est plus l’homme que l’on immole à Dieu, mais Dieu qui se sacrifie à l’homme. Dieu est la Grande Victime. Le mystère du monde est le mystère de Pamour divin immolé. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné pour lui son Fils unique »: le Seigneur parlant ainsi semble faire écho à la sagesse égyptienne.
L'un des noms d'Osiris est Bata, Ame du pain. En mangeant le pain, les hommes mangent la chair d’'Osiris, communient en sa chair. « Tu es le Père et la Mère de tous les hommes; ils respirent par ton souffle, ils mangent ta chair'. »
Suivant le témoignage de Plutarque, « les prètres égyptiens professent non seulement d’Osiris, mais aussi de tous les autres dieux, que leurs corps reposent en Égypte enterrés et honorés ». Ce qui veut dire que tous
les dieux sont des Osiris, des victimes immolées. Tous ils vivent, souffrent et meurent en lui. C’est là et uni-