‹ Les Mystères de L'OrientChapitre 71 sur 198 · Jean, XI · texte numérisé non relu

Jean, XI

OS ER TS NLAOMNIBIREMDT RESSUSGITÉ 169

telle, l’autre monde, le ciel. Mais combien plus difficile encore d’aimer notre monde et la terre à travers la mort et à travers le corps mortel! C’est ainsi cependant que Égypte les aima. On peut dire que jamais, tant que Dieu n’était pas descendu sur la terre, il n’y eut un tel Mine de la vie triomphant de la mort. Et peut-être faut-il qu Il descende de nouveau pour qu’un tel amour se répète.

« Lève-toi, lève-toi, Osiris! Je suis Horus, ton fils, qui suis venu te rendre la vie, unir tes os, lier tes ne joindre tes membres. Je suis Horus qui forme son père. Horus ouvre ta bouche, te donne des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, des jambes pour marcher, fie mains pour agir. » Cest avec ces mots que le prêtre accomplit sur le mort la cérémonie Ap-lia, « lOuverture » de la bouche et des veux. [l enlace la momie, approche du sien son visage et lui transmel, lèvres à lèvres, le souflle de la vie.

« Tu es dieu parmi les dieux, et tu reçois cependant ce qui te fut donné sur la terre... Ta chair croît, ton sang circule dans Les veines et tous tes membres sont sains; tu as ton vrai cœur, ton cœur d'autrefois. »

« Je suis vivant, je suis vivant! » répond le mort’.

Ce matérialisme effraye les spiritualistes absolus que nous sommes. Il nous semble que, pour la foi enfantine

Page 1