I.KS MYSTKIîES DK I.'uNIVEns
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en hiver. Quand j’ai des pellicules, je me froLtc avec du bichlorure beaucoup plus fort pour celte fois alin d’arrêler la démangeaison.
Voilà 1 inconvénient d’un journal. Je traite un sujel sérieux et je le lâche, pour parler des végétaux, lies poulets, du mercure, etc.
Espérons en tout cas, (pie ma digression sera utile et rendra quelques services: cela suffirait à la justifier amplement. Et puis, je crois que ma découverte au sujet des microzoaires qui habitent et fabriquent les végétaux aura une grande utilité pour le traitement des plantes, de la vigne, des greffes, et de toutes les maladies des plantes. Et si on allait arriver à greffer des carottes sur des betteraves, voyez quelles belles et énormes carottes ! Et la question du sucre se poserait encore !
Je recommande aux amateurs d’oignons à fleurs de les couper par moitié de deux sortes différentes; de les accoupler avec soin, de les bander dans du papier pelure d’oignon et de les cultiver. Les deux moitiés d’oignon pourront se souder et donner un produit hétéroclite curieux. Je vais d’ailleurs, refaire des essais, si je trouve un moyen pour les préserver de mes chiens et chats surtout. Avis aux Hollandais et aux amateurs de tulipes noires.
Mais voici (pic je recommence : décidément je suis incorrigible! Ce (pie c’est quand on est seul, on parle à son papier, comme à un vieil ami discret!
Ah! si j’avais les vieux manuscrits de valeur, écrits par un tas de misanthropes, (pii se distrayaient' en écrivant leurs intimes pensées, que de belles choses on découvrirait. Il est probable (pie les parents de. ces vieux êtres grincheux et sauvages prisaient fort peu les écrits d'hommes aussi désagréables, et qu'a près
LES MYSTÈRES DE l’üMYER.S
leur mort, les épiciers ou marchands de fusées en auront hérité. Balzac même n’y a pas échappé, et quelques-uns de ses manuscrits furent ainsi retrouvés chez les marchands de chandelles !
Je m’attends bien à avoir le même sort, et cependant cela ne m’empêche pas d’écrire; car il me semble que je cause avec quelqu'un qui m’entend et suit tous mes écrits. D’ailleurs, les craquements qui émaillent mes écrits, sont la preuve que quelque puissance ou Entité occulte s’intéresse à mes actes. Quelquefois, je note ces craquements; mais la plupart du temps je ne les note pas sur mes écrits. N’est-ce pas curieux, quand j’écris, d’entendre ces signes certains d’une Entité mystérieuse qui suit tous mes actes?
J’ai été très pressé d’écrire au Tsar, à propos de la future dissolution de la Douma que mes Esprits prévoyaient. Ils voulaient me faire écrire au Tsar, pour le conjurer de ne pas dissoudre cette assemblée qui seule pouvait le sauver ! Déjà les tribunaux révolutionnaires de divers pays l’ont condamné à mort, et je crains fort qu’ils n’arrivent à leur but, car ce serait la lîussie mise à feu et à sang.
Par trois fois, j’ai été sollicité d’écrire au Tsar diverses prophéties, je n’ai écrit qu’une seule fois, lui annonçant toutes ses défaites avec les Japonais et la prise de Port-Arthur et forts voisins. La seconde fois, c’était pour le prévenir que la (lotte de l’amiral Uotjenski n’arriverait pas à sa destination et serait entièrement détruite parles Japonais; mais j'avais consigné le fait et l’avais communiqué par lettre au capitaine de ligne Quenaidit, bien avant le désastre. A quoi bon disais-je, on ne m’écoutera pas ! La troisième fois, il fallait prier le Tsar de faire un coup d’Etat avec le peuple et la Douma. Il fallait lui écrire de se rendre
à la Douma, et dire : Je veux que mou peuple sache que je suis de (oui couir et d’âme avec lui, (pie je pleure sur ses misères, cpie je sais (|u’iiii homme seul ne peut avoir la prétention d’avoir la science intégrale. Il devait poursuivre eu disant: Mes chers députés, faites-moi des lois sages et je me charge de les faire exécuter. Pour la loi agraire, vous ave/ ici dos députés paysans qui possèdent des terres. Eh bien ! qu’ils fassent partie de la Commission chargée d’élaborer une loi pratique et applicable sans violer le droit commun.
Enfin, il devait terminer en annonçant qu’il allait choisir un ministère pris parmi les membres de la Douma, et qu’il chargeait le président de la Douma de constituer ce ministère. Je concluais : « Je suis convaincu, Sire, qu’après ces quelques paroles, vous aurez tout le peuple et toute la Russie intellectuelle pour vous! \ olre nom sera de nouveau aimé et respecté; quand ou verra le Tsar, le père du peuple, comme vous appellent les paysans, mais bien bas maintenant, prendre en main la défense des libertés de la nation. C’est alors que de nouveau et tout haut, et aux acclamations de la Douma heureuse et pleine d’espérances, (pie tout votre peuple répétera de nouveau, mais en le criant, celte fois, a la face du ciel : Le Tsar est le père de son peuple, qu il soit béni et qne Dieu nous le conserve longtemps ! »
J oubliais aussi la fois où j’ai été fortement sollicité d’écrire au comte de Wilt au sujet des grèves, en lui proposant de mettre en vigueur la loi que j'avais appelée : le contrat libre du travail liant les ouvriers et le patron (|iri employait plus de dix ouvriers.
Je faisais remarquer qu’il existe une loi (pii ne permet pas aux équipages des navires de commerce de se mettre en grève, grâce à leur engagement signé avec le capitaine du navire, etc.
Pourquoi n’ai-je ))as écrit cette lettre le 1 er juillet comme j’en étais si sollicité? Parce que j’ai craint que ma lettre ne soit pas remise au Tsar, et que je n’aiine guère écrire inutilement, et j’apprends hélas, que ces craintes de dissolution étaient justifiées, car la Douma vient d’être dissoute ! Quel malheur ! Quelle faute! Quels hommes criminels aveuglent ainsi ce Tsar plein de bonne volonté !
Je crains qu’il ne devienne un autre Louis X\ I, qui, lui aussi, était décidé à faire bien des réformes, mais qui ne marchait pas assez vite au gré du peuple! Je crains la mort du Tsar, assassiné par la révolution. Quand un pays est sur un volcan, comme Test la lUissie, chaque heure, chaque minute a une valeur inappréciable. Si le Tsar s’était fait révolutionnaire, il aurait dirigé la révolution et aurait bien mérité de sa patrie. Le Tsar devrait être à la tète du mouvement et non à la remorque de son peuple assoifie de libertés et de réformes exécutées très rapidement.
Ah ! si je pouvais faire entendre ma faible voix ! Mais pourquoi d’autres souverains n’écrivent-ils pas au Tsar ce que les Esprits me pressent de lui écrire?
Voilà ce que je ne puis comprendre chez les puissances occultes ! Pourquoi l’Esprit qui gouverne les nations et l’humanité, cet Esprit qui prévoit et prédit l’avenir et les événements tragiques, pourquoi n’inspire-t-il pas, pourquoi ne suggère-t-il pas impérativement à un Président de la République d’Amérique ou de France d’écrire au Tsar des lettres énergiques, en dehors de toutes voies diplomatiques, pour lui ouvrir les yeux ? C’est que périsse plutôt la Russie que le protocole.
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Sur les moustiques et les fièvres.
Combien je regrette mon appartement de la rue du Théâtre-Français ! On dit qu’on a le bon air de la campagne au Prado, mais on oublie toutes sortes d’inconvénients qui annulent les jouissances de cet air plus pur qu en ville. Il y a d’abord les mouches eu quantité prodigieuse. bien à faire; car, si on les lue chez soi, il y a des réserves inépuisables chez les voisins. Je suis donc réduit a les tuer dans ma chambre, après avoir fermé ma fenêtre. Dans les autres pièces on a mis des stores qui enlèvent l’air et la lumière.
Dans mes appartements du rez-de-chaussée, j’ai tué trois véritables scorpions, dont je conserve dans une boîte un échantillon. 11 y a aussi force cent-pieds, millepattes et araignées variées, qui viennent sur la figure la nuit, ou qu’on trouve entre ses draps. J’ai tué avanthier encore un superbe cent-pieds, long de 10 centimètres. Non, décidément, cette demi-campagne ne m'offre guère d’agrément; car j’en ai les inconvénients sans les avantages.
Enfin, les moustiques pullulent et me font de cruelles piqûres avec plaies que je frotte de bichlorure de mercure pour atténuer le virus et les démangeaisons. Certes, on finit par se vacciner, car ces piqûres marquent de moins en moins; et je suppose que les moustiques n’ont pas diminué. J’ai remarqué que pendant trois ou quatre jours, ces plaies rougissent chaque jour presque aux mêmes heures, soit vingt-quatre heures après, et elles recommencent à me démanger, presque autant que de fraîches piqûres.
J’en ai conclu que si les moustiques qui se sont reposés sur diverses charognes, ou matières malsaines donnent des fièvres intermittentes, à périodes fixes,
cela doit provenir de la recrudescence du virus que ces insectes ailés introduisent dans notre clrair et notre sang. Un moustique qous pique, le virus s’y développe sous formes de vibrions très virulents qui naissent dans ce milieu favorable. De là, les démangeaisons dues à ces poisons et virus-vibrions. Puis tout se calme. Le lendemain, il doit y avoir une nouvelle ponte ou éclosion de nouveaux vibrions toxiques, qui provoquent de nouveaux accès de lièvre. Puis, ils meurent, et le lendemain, vingt-quatre heures après, ces phénomènes recommencent, etc.
L’espace des accès fiévreux doit donc aussi être celui que les vibrions exigent pour se développer et se renouveler. De là, ces fièvres ou maux à périodes, qui se produisent aussi par l’introduction dans le sang de toutes sortes de vibrions virulents.
Certains poisons, l’arsenic, le mercure, le sulfate de quinine sont indiqués pour tuer ces infusoires de toutes sortes, quels qu'ils soient : c’est là encore une des raisons qui encouragent l’emploi du calomel ou d’autres poisons dans notre économie, de manière à tuer toutes ces colonies de microzoaires qui pullulent dans diverses parties de notre corps, dans un organe, chair, sang, foie, reins, etc. La purge au calome la donc de grands avantages sur les autres purgatifs, surtout pour les enfants, sur lesquels de nombreux microbes se multiplient avec une grande facilité, le Lerrain étant neuf, et ces jeunes Etres n’étant pas encore vaccinés.
Peut-être les mouches et les moustiques jouent-ils ce rôle de vaccinateurs naturels des hommes et des bêtes, en nous rendant moins sensibles aux maladies infectieuses ? (Utilité des insectes.)
LES MYSTÈHES DE l’üNIVEHS
La création (suite du dialogue entre le Maître et le disciple) création sous la forme éthérée (suite).
A colle époque troublée des luîtes on Ire les le m\s émergea ut et les eaux refoulées, il faut admettre qu’il existait une faune et une flore de chauds marécages dont nous n’avons guère idée, que par quelques espèces géologiques gigantesques.
Lorsque les dores marines et terrestres eurent paru, tous les Etres végétariens de petites et grandes dimensions purent apparaître. PendanL les époques des grands marécages, les grands et petits sauriens, les batraciens, etc., en un mot toute la faune des marais surgit. Il est probable que plus tard, des végétariens plus parfaits parurent. Il est certain que les carnassiers ue purent paraître que quand leur nourriture leur fut assurée. Et ainsi de suite jusqu à l'homme.
Nous devons donc, pour essayer de décrire une imitation de l’ordre de la création, nous inspirer de ces trois bases :
1° Ce (jue nous savons de l’histoire géologique de la création et de notre globe.
2° llégler l’ordre de l’apparition des Etres, selon les besoins de leur nourriture, et des milieux où ils vivaient.
3° Ne pas perdre de vue (pic la création a du s’elfecluer avec une logique parfaite, sur la terre, les mers et dans les airs, et obéir à des lois naturelles générales auxquelles les humains ont du satisfaire.
C’est pour ce motif que les légendes bibliques, parlant du péché originel, font erreur, lorsqu’elles racontent que la forme humaine fut obligée d’engendrer avec douleur, par suite de fautes commises par les premiers humains.
Comme les animaux et les grands singes anthropomorphes sont dans le meme cas (|ue nos leimnes, cette hypothèse tombe d'elle-mème, sans qu il soit besoin de démontrer (|iie les animaux, soumis aux memes lois naturelles, n’avaient pu commettre ce fameux péché originel.
Je raconterai à ce sujet une jolie légende (pii m’a été inspirée par mes Esprits. Je l’ai déjà dit, avant d arriver à la forme matérielle, tous les Etres ont du d abord être créés sous la forme élhérée dont ils dérivent directement par voie de matérialisation. Ce (pie je dirai pour un Etre vivant, sera applicable à tous les autres Etres quels qu’ils soient.
L’examen de la création de riiomme servira a poser les bases de la création de tous les Êtres terrestres é t lié rés et plus tard matériels.
Tous les Etres éthérés ou matériels ont été conçus sur un plan unique et général, qui est l’agrégat de monobies sui generis qui constitue un Etre de formes variées. Je répète (pie la monobie, chez 1 Etre vivant, correspond à la molécule constitutive et caractéristique d’un corps inerte.
Chez les Êtres vivants, les espèces des monobies Varient autant (pie les moléeùles des corps matériels. La nature des monobies est la même dans tout l’agrégat, mais, comme elles forment des groupes et colonies pour constituer nos membres et nos organes, leurs fonctions seules diffèrent. Une plante, par exemple, est une famille d’Étres végétaux, dont toutes les branches sont les enfants. C’est une société de monobies, destinée à alimenter toutes les branches qui sont la famille complète : c’est une sorte de société de nutrition, où tout concourt à la nourriture et à la propagation de l’espèce.
C’est ainsi que les inonobies (|iii habitent les racines, seront chargées de nourrir le végétal; mais faites sortir de terre une racine, et les inonobies de cette racine cesseront de nourrir, et construiront des feuilles pour respirer et les autres fonctions. C’est celte similitude des inonobies de tout un agrégat, qui pourra permettre quelquefois d’enterrer un arbuste les racines en l’air. Les branches se changeront en racines et les racines se couvriront de feuilles. Quand un arbre pousse, les inonobies ne font que se multiplier sans doute par sissiparité, et elles construisent toutes ces tiges, feuilles, (leurs et graines qui font notre admiration. Tous les Etres poussent de la meme façon avec plus ou moins de complication, au moyen de leurs inonobies qui se multiplienL.
Cela posé, j'estime que les Etres de l’ordre étliéré, ne sauraient échapper à ceLLe loi d’èlre un agrégaL de inonobies éthérées, eL qu’ils doivent avoir tous nos organes sous la forme éthérée.
Comment la Divinité a-t-elle formé un Esprit humain étliéré? 11 serait téméraire d’essayer de l'expliquer; mais nous savons déjà que le fait est possible et s’est produit souvent sous les yeux des humains à l’aide de médiums puissants. Or, iJ est logique d'affirmer que l'Esprit créateur possède à un degré autrement considérable, la faculté que nous avons pu constater chez les médiums célèbres dans leurs séances, le pouvoir de créer des Esprits et de les matérialiser.
Il était intéressant de signaler ici, la possibilité de ces créations artificielles et passagères, quoique ces exemples ne lussent pas indispensables pour affirmer ma conception. Mais c’est un bon argument en faveur de cette conception et basé sur l'expérience.
Avant d aller plus loin, j’insisterai sur eu point in té-
IÆS MYSTÈRES DE l/uMVERS
rossant : c’est ((lie si les Esprits nous paraissent en général comme des Etres nuageux et sans consistance, les humains sont dans le meme cas par rapport aux Esprits. Ceux-ci traversent nos corps et nos murailles, comme s’ils n’existaient pas. Taudis que les humains traversent les Esprits, et que ces derniers traversent les humains remarquons que les humains 11 e peuvent se traverser entre eux, et qu’il en est de même très probablement entre les Esprits. Je veux dire que les Esprits entre eux, sont aussi matériels que les humains le sont entre eux; et que ces deux momies : l’éthéré et le matériel, paraissent complémentaires par suite de leurs propriétés inverses et réciproques. Nos châteaux aussi, et tout notre monde matériel, paraissent diadique et nuageux pour les Esprits. Pourquoi donc les châteaux éthérés que voient les clairvoyants, 11 e seraient-ils pas pour les Esprits, aussi matériels que nos monuments et maisons pour nous? Les appréciations d’un monde, dépendent de la nature et des organes des Etres ([ni l'habitent.
Il est clair que si le monde occulte des Esprits existe, il doit eu être ainsi, et toute autre solution serait illogique.
Ces considérations auront leur utilité pour la suite, car nous pouvons à présent comprendre clairement que les appréciations que nous portons sur les Esprits et le monde occulte, peuvent être très erronées, comme le seraient celles d’un Esprit éthéré ignorant, appréciant la réalité de notre monde matériel, qui lui parait nébuleux et lluidique. Elles répondent d’avance aux questions de ce genre :
Comment les Esprits peuvent-ils avoir des organes? Ont-ils du sang; et alors comment peut-il circuler? Comment un corps éthéré peut-il être organisé, avoir
des yeux, des organes acoustiques et vocaux ? Ces Esprits mangent-ils; ou en onl-ils besoin ? La réponse est bien simple; car je n’ai qu’à mettre les mêmes questions dans la bouche de cet Esprit ignorant, se demandant en outre, pourquoi nous nous habillons; pourquoi nous avons des parures, des livres, des télescopes, etc., et se demandant enfin s’il n’est pas le jouet d’une hallucination.
Il est bien certain que si le monde des Esprits existe, leur existence en sociétés diverses est forcée. Il n’y a pas en outre de raison, pour qu’ils n'aient pas de demeures et qu'ils ne s’habillent pas à leurs modes diHéraut de celles des humains. La vie en société entraîne des mœurs, des lois, coutumes, hiérarchie et nations diverses, etc. J’ai vu un très grand nombre d’Esprils, et je puis affirmer qu’ils diffèrent entre eux, beaucoup plus que les humains, au point de vue ethnologique. Il y a par exemple des races de nains qui n’existent pas chez, les humains, même en notant celle de ces pygmées <pii habitent certaines régions de l'Afrique, qui ne sont que de très petits humains en moyenne.
Entre eux, tous ces Etres sont aussi matériels que nous le sommes entre nous, et je les ai vu absorber bien souvent certaines choses qui ne pouvaient être (pie des aliments ou des boissons éthérées. Ils ont des organes comme nous, et peuvent donc se reproduire. J’ai vu, maintes fois, de grands Esprits accompagnés d’enfants. J’estime aussi que la vie de ces Etres doit être longue; mais ils doivent être soumis aux lois de la mort comme toutes les créatures.
J’ajouterai qu’il est possible qu’avant la matérialisation des Etres, la terre ait été peuplée par des Etres éthérés d’abord, puis semi-flindiques plus tard. C’est là une hypothèse justifiée par tous les étals sous les-
LES MYSTÈRES DE lVnIVERS
quels, nous avons pu voir les Esprits ; mais on ne peut rien affirmer. En tous cas, ces observations solutionnent la question des diverses planètes et mondes habités.
Pour moi, il n’est pas douteux que tous les astres et planètes peuvent être habités par des Etres, dont la nature corporelle et l’essence correspondent à l’état géologique de cette Planète, et aux conditions d’habitat. Je montre que la Nature féconde et créatrice est assez riche en formes et essences d’Etres divers, pour que tel séjour cosmique, qui nous paraît inhabitable, ail reçu des Etres, formés de substances éthérées ou matérielles convenables, pour vivre à son aise dans ce lieu du ciel.
Si le monde occulte existe, il faut admettre que toutes les substances matérielles que nous connaissons, ont des substances éthérées correspondantes, en usage dans ce monde occulte. Mais pour la création éthérée, il n’est pas nécessaire de chercher à pousser aussi loin l’analyse du monde des Esprits et zoosprits.
Si je parlais le langage obscur biblique, je me bornerais à déclarer (pie l’Esprit divin créa au début tous les Etres, avec des formes analogues, semblables à celles que nous connaissons et avec des corps éthérés, constitués comme ceux du monde matériel, dans lesquels la chair matérielle était simplement remplacée par de la chair éthérée. Cette proposition est complète et suffisante ; surtout parce que nous avons pu voir les puissances occultes, quelles qu’elles soient, nous faire la faveur d’opérer des créations analogues sur nos yeux.
Pour les philosophes qui veulent scruter le problème plus à fond, je me bornerai à exposer mes hypothèses, en ce qui concerne l'homme. Au sujet des races, j’estime que les races d’Esprits éthérés anthropomorphes,
tttttUtt;
272 LES MYSTÈRES DE l’üNIVERS
qui furent créées sur les diverses régions du globe, devaient différer entr’elles, ainsi que nous l’observons sur leurs descendants matérialisés.
Quoique les mers se communiquent entre elles, il est remarquable de constater que les espèces de poissons, meme très voisines, varient quand même dans les mers chaudes ou froides. Il n’y aurait donc rien d’étonnant à ce que les Esprits, à formes humaines, aient été créés différents, selon les régions du globe où ils furent créés. De là, plus tard, ces différences ethnologiques constatées dans les races blanches, jaunes, rouges, noires, etc... M ais les substances cpii composent les chairs de tous les humains doivent très peu différer entre elles.
Je n’admets pas que les Puissances occultes créatrices, sortant des lois naturelles de la création, aient pu composer la chair d’un humain matérialisé, avec les éléments ou monobies de la chair du phoque par exemple. D’abord, cela est contraire à ma théorie des monobies sui generis constituant chaque race d’Etres vivants. Mais admettons, par la pensée, que se servant du même moule éthéré humain, cette forme éthérée ait été matérialisée en lui constituant des membres et des organes identiques à ceux d’un homme, mais composés des mêmes substances ou monobies dont ce phoque est composé. Par exemple, au lieu du cerveau étroit du phoque, la boîte crânienne serait remplie de la même matière cérébrale que le phoque... Il en serait de même de tout le reste.
Je 11 e veux pas m’arrêter sur l’aspect de cet homme étrange, ainsi constitué, et sur la couleur de sa peau ; mais, je reste convaincu que, de toutes façons, cet homme ne serait qu’un phoque ayant la forme humaine. Ses organes ne lui permettraient pas d’être amphibie, parce que la manière dont fonctionnent les organes
LES MYSTÈRES DE l’UNIVEHS
humains s’y opposeraient; mais eet Etre hybride resterait phoque, autant que ses nouveaux organes le lui permettraient. Autrement dit, on n’obtiendrait pas ainsi un homme dont la chair serait celle du phoque; et la mentalité de cet hybride serait celle du phoque et non celle de l’homme. 11 est certain que son cerveau plus vaste, le rendrait plus intelligent. Il pourrait articuler beaucoup plus de sons variés, mais je reste convaincu que la faculté de parler lui serait refusée, ainsi que la conscience et la raison humaines.
Ce que je viens de dire résulte de l’influence, que j’attribue aux substances dont sont formés les Etres, sur leur mentalité. On pourrait varier cet exemple en supposant un Etre hybride déformé humaine, composé avec de la chair d’un tigre.
Je reviens à la formation des Esprits élhérés. Des réflexions qui précèdent, je conclus que les substances éthérées qui ont constitué chaque Etre, ont du être spéciales à chaque ELre différent et sui generis. Cette remarque me permettra de supposer, que lors de la matérialisation des Etres, chaque substance éthéréc dont ils étaient formés, a du permettre l’adaptation naturelle des substances matérielles correspondantes, et convenant à chaque race d’Etrcs. C’est ainsi que les nègres doivent descendre d’Etres éthérés de même forme, mais contenant en eux d’une façon quelconque, le principe qui a déterminé la couleur noire de leur peau. Il doit en être de même des autres races humaines de couleurs différentes, et offrant dans le visage, les cheveux, le prognatisme, etc., les caractères variés que nous leur connaissons.
Je devrais me borner à la forme biblique de ma conception ; mais dussé-je être accusé de fantaisie, je trouve intéressant de fouiller ces hypothèses. Si je me
LES MYSTÈHES DE l’uNIYEHS
trompe, il y aura poul-elle <piaml même à puiser dans ces recherches el j’indiquerai des voies nouvelles.
J’ai dit <|ue l'Etre élhéré ôlait en tout semblable à l’Etre- matérialisé et qu’ils ne dhlerent entre eux (|iie par la nature des substances qui forment leur chair corporelle. Mais au point de vue de la constitution intime du corps humain, les hypothèses abondent. Les uns veulent que l'homme se compose d'un corps et d'une âme dont le siège n’est pas indiqué. D'autres veulent que le corps humain soit composé d'un Esprit logé dans ce corps, et relié à la chair par une enveloppe fluidique que les spirites appellent : périsprit.
Quanta moi, je dis que l'homme est composé d'un corps de chair, qui forme en même temps, l'âme de même forme, par la réunion des parties élhérées des monobies du corps. Autrement dit : Le corps est composé d’un agrégat de monobies qui sont doubles et contiennent une partie matérielle et une parLie éthérée de même forme. Il en résulte que l'âme est formée de l'agrégat de toutes les parties éthérées des monobies, et que la chair est formée de l’agrégat de toutes les parties matérielles des monobies : ceci est clair. Le corps contient en outre un Etre élhéré, qui est notre Esprit et qui a aussi la même forme que le corps. C’est lui <|tii contient les principes primordiaux de not re énergie vitale, qu'il communique à l’âme par ses vibrations.
L’Esprit et Pâme forment deux Etres distincts fusionnés chez l'homme normal. Ils peuvent, tous les deux, penser et se servent des mêmes organes de réception et de perception des pensées. L’âme liée au corps intimement ne peut en sortir ; mais l’Esprit jouit d’une bien plus grande indépendance, et peut chez des médiums s’extérioriser.
C’est celte faculté de séparation ou de désagrégation
LES MYSTÈRES DE CüNIVEUS
cle l’Ame et de l’Esprit, qui constitue le médium, être anormal. C’est cette séparation de l’Ame et de l’esprit, poussée à des degrés divers, qui permet aux médiums cette communion avec le monde occulte étliéré, dont son Esprit est issu.
On trouvera, peut-être, que je procède d’une façon curieuse, pour expliquer la création ; mais chacun sa méthode. Je ne fais, en somme, que me baser sur la chose créée pour remonter au mode de création. C’est cette manière de faire, qui me force à examiner l’Etre matérialisé avant d’étudier la constitution des Esprits. On verra qu’en étudiantl’un, j’ai approfondi l’autre, et que je n’aurai plus que quelques mots à dire pour conclu re.
Je reviens donc de nouveau aux Esprits éthérés. D’après nos hypothèses et tout ce qui précède, cet Esprit qui va donner naissance à un premier homme, est constitué absolument comme un homme actuel.
Les monobies constitutives sont complètement de l’ordre étliéré. C’est-à-dire, que la partie de ces monobies, qui forme la chair chez l’homme actuel, est également formée d’une substance ad hoc et sui generis, qui constitue la chair, chez les Etres du monde étliéré.
Après ces explications, l’opération de la matérialisation est facile à comprendre. Par suite d’une loi naturelle, que nous ignorons et ne pourrions comprendre, (comme tous les phénomènes de la nature), lorsque l’heure de la transformation de cet Etre étliéré, en un Etre matériel, est venue, cette opération doit s’effectuer, par des voies naturelles que nous ne connaîtrons jamais. S'il est vrai que des Esprits du monde occulte ont pu être matérialisés, et cela à tel point qu’il n’y avait plus de différence entre cet esprit et un humain, nous aurons eu au moins une belle preuve de la possibilité
LES MYSTÈRES DE l'uNIVEHS
de ces faits. Et cetle reconstitution d'expériences de création d’Etrcs matériels edectuée sous nos yeux, plaide fortement en faveur des conceptions nouvelles (|ne j'ai exposées.
Le savant W. Crookcs affirme que ce phénomène merveilleux s'est produit sous ses yeux, avec le médium Florence Cook, et l’Esprit féminin lvatie King. Les précautions minutieuses dont s’est entouré ce savant et la difficulté d’être trompé dans sa propre maison, font supposer que réellement ce miracle naturel s’est opéré dans sa demeure. Le médium Fl. Cook logeait chez lui; il y avait les enfants du savant \V. Crookes, et les domestiques qui avaient l’œil partout. 11 me paraît impossible d’avoir pu réussir à dissimuler pendant des mois une jeune fille blonde, représentant le fantôme bien vivant de Katie King, pendant le séjour du médium Fl. Cook, qui aurait élé à 15 ans, son habile complice.
Si extraordinaire que paraisse la relation des phénomènes des apparitions répétées de Katie en pleine lumière, il paraît juste d’en prendre son parti. Elle fut d’ailleurs photographiée avec son médium en présence de personnages au-dessus de tout soupçon.
J'ajouterai que si ces célèbres expériences étaient uniques, on pourrait quand meme les mettre en doute, par suite de cet esprit de négation qui nous porte à nier tout ce que nous n’avons pas vu personnellement. Mais de tous les points du globe les expériences se multiplient, et il viendra bien un jour, où les savants qui avaient traité de rêveurs ceux qui affirmaient la réalité des apparitions, seront forcés de s’incliner devant les faits répétés et bien prouvés.
Je sais que l’enseignement des Esprits est muet ; mais il semblerait réellement que les Puissances occultes ont permis ces manifestations splendides, afin de
LES MVSTÈKES DE l’uNIVEHS
nous éclairer sur le mode de la création des Etres, que nous voyons se former sous nos yeux, comme une nouvelle édition partielle de cette création mystérieuse, qui a tant fait couler d’encre.
Je dis enfin, que même si ces expériences célèbres étaient contestées, cela ne m’empêcherait pas de maintenir ma théorie, comme ayant une base claire et logique.
Ce qui nous inquiète, dans toute théorie divine, c’est que nous ne percevons nulle part la Divinité, comme intervenant directement dans les phénomènes, malgré que j’affirme son l’existence nécessaire. Mais remarquez que si je fais agir les lois dites naturelles, ce sont précisément celles que suit cette Divinité inconcevable, qui est partout et nous enveloppe. Et c’est précisément parce que nous y sommes plongés, que nous ne voyons rien. Prenons une comparaison grossière, il est vrai ; pensez-vous qu'un parasite vivant sur le corps d’un éléphant, se rendrait facilement compte de la forme et surtout de la mentalité de l’Etre sur lequel il vit? Et lorsque cet Etre est de l’ordre éthéré, cette perception devient encore bien plus difficile, et même impossible pour des Etres d’un ordre matériel bien différent des Etres éthérés.
Du moment que la base de ma philosophie admet l’existence de l’Esprit, constitué par un corps et une substance intelligente doué de vie, nous ne pouvons pas refuser à l’Esprit créateur des facultés égales au moins, à celles que nous tenons de cet Esprit. Ce qui veut dire que si Dieu ne paraît pas intervenir dans la marche des phénomènes purement matériels,comme le mouvement des astres, il doit pouvoir intervenir dans l’ordre des phénomènes spirituels,intellectuels et vitaux dont il est la source.
Pour faire cette déclaration, je me base sur ce principe absolu que la créature doit êlrc en tous points inférieure à sou Créateur. On doit donc pouvoir affirmer qu'il est logique de supposer que l’intervention divine s’ellectue selon les besoins naturels, pour que la marche des phénomènes s'effectue avec ordre et harmonie.
Cela posé, il est vraisemblable de supposer (pic 1 Esprit a une action directe sur les substances éthérées ; et ([ue ces dernières substances d’un ordre supérieur dans la création, commandent la marche et l’organisation des phénomènes matériels. C’est ainsi que l’Esprit a pu d’abord organiser les Etres élhérés par sa Toute Puissance et par sa volonté (naturelle si on veut, puisqu’il se soumet aux lois naturelles) faire sortir tous les Etres de son corps éthéré. J’ai déjà expliqué (pie les substances éthérées étaient au moins, aussi nombreuses et variées (pie les substances matérielles.
Eh bien! c’est au moyen de ces substances éthérées variées qu’il a organisé les corps éthérés de tous les Etres de la première création. Pour les douer de vie et d’intelligence, il n’a eu qu’à y placer une parcelle de l’Esprit universel, exerçant ses facultés sur les substances variées dont les Etres étaient composés. Et ce meme Esprit s’exerçant sur des substances variées, a du subir toutes sorles de modifications, en rapport avec la nature des Etres et les organes qu'ils possédaient, pour apprécier et utiliser les facultés d’une meme parcelle de l’Esprit universel.
Cela étant posé, il est probable que lors des phénomènes successifs de la matérialisation des Etres, qui peuplèrent notre globe, dès les temps géologiques, les substances éthérées dont les premiers Etres étaient formés, devaient appeler, attirées par une loi naturelle, les substances matérielles analogues, adéquates, convena-
blés et de l’ordre matériel correspondant aux substances éthérées, qui formaient les corps des Etres étbérés (pii se matérialisaient.
11 est probable que l’intervention directe de l'Esprit, (suivant ses lois naturelles), a du se produire dans l’ordre de la création des Etres, jusqu’à l’homme créé en dernier lieu. Cette matérialisation s’est-elle produite graduellement, ou bien a-t-elle été presque subite, comme elle s’opère dans nos séances. C’est là un mystère (pie personne ne pourra pénétrer à moins que, par la révélation, l’Esprit ne nous le fasse savoir...
Si le monde occulte est réellement peuplé des Etres variés que j’ai pu apercevoir, il y en a de tailles bien différentes ; c’est-à-dire des Etres à formes humaines très grands, et d’autres très petits. Sont-ce des apparences sous lesquelles les Esprits se sont amusés à se montrer à moi ; ou bien ces rapports dans leurs grandeurs étaient-ils réels ?
Je 11 e voudrais pas mêler des arguments personnels, puisés dans les nombreuses visions d’Esprits, dont j’ai été le témoin pendant près de douze cents jours. Je 111 e bornerai à dire, (pie si les Esprits varient beaucoup de taille et de genre de races dans le monde occulte, il est probable (pie l’Esprit créateur et intelligent a du opérer une sélection parmi toutes ces races d’Etrcs dont l’heure d’être matérialisés était arrivée.
Je vais plus loin : admettons même que certaines races d’humains géants ou à têtes d’animaux aient subi la matérialisation. Ne serait-il pas possible que la Divinité soit intervenue pour 11 e pas favoriser la multiplication de ces Etres hybrides, trop grands ou cruels, dont la présence eut troublé l’ordre et l’harmonie chez les races humaines variées, dont Dieu allaitdoler notre Planète? Ce sont là des hypothèses, sur lesquelles le
lecteur pourra ne pas s’arrêter, car elles peuvent ne pas être envisagées dans ma conception philosophique. Justement, l’avantage d’un journal intime me permet de consigne]* des idées que je ne mettrais pas dans un livre (|iie je publierais.
Mais ces idées sont intéressantes, car elles répondent à certaines hypothèses et légendes de races géantes ou d’Etres fantastiques, ayant peuplé la Terre et qui auraient disparu.