‹ Les mystères de la mainChapitre 139 sur 203 · PHYSIOGNOMONIE · texte numérisé non relu

PHYSIOGNOMONIE

Le nombre trois, le quaternaire, et le septénaire composé de trois et de quatre, se retrouvent partout en kabbale, ainsi que le duodenaire qui complète les nombres sacrés.

La vertu du septénaire est absolue en magie, car le nombre est décisif en toutes choses.

En physiognomonie, npus retrouvons le ternaire, et le septénaire que nous venons de trouver aussi dan; la paume de la main.

La face se divise d’abord en trois mondes :

Le front, monde divin, inconnu, fermé, où germent les pensées par un travail occulte;

l,e monde physique, le nez et les yeux formant le triangle avec le front et la bouche, le monde matériel formant un triangle en sens inverse avec la mâchoire et le menton.

Et puis nous retrouvons le septénaire.

Selon Hermès, Jupiter préside à l’oreille droite, Saturne à l’oreille gauche; le soleil â l’œil droit, la lune à l’œil gaucho. Saturne pervertit parfois rinlluencede la lune; l’œil gauche devient alors Y œil du gettator, le mauvais œil.

Ne vous lais,sez pas embrasser sur l’œil gauche, dit la sagesse des nations.

L’aile gauche du nez est consacrée â Vénus.

L’aile droite du nez est consacrée à Mars.

La colère et l’amour font également dilater les narines.

La bouche et le menton sont consacrés â Mercure, dieu de l’éloquence et du mensonge.

Vénus, en métoscopie, occupe l’espace qui se trouve entre les deux sourcils, où l’on place, en phrénologie, l’organe de la curiosité ; d’autres kabbalistes donnent cet organe â la lune. La curiosité est le pr^iier mobile de

la science; elle demande la lumière à l’intelligence pour en faire rayonner le reflet.

Lavater a fait de l’étude de la physionomie une science que nous nous efforcerons d’expliquer le plus clairement possible à notre point de vue , mais qui se trouve , et nous en faisons chaque jour l’expérience, en parfait accord avec la chiromancie, la chirpgnomnoie et la phrénologie, et il serait difficile qu’il en fût autrement.

La physionomie peut être étudiée sous deux aspects différents, et c’est aussi sous ces deux aspects que l’a étudiée Lavater :

Sous le rapport de la forme des organes, et sous le rapport de l’expression.

Le nerf facial joue dans le système de la phj^siognonionie le rôle principal.

Nous dirons, pour généraliser, que « son domaine comprend tous les muscles de la face et de l’oreille jusqu’à l’occipital'.» «Il anime non-seulement les muscles constricteurs et dilatateurs des orifices nasal et buccal, mais encore ceux qui dilatent et resserrent l’orifice bucco-pharyngien^. »

11 est évident que, dans les muscles comme dans les organes, où tout se tient et se ressemble, plus le développement en est considérable, et plus le muscle ou l’organe a de puissance dans sa qualité. 11 peut môme, comme nous l’avons vu déjà, en arriver à l’excès.

1. Manuel de Physiologie ia Mïillcr, Iracluit par Jourdan; Taris, 184!'.; t. I, p. G74.

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