‹ Les mystères de la mainChapitre 17 sur 203 · DIVIN · texte numérisé non relu

DIVIN

« Il existe donc nécessairement un culte matériel, un culte spirituel, un culte divin , trois formes qui s’expriment par l’action , par la parole , par la prière , autrement dit le fait, l’entendement et l’amour.

« L’instinctif veut des faits, l’abstractif s’occupe des idées , le spécialiste voit la fin , il aspire à Dieu , qu’il pressent ou contemple. »

Avant d’aller plus loin , et tout en respectant la manière de voir de Balzac, nous ne la trouvons pas complète.

Balzac admet trois classes bien distinctes. Il admet des hommes mixtes qui participent d’une classe et de l’autre; mais il semble établir que l’on ne peut s’élever d’une classe dans l’autre.

Selon nous, c’est une erreur, puisque ce serait nier le mouvement et la lutte, qui sont les deux ressorts qui donnent la vie au monde.

Ce serait nier aussi le libre arbitre et nous condamner au désespoir.

Du reste , il se contredit lui-même. Les trois classes sont bien marquées, et, selon la première loi magique, elles doivent, malgré les 'nuances qui les distinguent, rentrer dans l’analogie générale.

Eh bien, Balzac dit d’un côté que les instinctifs travaillent et meurent sans s’élever au second degré de l'in-

tell^gence Immcdne, qui €st l ahstrciction^ et il dit plus loin :

Les plus beaux génies sont ceux qui sont partis des ténèbres de l’abstraction pour arriver aux lumières de la spécialité.

Si les alDstractifs peuvent sortir de leur classe, les instinctifs peuvent en sortir aussi, ou alors il y aurait non pas seulement injustice, mais il y aurait inharmonie, ce qui ne se trouve nulle part dans la nature.

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