Mont de Jupiter
11 y a lutte, sans aucun doute, entre l’homme sensuel et le travail ; mais le combat est fini, la victoire est remportée. L’anneau de Vénus, si redoutable pour ITiomme oisif, vient s’ouvrir sur le mont de Mercure et donner une énergie d’autant plus grande à l’amour de la science qui a brisé la chaîne du plaisir.
Toutefois, le combat n’a pas été sans résistance, car la saturnienne est rompue en arrivant à la ligne du cœur. Une alTection a pu menacer l’avenir de l’homme, mais le peintre a triomphé. La ligne se reforme plus haut et expliqùe les motifs de son triomphe en s’unissant à la ligne du Soleil, où elle a été chercher une sève nouvelle.
Cette dernière ligne creuse sur son mont un sillon très-net; c’est la célébrité dominée par le mérite. Les luttes n’ont pas manqué pour la conquérir. Les débuts ont été terribles, car la saturnienne est i\ sa naissance tourmentée et biiïée par des lignes qui témoignent de nombreux obstacles.
Le mont de Mars, calme, indique l’homme ferme et résigné.
Les ongles courts donneraient l’amour de la bataille ou de la discussion ; mais, modifiés par la ligne de cceur, ils contribuent seulement à l’énergie générale.
Ces qualités diverses et souvent opposées se femt remarquer dans sa peinture. Son Lupanar, dont le titre a soulevé tant de clameurs, était voluptueux sans doute; mais la vérité même des détails, le serré, la noblesse du dessin éveillaient en nous, par la beauté des lignes, un souvenir de la Grèce antique ; et ce tableau, risqué dans
une autre main peut-être, devenait une admirable élude de mœurs, et rien de plus.
Dans la Sortie du Bal masqué, il a mis tant d'âme qu’il intéresse au sort d’un débauché ; le cœur se glace en le voyant se roidir sous l’atteinte d’un coup mortel.
C’est un véritable tableau moral.
Nous avons vu les qualités ou les passions dominantes de l’homme : l’ambition, l’ordre, l’amour.
Et maintenant que les résistances matérielles sont vaincues, maintenant qu’il a su les dompter et les faire marcher d’un pas égal sous le fouet de sa volonté, où s’arrêtera le peintre?