La hitto
Car il y a en Corot deux hommes bien distincts : le peintre vrai, consciencieux, savant dans ses admirables études, le poëte dans ses tableaux; comme il y a en lui deux natures : riiomme rigide et exact, et l’artiste.
Nous avons vu l’iiomme rigide; complétons la nature du poëte.
Outre les croix mystiques', Corot a l’index orné do ranneau de Salomon qui l’initie instinctivement aux mystères de la vie secrète de la nature; et la marque de Jupiter, tracée sur le mont de Jupiter même, en fait un homme supérieur, apte à éprouver les inspirations les plus hautes et les plus nobles.
Trois lignes, seulement indiquées, s’élèvent, égales et parallèles, sur le mont du Soleil, et ces trois lignes faiblement tracées viennent nous dire qu’avec un peu moins de raison et un peu plus d’enthousiasme, la célébrité, la réputation, la richesse, fussent venues creuser ces sillons que leur avait ébauchés la nature, et que Corot eût été un peintre à l’égal des grands artistes des plus beaux temps des Léon X et des Médicis.
Et, pour ôter jusqu’à l’ombre du doute, la ligne du Soleil, dans l’autre main, s’écarte et va serpenter sur le mont de Mercure ; c’est l’inspiration qui va se perdre dans la science.
Corot a péché par excès de force ; il a été trop raisonnable.
Ses doigts, plus courts que la paume, indiquent l’amour