‹ Les mystères de la mainChapitre 192 sur 203 · rkcécs uutre la ligue de tête et la ligne do cœur · texte numérisé non relu

rkcécs uutre la ligue de tête et la ligne do cœur

de la masse et l’horreur des détails, et, par conséquent, une exécution large et pas assez expliquée.

On a cru Corot naïf; Corot n’a jamais été naïf, il a trop aimé la science. Si Corot eût été moins savant, il eût dépassé tous les hommes de son temps.

S’il eût seulement écouté son amour ! Car chez lui le mont de Vénus est immense et sillonné de rides croisées qui viennent joindre à la puissance matérielle les fantaisies du caprice.

Mais non, il a résisté. Il a été tourmenté, sans doute; mais il est resté presque chaste. Ses passions, il les domine toutes ; il y a puisé des forces immenses pour accomplir sa rude tâche, et, quand la résistance lui devenait trop pénible, il a peuplé ses champs et ses forêts do bergères demi-nues, et il leur a tracé la ronde voluptueuse qu’elles dansent autour du vieux Silène.

Mais si Apollon envoie sa brûlante ligne vers lïlercure, Mercure se penche, vient se serrer contre Apollon et se confondre avec lui. Aussi écoutez Corot quand il parle son sujet favori ; comme il est éloquent, comme il entraîne, comme il est à la fois vrai et fleuri! Heureuse nature qui pèche par l’excès de qualités dont une seule ferait un homme fort.

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