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profond, à des colères suivies d’atonie et de désespoir.
Par les mêmes motifs, l’inspiration jaillit aussi du manque du parti-pris et lui fait souvent changer, selon l’intuition magnétique qui lui arrive du public, un effet arrêté à l’avance.
Tout vient, d’ailleurs, favoriser son sensitivisme.
Ses doigts, plutôt courts que longs, lui permettent de saisir l’ensemble d’un rôle sans être distrait par les détails.
Favorisée par une nature aussi nerveuse, une croix mystique tracée dans ses mains vient jeter sur lui une impression mystérieuse accompagnée, dans les temps nébuleux ou tristes, d’une vague terreur.
L’index, pointu, en le portant à la contemplation religieuse, augmente encore cette disposition qui doit quelquefois aller jusqu’à la superstition. D’un autre côté, l’ambition, indiquée par le développement du mont de Jupiter, le soutient, le pousse et l’aiguillonne.
L’amour physique, très-développé sur le mont du pouce et matérialisé par les raies qui le couvrent et par le peu d’étendue de la ligne de cœur, lui donne une sève brutale qui explique sa fougue et ses brusques élans.
Mercure, très-développé, lui donne a la fois la perspicacité et la science dans l’art en se portant avec force du côté d’Apollon.
Mercure lui donne toutes ses qualités à un degré suprême, et nous avons vu tout à l’heure quelles sont les ([ualités dramatiques que Mercure inspire.
La ligne de tête, longue, puissante, vivifiée par de
nombreux rameaux, éveille en lui des appétits de gain ; mais son inclinaison vers la Lune, et, d’un autre côté, la ligne du Soleil, qui part du mont de Vénus (aÿour), viennent expliquer une fois encore que son talent émane de vives passions utilises par l’intelligence et le caprice.
Dans la main droite, sa ligne de cliance, nulle dans le principe, part de la croix mystique qui se réunit à la ligne du Soleil ; elle annonce des commencements pénibles jusqu’au moment ou sa sensibilité nerveuse devait se révéler.
Cette ligne, dans la main gauche, part du mont de la Lune, c’est-à-dire du caprice; et, en effet, c’est le caprice qui donne à son jeu ces bizarreries, ces excentricités, ces goûts étranges auxquels Mars, par sa véhémence, son entrain, ses hardiesses, vient ajouter un attrait nouveau. C’est parla réunion de ces inspirations planétaires, chez lui éminemment puissantes, et qu’il sait faire rayonner ensemble ou tour à tour, qu’il intéresse, éveille, étonne, captive le spectateur.
Et ces qualités nerveuses et pétulantes se font valoir l’une par l’autre, parce que, chez ce grand artiste, elles sont réglées par les illuminations du Soleil, c’est-à-dire par l’intelligence suprême en quête de la vérité.
Nous l’avons déjà vu, cette recherche conduit au génie.