‹ Les mystères de la mainChapitre 28 sur 203 · Dupuis, Urùjine des vuUes, p · texte numérisé non relu

Dupuis, Urùjine des vuUes, p

fonctions de père, et la terre celles de mère. Le ciel était le père parce qu’il versait la semence dans le sein de la terre par le moyen des pluies ; la terre, qui en les recevant devenait féconde et enfantait, paraissait être lanière. »

« La terre, dit Virgile dans les Géorgiques , s’entr’ouvre au printemps pour demander au ciel le germe de la fécondité. Alors l’Éther, ce dieu puissant , descend au sein de son épouse, joyeuse de sa présence. Au moment où il fait couler sa semence dans les pluies qui l’arrosent, l’union de leurs deux immenses corps donne la vie et la nourriture à tous les êtres. »

Ainsi, les anciens supposaient un mariage entre le ciel et la terre , et de là vinrent les fêtes itaphalliques et la consécration du phallus et du cteis dans les anciens sanctuaires.

Telle est aussi chez les Indiens l’origine du culte du lingham, qui est, nous l’avons dit à l’instant, l’assemblage des organes de la génération des deux sexes, que ces peuples exposaient dans les temples de la nature pour être un emblème toujours subsistant de la fécondité universelle.

« Partout le phallus’ fut consacré comme une image des organes de la génération de tous les êtres- animés, suivant Diodore, ou comme un symbole destiné à exprimer la force naturelle et spermatique des astres, suivant Ptolémée. »

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