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Dogme cl riluel delà haute magic, p> 23Î

Cgs signciturGs se voient sur les hommes, sur les fini maux, sur les feuilles des arbres et des plantes et môme sur les minéraux.

Les hommes les portent sur tout leur corps mais surtout sur leur front et dans leurs mains.

La connaissance et l’explication de ces signes, c’est l’art de la divination. Ce que les astrologues lisaient dans les astres, les chiromanciens le lisent dans la main, dont les lignes et les caractères reproduisent le reflet de la disposition des astres, lors de l’entrée dans la vie.

Et l’art de la divination est basé sur la logique.

Toute forme enfante nécessairement une autre forme qui est sa conséquence et son complément. Ainsi dans la lumière astrale toute figure est écrite, mais avec ses conséquences naturelles qui peuvent être cachées à l’esprit de déduction trop imparfait des hommes, mais non pas à la sagesse divine.

Ainsi se trouve écrit l’avenir, conséquence du présent et du passé.

Dans la lumière astrale on voit à la fois le gland et le chêne.

Ln nuage apparaît à l’horizon d’un ciel pur; les marins savent déjà que les conséquences de ce nuage sont la tempête et que les conséquences de la tempête sont le tumulte des flots et le naufrage.

Ce nuage, c’est l’avenir, c’est un signe menaçant écrit dans le ciel.

Si les matelots sonthabil.es, les vents se déchaînent, la tempête mugit, mais le naufrage est évité, et la bourras-

que leur a souvent fait faire un chemin plus rapide.

Mais si riiomme est imprévoyant, s’il ne cargue pas ses voiles, s’il ne fait rien pour résister à la tempête, la cause est naturellement suivie de son effet : le naufrage.

L’homme sage change les conséquences, mais la tempête a toujours lieu.

Homo sapiens dominalntur astris.

On se demande si l’avenir existe; mais le baromètre vous dit chaque jour le temps du lendemain, et demain appartient à l’avenir.

Les hirondelles qui rasent la terre, le sel qui se mouille, les ombres projetées par le soleil, plus dures, plus noii^fes que de coutume, annoncent la pluie par le beau temps : c’est l’avenir.

Les grondements souterrains, les puits qui se tarissent, annoncent les éruptions du Vésuve huit jours, quinze jours à l’avance : quinze jours, c’est l’avenir.

La nature ne défend pas qu’on devine ses mystères, puisqu’elle est elle-même pleine d’avertissements et de ])rophéties.

La Providence a donné aux hommes rintuition des sciences occultes pour deviner les malheurs et les éviter, ou pour s’y résigner d’avance. Elle fait plus; elle envoie l\ ceux qu’elle sait faibles, et parfois à ses âmes d’élite, des pressentiments pour les prévenir de leur approche.

Les pressentiments ne sont autre chose qu’une espèce de divination. On a vu, en tout temps, des soldats les plus braves annoncer qu’ils allaient être tués dans la

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bataille qui se préparait pour eux, et être tués en effet. Tout est analogie d’un monde à l’autre. Lorsqu’un malheur imprévu menace certaines personnes éminemment nerveuses, le rayonnement qu’elles projettent autour d’elles devient moins puissant, moins actif; tout devient obscur en leur âme, et une voix intime gronde et menace en elles, comme le tonnerre gronde et menace au sein des nues pour annoncer la foudre. De là viennent ces découragements singuliers et sans cause, ces mélancolies tristes comme la mort, et c’est alors que Brutus voit dans sa tente le fantôme qui lui donne rendez-vous à Philippes où Brutus doit mourir.

Si dans une semblable disposition d’esprit vous allez chez un tireur de cartes pour consulter la destinée , en coupant le jeu, vous y mêlez votre fluide qui amène les pronostics menaçants sous la main d’un homme souvent ignorant, souvent grossier, mais qui, mis en rapport avec vous, se magnétisant lui-même au moyen des cartes, obéit en les battant à une impulsion nerveuse, puisqu’elle part de la lumière astrale qui l’enivre, et il vous dévoile l’avenir.

« En ne regardant que le côté possible de la divination, dit Balzac dans le Cousin Pons^ croire que les événements antérieurs de la vie d’un homme , que les secrets connus de lui seul peuvent être immédiatement représentés par les cartes qu’il mêle, qu’il coupe, et que le diseur d’horoscopes divise en paquets d’après des lois mystérieuses, c’est l’absurde; mais c’est l’absurde qui condamnait la vapeur , qui condamne encore la navigation

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aérienne, qui condamnait les inventions de la poudre et de l’imprimerie, celle des lunettes, de la gravure et de la dernière grande découverte, la daguerréotypie. Si quelqu’un fût venu dire à Napoléon qu’un édifice et qu’un homme sont incessamment, et à toute heure, représentés par une image dans l’atmosphère, que tous les objets existants y ont un spectre saisissable , perceptible, il aurait logé cet homme à Charenton, comme Richelieu logea Salomon de Caux à Bicêtre, lorsque le martyr normand lui apporta l’immense conquête de la navigation à vapeur. Et c'est là cependant ce que Daguerre a prouvé par sa découverte. »

Nous irons plus loin; nous croyons que si vous attachez foi à un signe quelconque, lorsque vous interrogerez ce signe à votre manière, selon les caprices de votre superstition, ce signe vous répondra, et il vous répondra juste si votre foi e^t complète, c’est-à-dire si vous faites absolument abnégation de votre raison pour vous livrer corps et âme à cette superstition. Que ce soit dans des livres ouverts au hasard, dans des numéros qui passeront sous vos yeux, peu importe! Seulement les objets ne viendront pas à vous , vous irez magnétiquement à eux. 11 faut absolument que ce soitTètre instinctif qui évoque sans mélange, sans partage. Les joueurs, continuellement plongés dans la lumière astrale, ont tous une pratique superstitieuse qui étonnerait bien s'ils en dévoilaient toutes les petites faiblesses, toutes les incroyables manies. Ils consultent la fatalité à leur manière , et ils obtiennent des réponses; mais si -la réponse est défavorable

et les invite à laisser le jeu , ils trouvent bien moyen de l’interpréter selon leurs désirs , et s’en vont jouer.

11 nous reste à parler d’un phénomène , le plus étonnant peut-être : l'effet de la volonté sur la lumière astrale.

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