RAYONNEMENTS, CHAINE MAGIQUE
Tout homme puissamment impressionné par la violence de son vouloir basé sur la conviction ou sur un vif désir réagit sur les autres hommes. Son rayonnement rendu plus vibrant, plus intense par une espèce de fièvre, domine, électrise les rayonnements des autres, les fascine et les entraîne.
Balzac dit dans Louis Lambert :
« Une logique et simple déduction de ses principes lui avait fait reconnaître que la volonté pouvait, par un mouvement tout contractile de l’être intérieur, s’amasser, puis, par un autre mouvement, être projetée au dehors, et même être confiée à des objets matériels. Ainsi la force d’un homme devait avoir la propriété de réagir sur les autres, et de les pénétrer d’une essence étrangère à la leur, s’ils ne se défendaient contre cette agression. 11 a fallu soit l’éclatant désastre de Marins et son allocution au Cimbre chargé de le tuer, soit l’auguste commandement d’une mère au lion de Florence pour faire connaître historiquement quelques-uns de ces foudroiements de la pensée. »
11 dit plus loin :
« La colère, comme toutes nos expressions passionnées.
est un courant de la force humaine qui agit électriquement; sa commotion , quand elle se dégagé, agit sui les personnes présentes, même sans quelles en soient le but ou la cause. Ne se rencontre-t-il pas des hommes qui, par une décharge de leur volition, exaltent les sentiments des masses ?
(( Le fanatisme et tous les sentiments sont des foi ces vives. Ces forces , chez certains êtres , deviennent des fleuves de volonté qui’ réunissent et entraînent tout. » Walter Scott dit, de son côté, dans la Démonologie :
« Lorsque le sentiment commun du danger et le feu de l’enthousiasme agissent sur les sens de plusieurs hommes à la fois, les esprits éprouvent une commotion électrique de l’un à l’autre. On peut alors les comparer à des instruments de musique qui, montés sur le même
ton, vibrent tous à l’unisson. »
M. 'l’iiiers dit dans son Histoire de la Récoluilon :
« Los grandes réunions nous élèvent, nous détachent de nous, et nous rattachent aux autres. »
lîalzac, Walter Scott et M. Thiers ont désigné, sans le savoir, la chaîne magique.
« Le grand agent magique que nous avons appelé lumière astrale, que d’autres nomment aine de la teiio, que les anciens chimistes désignaient sous les noms d azote et de magnésie, cette force occulte, unique, incontestable, est laclefdetous les empires, le secret de toutes les puissances. Savoir s’emparer de cet agent, c’est etre dépositaire de la puissance même de Dieu'. »