Court, Histoire des Camisards, t, I, p
2. Louvreleuîl, le Fanatisme renouvelé, ou Histoire des sacrilèges, des incendies et autres attentats que les calvinistes réformés ont commis dans les Cévennes, avec les châtiments qu'on en a faits, t. I, p. TT.
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gneraies, car ils n'étaient en tout que soixante hommes, et l'ennemi en avait au moins le triple. Mais le chef des enfants de Dieu^ soutenu par Cavalier, accepta résolument ce combat inégal. Il descend la montagne, et commence l'attaque, en entonnant ce psaume belliqueux que les protestants chantaient de préférence au moment des batailles, et qui avait été chanté dans les mêmes circonstances par les anabaptistes et les puritains d'Ecosse :
Que Dieu se montre seulement, Et l'on verra dans un moment
Abandonner la place.
Le camp des ennemis épars, Épouvanté de toutes parts,
Fuira devant sa face.
On verra tout ce camp s'enfuir.
Comme l'on voit s'évanouir
Une épaisse fumée.
Comme la cire fond au feu, Ainsi des méchants devant Dieu,
La force est consumée.
A nous défendre toujours prompt, Il frappe le superbe front
De la troupe ennemie.
On verra tomber sous ses coups Ceux qui provoquent son courroux
Par leur méchante vie.
Mon peuple saint, dit le Seigneur, Se tirera, par ma faveur,
De Basan l'orgueilleuse ; Et pour le conduire au repos.
Je le délivrerai des flots
De la mer périlleuse.
Vainqueur, ses pieds il baignera Dans le sang qui regorgera
Au milieu des alarmes ; • Et les chiens mêmes lécheront Le corps de ceux qui tomberont
Sous l'effort de nos armes.
Le combat, au dire de Louvreleuil, commença avec beaucoup de vigueur, et il se fit grand feu de part et d'autre'. Brueys, qui ne peut s'empêcher de