CLÉOPHAS DEVANT LB RECORDBR
Cléophas, affaibli par la lutte désavantageuse dans laquelle il s'était engagé, resta Bur le terrain et fut empoigné par le policeman qui le conduisit à la station de la rue Ontario.
Là, il résista du mieux qu'il put, et déchira une partie de l'uniforme du constable.
Celui-ci le maîtrisa par quelques coups de bâton vigoureusement appliqués et l'envoya rouler dans une des cellules.
Cléophas, la tiguro toute contusioanée par les coups do poing de Bénoni, et ses habillements maculés par le sang qu'il avait perdu abondamment, était dan* la cellule depuis une dizaine de minutos, lorsque le tergi nt de lt station rentra avec les coustables qui l'avaient accompagné dans uno patrouille.
Le sergent en voyant lo prisonnier, ordonna à l'hoinmo de garde
de le faire sortir et comparaître devant son pupitre.
Le sergent commença l'interro gatoire pendant qu'un conetable écrivait les réponses sous sa dictée ?
— Comment vous appelez-vous ?
— Cléophas Plouf.
— Quel âge avezvous ?
— Qaarante ans.
— Do quelle religion êtes- vous?
— De la bonne.
— Bon, mettez catholique.
— Quelle est vore occupation ?
— Conducteur de petits chars.
— Etes vous marié ou garçon ?
— Marié, malheureusement.
Puis s'adreesant au constatée qui avait opéré l'arrestation :
$ — Qiel est votre plainte contre le prisonnier ?
— Il était soûl et se battait avec tin bommeur du nom de Bénoni dans une ruelle prè3 de la rue Sherbrooke. L'autre m'a échappé.
Je sais où il demeure et je prendrai un warrant ce matin à la cour du recorder.
Le sergent dit ensuite à Cleo phas :
— Levez les deux bras en l'air.
Cléophas s'exé3uta de bonne giâce et l'homme de garde ee mit à le fouiller consciencieusement.
La police trouva d%ns ses poches une pièce de vingt cents, un pa°se partout appartenant à Ma dame Beauchiard, la moitié d'une palette de tabac noir, un gauif à
deux allumelles et un ticket poui une excursion à l'Ile Gro*bois.
Cea objets furent enveloppés dans le mouchoir du prisonnier et déposés dans le pupitre du sergent.
Cléophas fut réinstallé dans sa cellule et la lourde porte de fer roula en grinçant sur ses gonds.
Cleo oh as se coucha en rond de chien sur lea sales planches de sapin qui composaient le plancher de la cellule.
Après s'être abiorbé pendant quelques minutes dans les réflexions le3 plas sombres, il céda au sommeil et se mit à ronfler bruyamment. •
Vers quatre heures et demie il fut éveillé par le3 cris enroués d'un coq du voisinage.
Il se frotta lés y aux et vit trois hommes de police oeenpé3 à fumer du gros tabic canadien en jouant une partie de dame3 sur un damier dont le3 carreaux étaient à moitié eTieéi.
Il demanda un verre d'eau.
Un constable lui présenta à travers les barreaux de la porte une grosse tasse en fe^b'anc en lui disant : Il paraît qi'on veut commencer à réduire.
A cinq h vires les prisonniers de la statio.i furent invités à sortir de leurs cellules et à monter | dans une grau le w îgi ne $ faite comme une grojse boîte noire, i sur les deux côiés de îaj lelle on
voyait l'écusaon de la corporation de Montréal avec la devise Concordiez Salus.
Cléophas entra dans la wâgine avec trois ou quatre de ses compagnons de malheur. Ceux-ci étaient des vauriens surpris en ribottant passé minuit dans un clos de bois.
La porte de la voiture se referma avec bruit et les prisonniers furent transférés à la Station Centrale, dans le soubassement de l'Hotel-de-Ville.
Cléophas resta à jongler dans sa cellule jusqu'à huit heures du matin.
Alors M. Jules Piloo, un avocat distingué du barreau de Montréal, fit retentir ses grosses bottes sur les dalles du passage et s'arrêta devant la porte do chaque cellule pour avoir la défense du prisonnier qui y était enfermé.
Il arriva devant celle de Cb5o phas et il lui demanda s'il voulait s'assurer les services d'an avocat.
Le prisonnier lui répondit qu'il n'a7ait pas beaucoup d'argent. Il demanda à M. Pilou combien ça coûterait.
— Une piastre, dit l'avocat.
— Je n'ai pas ce montant-là.
— Tenez, je vois que voub ( un pauvre homme, je vous défendrai pour cinquante cents.
— C'est bion malheureux, je n'ai que fortune.
vingt centB pour toute
— Si c'eBt tout ce que vous av 7, je vaie le prendre. Donnez les r
— C'est le sergent qui les a dans son pupitre.
— C'eet correct, voua me paierez après votre procès. Avez-vous des parents en ville qui pourraient faire quelque chose pour vous ?
— Oai. J'ai ma femme qii reste à l'hôtel Donegana. Envoyez la chercher, et jo crois qu'elle me donnera quelques sois.
L'avocat se fit donner lc3 noms dee témoins et l'adresse do madame Plouf. Aprè3 a\oir dit qu'il écrirait un mot à la fomme de Cîéophas, il alla faire visite aux autres prisonniers. o
M. Pilon ne perdit pas de temps.
Il envoya un huissier à l'hôtel Donegana pour communiquer à madame Plouf la malheureuse nouvelle.
A dix heures moins cinq, Cléophas entendit les bottes ferrées d'une dizaine de policeman résonnant sur loe dalles da passage extérieur.
L h "mmo de ré erve ouvrit avec fracas la porto grillée qtd fermait
•o dot cellules
10 le sergent Drej tas
it ses hommes en une
double haie depuis rée des
cellules j îsqu'à la porto de la
Conr du Record*
Le MTgtnt cria : Tout le monde
est sur le pont, ail aboard !
Lafleur, faites-les avancer. Les dames les premières.
Le défilé commença. Deux on trois vieilles Irlandaises en haillons, trois on quatre vagabondes formèrent la première partie.
Le contingent des hommes était beaucoup pins considérable. Il y en avait de tontes les nationalités.
La plupart étaient sales et dépé-
Ici le constable de garde crut qu'il était temps d'intervenir,
— Silence vous autres ! Si je vous entends dire encore un mot, je donne ma déposition et vous en aurez pour six mois.
Les deux ennemis se tournèrent le dos et ne desserrèrent pas les dents.
A dix heures juste une voix sonore retentit dans l'enceinte de
naillés, portant sur leurs figures j ia Cour et fut entendue par les l'empreinte des vices qui les prisonniers.
empreinte aes vices qui avaient conduits devant le magistrat Plusieurs d'entr'eux étaient de vieilles connaissances du recorder et saluaient avec familiarité les constables formant la haie.
Les ^prisonniers farent placés bous la garde d'un policeman dans une petite chambre attenante à la salle des séances de la Cour.
Ils n'avaient que trois ou quatre pas à faire pour se trouver sur la sellette des accusés.
En entrant dans le dépôt des prisonniers, Cléophas fut tout étonné d'y rencontrer son rival Bénoni.
Celui-ci était eon voiain sur le banc des accueés.
— Comment ! vous êtes ici ! dit Cléophas.
— Beau dommage ! J'ai été pincé pendant le déjeuner. Faut être mine pour agir en réformeur comme vous avez fait.
—Vous avez menti !
—Voua avez senti I
C'était l'huissier audiencier de la Cour, le sergent Nelson, qui criait : Hats off !
Son Honneur venait de prendre son siège avec la liste des prisonniers. M. Ibottson, le greffier, était à son poste avec les dossiers des accusés.
Le sergent St Pierre, assis près* de la boîte aux témoins, devait enregistrer pour la police les condamnations ou les acquittements prononcés par le tribunal.
Les avocats en petite tenue et les reporters des grands journaux écrivaient sur une table placée au-dessous du siège du greffier.
Cinq ou tix prisonniers accusés d'ivresse simple subirent leur procès d'une manière extra-eommaire et furent condamnés à $1 ou huit jours. Il était dix heures et demie.
Le recorder d'une voix olympienne appela Cléophas Plouf et Bénoni Vailiancoart.
Lee deux prisonniers ee levèrent et farent conduits devant la Conr.
Les accusés s'arrêtèrent devant une portière haute de quatre pieds et fermée à clé. C'était là où ils devaient se tenir pendant le procès.
Un policeman était placé à côté d'eux pour les emrêcher de commettre des inconvenances devant le tribunal.
Le recorder prit la parole :
Vous ôtes accusés tous deux de vous être battus. Que plaidezvous à cela? Coupable ou non coupable ?
Bénoni — Vous dites que j'étais saonl ! C'est pss le cas !
Cléohias, — Moi, seoûl, pas la torieuee de miette !
Le recorder — Etes- voue coupables ou non coupables ?
Cléophas. — Pas coupable comme de juste.
Bénoni. — Pas coupable itou.
Le greffier. — Constables parlant le français, approchez pour vous faire assermenter.
Une dizaine do policemen se levèrent et s'approchèrent de la boîte aux témoins. Le sergent St Tierre leur tendit la bible. Chacun mit la main droite dessus. Le groupe ressemblait alors à une roue dont le livre noir semblait être le moyeu. L'asssermentation des constables se fait en gros. La formule du serment est récitée une fois par le greffier et chacun baise 1a bible à tour de rôle.
Le greffier appela le premier témoin le constable Bollebôbine»
Les yeux de Cléophas étaient fixés sur les malcommodes qui prêtaient serments lorsqu'il lui monta au nez une forte odeur de vieille tonne. C'était l'avocat Jules Piton qui venait lui dire quelques mots :
— Soyez sanB crainte. Votre femme, Monsieur Sansfaçon, Madame Sansfaçon et ea fille. Avezvous d'autre chose à me communiquer avant que le procè3 aille plus loin ?
— Non.
L'avocat alla reprendre scu siège et se mit à crayonner quelques notes sur un carnet graa qu'il venait de tirer de sa poche.
Cléophas se tourna da côté des spectateurs et se morvlit la lèvre en sorgeant à la piteuse mine qu'il devait avoir devant sa bieuaimée.
Le constable B:llcbôbine commença sa déposition :
Votre llonneur, vers quatre heures ce matin, j'étais sur mon quart, dans la rue Visitation, i de la rue 8h9rbro< ke. J'entendis du train dans une rneiie. J'arrivai et je vis îe« deux prrouuiers qui se battaient. J'ai réussi à poiguer Cléophas IMonf, mais l'antre m'échappa. Comme je' uaissais bion, j'ai pris un warrant ce matin et j'ai été l'arrêter chez lai. Cléophas a résisté tant qu'il a pu et
j'ai en mille misères à le conduire I eB* de la tempérance. Je sais
à la station. Les prisonniers étaient tous deux ivres. Vaillanconrt est bien connu de la police.
Il passe eon temps à lofer autour de? marchés ou dans le Jardin Viger. Quant à l'autre prisonnier c'est la première fois que je le vois.
M. Piton se leva et commença à transqueetionner le témoin.
— Constable, jurez-vous positivement que le prieonnier était ivre lorsque vous l'avez arrêté ?
— Oui, je le jure. Il avait de la peine à marcher.
— N'était-ce pas à cause des coups qu'il avait reçus dans la batailla ?
— Non, c'était pas ça* ^ — Vous pouvez vous retirer.
— Votre Honneur je prouverai le contraire dans ma défense.
Le sergent de la station de la rue Ontario donna sa déposition.
Il dit qu'il pensait que le prisonnier Cléophas était un peu en boisson.
M. Piton fppela alors les témoins de la détense.
Le premier qui entra dans la boîte fut le père Sansfaçon.
Il déposa comme suit :
— Je m'appelle de Salles Sansfaçon, je suis charretier. Mon stand est au coin de la rue St Paul et Bonsecours. Je connais les 'deux prisonniers. Bénoni Vaillancourt n'était pas saoul ce matin. Je ne puis pas dire qu'il
qu'il ne crache pas dedans. Lors
du feu chez moi, il n'avait rien prie.
Bénoni qui n'avait pas d'avocat cru qu'il était temps de poser une question au témoin.
— Dites donc, monsieur Sansfaçon, est-ce que je suis un lôfeur, comme a dit l'homme de police ?
Le recorder. — Taisez-vous, vous n'avez paa le droit de parler.
S^holastique entra à son tour
dans la boîte aux témoins. Elle dit:
Je m'appelle Scholastique Beauparlant. Je suis la femme du prisonnier, monsieur Cléophas Plouf.
Un cri déchirant, parti du banc des témoins, jeta l'émoi dans la Cour, et interrompit les9 procédés de la justice. Ursule, en apprenant que Cléophas, son sauveur, était marié, venait de tomber en syncope.
Le sergent Nelson courut vers elle. IL détacha les gorgettes de son chapeau et se mit à lui taper dans la paume des mains, tout en disant à un constable de courir chercher un verre d'eau dans le bureau du greffier.
Lorsque le désordre, causé par l'évanouissement d'Ursule, fut calmé, Son Honneur, après avoir ouï le plaidoyer de M. Piton, prit la parole :
— Prisonniers, dit-il, ce n'est pas
la première fois que vous paraissez devant la Cour*
Voue, Cléophas Plouf, vous méritez une sentence sévère. Il y & qu'un autre animal dans la ville qui se met dans le nême état cù vous avez été trouvé la nuit dernière, ça, c'est un cochon. Pendant que vous étiez ivre vous avez troublé la paix en vous battant avec votre ami. Je vous condamne à $5 ou un mois. Emmenez-les.
Les deux prisonniers furent re conduits dans la chambre d'attente.
La sentence qui venait de les frapper avait opér^ m rapproche ment entre les deux ennemis.
Ils causèrent ensemble du iéeultat de leur procès. Bénoni prit la parole le premier.
Le vieux a été dur pour noue autres. Il me semble qu'il aurait pu loub donner $1 ou huit jours.
— C'est ce maudit conetable qui a jnré trop iort. Si jamais je met?
la main sur Bellebôbine, je lui casse le troufignon.
— On descend tout de même
chez Payette. On n'a pas c'te tôle.
— Fais en pas de cas.
— C'est le tkelly que je trouve
pas ragoûtant. Casser de la pierre
il parait que ça force pas.
La conversation des deux condamnés fut interrompue par l'entrée du Sergent Dnyfus, qui appela Cléophas Plouf.
Avancez par ici, Plouf, votre femme va payer votre amende.
Cléophas suivit l'officier qui le conduisit devant le comptoir dans le greffe du Recorder. Seholaatique était là.
Elle venait de payer l'amendé de son époux perfide.
Le greffier lui avait donner un reçu qui lui permettait de faire remettre son mari en liberté.
Seholastique se tourna et en!
vcyant Cléophas :
— Tiens, c'est toi 1 Eh vie âge d'homme eans cœur ! J'ai payé ton amende.
Que vas-tu faire à présent I Je suppose que tu vas continuer à lofer.
— Seholastique, répondit Cléophas touché par la générosité de ea femme. Seholastique, je vois que je me suis mal conduit. Seholastique, je t'écouterai. Je travaillerai à n'importe quoi pour faire vivre notre famille. Je te l'assure, ma grande conscience du bon Dieu !
— Je t'ai pardonné encore une fois, Cléophas. Tu va" venir rester avec ta famille J'ai loué une maieon dans la rue Campeau et je gagne déjà assez d'argent pour faire vivre nos huit enfants. Je vas en journée et je lave pour plusieurs maison» do la rue Catherine. Hourra, viens tu ? J'ai liâte d'arriver, les entants sont à la maison.
Les deux époux réconcilliéë s* dirigeaient vert la porte du gr» île
Ion qu'ils virent sur an bano nne jeune fille voilée qui poussa an soupir et s'exclama :
— O Cléophas !
Scholastique pâlit et se mordit la lèvre.
Cléophas eut une espèce d'é blouissement et dut appuyer une main sur le comptoir pour ne pas tomber.
C'était Ursule qui disait un dernier adieu à son sauveur.
Elle releva son voile et laissa voir à Scholastique les ravages horribles de la picotte sur sa figure.
Scholastique en la voyant serra le bras de son époux et lui sou fil a à l'oreille :
— Viens, mon ami, si tu m'aimes réellement, tu ne parleras jamais à cette peau-là.
Cléophas maîtrisa son émotion du mieux qu'il put. Il tourna le dos à Ursule et sortit du soubassement del'Hôtel-de Ville au moment où les prisonniers montaient dans la voiture de la Corporation pour se rendre à l'Hôtel Payette.
Scholastique et Cléojhas se rendirent dans leur logement sur la rue Campeau.
Cléophas reprit courage et se mit en quête d'ouvrage.
Il alla trouver l'échevin Thibault qui lui fit obtenir de l'emploi temporaire dans le bureau de lanté.
PIN DU PBOLOGUE
ABRÉGÉ DU PROLOGUB
Avant de nouer l'intrigue principale de notre roman, nous donnons aujourd'hui à nos lecteurs an sommaire des principaux événements du prologue.
Bénoni, un jeune cordonnier du faubourg Québec, est amoureux de Mademoiselle Ursule Sansfaçon, fille d'un vieux charretier de la stand de la rue S t- Paul, prèi de l'Eglise Bonsecours.
Il a un rival dans la personne de Cléophas, un conducteur de petits chars.
Celui-ci voit ses hommages re»
pousa é3 par Ursule qui aime l€ cordonnier d'amour tendre.
Le démon de la jalousie s'empare du cœur de Cléophas qui fait de vains efforts pour supplanter son odieux rival.
L'amour de Bénoni Bubit un4 épreuve des plus cruelle; son amante est frappée de la petite vérole.
Malgré les coins du plus savant médecin de Montréal, la pauvre jeune fille est défigurée par les ravages de l'horrible maladie.j Un grain de picotte se développe dan s l'œil d'Ursule et elle reste borgne pour le restant de ses jours*
L'amour de Bénoni ne faiblit pas. La perte de la beauté physique de son idole ne détruit pas son idéal.
Cléophas néglige son devoir
dans le service des petite chars et perd sa place.
Un incendie éclate dans la résidence du père Sansfaçon. Cléophas, au péril de ses jours, sauve Ursule qui allait périr dans les flammes.
Celle-ci jure qu'elle n'épousera pas d'autre homme que son sauveur.
Embarras de Céophas qui est marié et père de huit enfants tous des jumeaux.
Sjholastique, la femme do Cléophas, qui vivait séparé de son mari depuis longtemps et qui s'était retirée chez son père à la campagne, revient à Montréal.
Elle retrouve Cléophas et lui fait des reproches amers paroe
qu'il passe son temps à "bommer' et qu'il prive sa famille des choseï nécessaires à la vie.
Cléophas et Bénoni se rencontrent et se battent en duel à coupa de poings. Cléophas est vaincu.
Les deux duellistes sont arrêté* par la police et condamnés par le recorder chacun à $5 ou un mois.
Bénoni va passer un mois à l'Hôtel Payette.
Pendant le procès des duellistes, Ursule qui est présente en Cour, entend la déposition de Scholastique. Eq apprenant que Cleo phas est marié elle s'évanouit en pleine cour. Le père Sansfaçon, après l'incendie, continue à rouler comme charretier et gagne sa vie le plus honnêtement qu'il peut